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Une manifestation de protestation des travailleurs d’Olhéol à Bouaké
Publié le vendredi 24 novembre 2017  |  AIP
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Les travailleurs d’Olhéol Industrie ont manifesté, jeudi, à Bouaké, pour protester contre une décision de leur administration suspendant ses relations avec leur syndicat et lui interdisant toutes activités syndicales au sein de l’entreprise.

Les manifestants avaient bloqué durant près de deux heures la voie menant à l’usine Olhéol en empêchant les travailleurs des entreprises riveraines d’accéder à leurs locaux, mais ils ont été dispersés par la gendarmerie qui avait interpellé quatre d’entre eux, avant de les relâcher quelques heures plus tard.

«Nous n’avons plus de voix pour nous exprimer. Nous n’avons plus de voix pour revendiquer. Nous avons besoins de nos salaires mais, si nous ne pouvons plus parler à notre employeur, nous ne savons pas où nous allons aller chercher ce qu’ils nous doivent», a déclaré la secrétaire générale adjointe du Syndicat des travailleurs d’Olheol Industrie Côte d’Ivoire (SYNTRAOICI), Mme Oussou, rencontrée par l’AIP sur les lieux de la manifestation.

Dans un courrier en date du 17 octobre, le directeur projet de restructuration, Zanga Koné, reproche au Syndicat des travailleurs d’Olheol Industrie Côte d’Ivoire (SYNTRAOICI) d’anéantir tous ses efforts visant à sortir la société des difficultés et à soulager les travailleurs.

«On a suspendu notre relation avec le syndicat parce qu’on estime que c’est un syndicat qui ne travaille pas dans le sens de l’intérêt général, mais on reste toujours disponible à discuter avec les délégués de personnel», a déclaré M. Koné, joint par téléphone.

Par ailleurs, il qualifie ce syndicat d’illégitime parce qu’il est dirigé par un secrétaire général admis à faire valoir ses droits à la retraite. «Tant qu’il est la tête, nous ne discuterons pas avec ce syndicat parce qu’il n’est pas légitime», a signifié Zanga Koné, disant appliquer la loi.

Le secrétaire général du syndicat, Bamba Dramane, qui est frappé par une mesure d’interdiction d’accès à l’usine, dit avoir toujours le droit de diriger le syndicat conformément aux textes en vigueur jusqu’à ce que les syndiqués le démettent de ses fonctions. Il le démontre par des courriers adressés à l’administration et attestant que les délégués du personnel lui donnent mandat de continuer d’assumer cette fonction et d’engager toutes discussions avec l’employeur.

M. Bamba et six délégués du personnel ont déposé, le 17 novembre, un préavis de grève portant notamment sur le non-paiement des arriérées de salaires estimées à une dizaine de mois, la remise en cause des salaires de certains travailleurs jugés anormaux par l’administration actuelle, le prolongement du chômage technique, le non-paiement des indemnités de départ à la retraite et le refus de l’employeur de discuter avec les dirigeants syndicaux. Ce courrier reste encore sans suite, a-t-on appris.

Depuis quelques années, l’entreprise Olhéol est confrontée à des difficultés économiques occasionnant un fonctionnement irrégulier. De mai 2016, l’usine a arrêté ses activités par manque de graines de coton qu’elle transforme. Le directeur projet de restructuration, Zanga Koné, impute également les difficultés à la mauvaise gestion de l’entreprise.

(AIP)

nbf/cmas
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