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La police réclame une franche collaboration des populations de Gagnoa
Publié le jeudi 16 novembre 2017  |  AIP
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Gagnoa - Face aux braquages et assassinats répétés dans la cité du fromager, dont le dernier date de mardi, la haute hiérarchie de la police de la région, a réclamé plus de collaboration des populations, afin de débusquer les gangs et bandits qui troublent le sommeil et endeuillent les familles.

« Il faut que les bandits soient dénoncés, pour qu’ils ne soient plus protégés », a déclaré mercredi à l’AIP, une source policière, au sortir de la réunion de crise entre les différents commissaires et chefs d’unités, tenue mardi, quelques heures après la découverte de deux corps assommés, ligotés et tués dans la cours du collège Siriki Koné, au quartier Dioulabougou, suivi d’un cambriolage du cybercafé contiguë à l’établissement, dans la nuit de lundi à mardi.

Les autorités de police regrettent que le comité consultatif (population-police) mis en place pour une meilleure collaboration, ne connaisse pas de résultats probants. « Ils viennent, assistent, mais au fond, refusent de collaborer », déplore la source, qui ajoute que certaines personnes, sous couvert de l’anonymat, ne veulent pas dénoncer ceux qu’ils considèrent comme des « parents » à eux.

« Nous allons redoubler les patrouilles, entreprendre d’autres missions, mais, nous demandons à la population de s’ouvrir à leur police », a insisté l’autorité policière, déclarant que nul ne devrait commettre de forfait sans être inquiété. Il a révélé que des éponges et serviettes humides ont été abandonnées dans un sac, par les tueurs du propriétaire d’auto-école, le 04 novembre dernier, à son bureau en pleine journée à Gagnoa et sont repartis à pied.

« C’est la preuve que les agresseurs ont dormis sur place et ont eu le temps de prendre une douche le matin », s’est offusqué l’officier, qui a demandé à tout sachant, de donner à la police, toutes informations, fussent-elles, un détail.

« Cessez de protéger les malfrats, car nul n’est à l’abri de ces gens », a-t-il martelé, avant d’assurer qu’une police sans la collaboration de sa population, ne saurait être efficace, et ne pourrait porter de coup fatal aux différentes bandes qui sévissent dans sa cité.

Début octobre 2017, le gérant d’une poissonnerie du marché, avait été abattu en plein carrefour du centre-ville de Gagnoa, d’une balle de pistolet, alors qu’il venait procéder à un versement de plusieurs millions à la banque.


dd/kam
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