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Côte d’Ivoire/ La défaillance de la recherche géologique et le manque de financements, principales raisons de la rareté du diamant à Séguéla (Acheteurs)
Publié le samedi 18 novembre 2017  |  AIP
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Séguéla, 18 nov (AIP) – Rencontrés jeudi, à la préfecture par une délégation du ministère de l’Industrie et des Mines, les collecteurs et autres acheteurs opérant dans le secteur diamantifère ont justifié la baisse drastique de la production de diamant à Séguéla (Centre-ouest, région du Worodougou) par les carences de la recherche géologique et le manque de financements.

« Les coins juteux sont épuisés. La recherche géologique n’a pas suivi. On est là depuis 30 ans et c’est toujours dans les mêmes coins qu’on travaille », a déclaré le président des diamantaires de Séguéla, Ba Ali, qui pointe également du doigt l’envahissement des sites censés contenir le diamant par des champs, surtout d’anacarde.

« S’il n’y a pas de solution, au bout de cinq à 10 ans, on ne parlera plus de diamant en Côte d’Ivoire », a-t-il prévenu les envoyés du ministre Jean-Claude Brou, en l’occurrence la secrétaire permanente de la représentation du processus de Kimberley en Côte d’Ivoire, Fatimata Thes, par ailleurs directrice adjointe de cabinet et le directeur général des mines et de la géologie, Coulibaly Ibrahima, qui avaient à leurs côtés le préfet Benjamin Effoli et certains de ses plus proches collaborateurs.

« Il n’y a pas de moyens (financements, ndlr) pour travailler », a, pour sa part, affirmé Ali Diallo, l’un des acheteurs présents dans la salle du conseil des ministres de la préfecture de Séguéla.

De janvier à novembre, seulement trois reçus d’exportation ont été délivrés par les services du ministère de l’Industrie et des Mines, note-t-on.

Pour Sangaré Mory, outre le problème pécuniaire, l’agrément de cinq bureaux d’achat dont seulement deux sont actifs pourrait aussi expliquer la léthargie dans laquelle se trouve actuellement la filière diamant.

« Aujourd’hui, l’heure est grave », avait tiré la sonnette d’alarme le DG Coulibaly Ibrahima lors de cette rencontre qui a eu lieu à la suite de celle tenue dans la matinée avec les responsables des Sociétés coopératives (SCOOP) à Bobi, sous-préfecture située à une trentaine de kilomètres de Séguéla.

Selon des estimations, la production du diamant dont Séguéla détient 90% des réserves prouvées est en chute libre de plus de 60% depuis le début de l’année.

(AIP)

kkp/fmo
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