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Des experts africains préconisent la limitation des naissances
Publié le vendredi 3 novembre 2017  |  AIP
Célébration
© Ministères par DR
Célébration de la Journée africaine de la jeunesse en présence du Ministre Sidi
Jeudi 02 novembre 2017. Abidjan. Dans une ambiance féerique les jeunes de Côte d’Ivoire se sont donné rendez-vous dans la commune d’Abobo pour célébrer la Journée africaine de la jeunesse en présence du Ministre Sidi Touré, des représentants des institutions internationales (UA, UNFPA) et nationales, les autorités administratives et politiques.
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Abidjan - Plusieurs experts africains ont préconisé jeudi aux jeunes Ivoiriens de limiter le nombre de naissance en vue de parvenir au développement du continent, lors de la célébration de la Journée africaine de la jeunesse organisée à Abobo.

Au cours d’un panel avec les leaders d’associations issus du Conseil national des jeunes et en présence du ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service civique, Sidi Touré, Mme Argentina Matavel Picicin, représentante de Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Hinin Moustapha, directeur de l’Office national de la population (ONP) et Mme Joséphine Charlotte Mayuma Kala, représentante de la présidente de la commission de l’Union Africaine (UA) ont à tour de rôle développé des thèmes sur l’impact de la croissance démographique.

Le directeur de l’ONP qui s’est prononcé sur le thème « Initier le changement démographique », a précisé que le taux de dépendance en Côte d’Ivoire est de 117% alors que dans les pays développés, il se situe à moins de 50%. Ce qui veut dire, a-t-il développé, qu’un travailleur seul contribue à la prise en charge de nombreuses personnes.

«Il faut intensifier la communication sur la réduction des naissances. Il ya près de 300 naissances par jour en Côte d’Ivoire. En faisant les projections, ce nombre est trop. Il faut maîtriser la fécondité », a prévenu M. Hinin Moustapha qui précise que 25% de mineurs étaient déjà en union.

La représentante de la présidente de la Commission de l’UA en Côte d’Ivoire qui s’est prononcée sur « Les défis de la surnatalité » a souligné que si l’Afrique veut atteindre son développement, elle doit travailler sur sa croissance démographique.

Mme Mayuma Kala a pris l’exemple des pays européens et de la Chine qui, grâce à la politique de limitation des naissances, sont parvenus à assurer une croissance économique soutenue et stable. «Il faut des actions urgentes. Plus nous serons nombreux, il sera impossible d’investir dans la jeunesse », a-t-elle signifié.

Pour sa part, la représentante de UNFPA qui s’est exprimée sur la santé sexuelle a exhorté les jeunes à se battre pour apporter leur contribution au développement du continent africain. «Chaque jeune doit penser à son métier pour servir son pays. Vous constituez la relève. Le travail que nous faisons, c’est pour vous», a indiqué Mme Picicin aux jeunes.

Au terme du panel, plusieurs jeunes ont de leur côté souhaité que les dirigeants africains mettent l’accent sur des politiques de création de richesse.

bsp/cmas
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