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L’immigration est bénéfique pour l’économie ivoirienne, selon l’OCDE et l’OIT
Publié le lundi 5 fevrier 2018  |  Jeune Afrique
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© Autre presse par DR
Le cacao de Côte d’Ivoire
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Selon un rapport publié par l’OCDE et l’OIT, l’immigration a un impact positif sur l’économie ivoirienne, les immigrés contribuant à 18,7 % du PIB ivoirien alors qu’ils ne comptent que pour 16,1 % des actifs occupés.

L’idée que l’immigration représente un coût pour les pays d’accueil est très répandue, mais elle s’appuie rarement sur des preuves empiriques.

L’Organisation de coopération et de développements économiques (OCDE) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) montrent dans le rapport « La contribution des immigrants aux économies des pays en développement » publié le 24 janvier que cette perception négative n’est pas justifiée.

2,2 millions d’immigrés en Côte d’Ivoire
Parmi les 10 pays sur lesquels se concentre cette analyse figure la Côte d’Ivoire. L’occasion de revenir sur l’importance de l’immigration pour l’économie ivoirienne, à travers son impact sur trois de ses composantes essentielles : le marché du travail, la croissance économique et les finances publiques.

En 2015, le nombre d’immigrés a atteint 2,2 millions en 2015, soit 9,6 % de la population totale, dont 45 % de femmes. C’est principalement une immigration de travail, avec 89,5 % des immigrés âgés de 15 à 64 ans.

Ces immigrés sont originaires du Burkina Faso (59 %) et du Mali (16 %). Si l’on compare avec la situation de 2005, l’immigration a chuté de 4,8 points de pourcentage.

Le taux de chômage des immigrés est inférieur à celui des natifs

En Côte d’Ivoire, les travailleurs étrangers – au nombre de 1 million – sont bien intégrés au marché du travail. En effet, leur taux de participation à la population active atteint 85,5 %, soit un niveau supérieur à celui des natifs. De même, le taux de chômage des travailleurs nés dans le pays atteint 13,5 % contre 5,9 % pour les travailleurs nés à l’étranger, soit une différence de 7,6 points.

Ces travailleurs étrangers sont majoritairement employés dans l’agriculture (48 %), le commerce (24,4 %) et l’industrie (7,8). Il n’y a en revanche pas de différence significative en termes de salaire entre les travailleurs nés dans le pays et ceux nés à l’étranger. Enfin, l’immigration n’a pas d’impact négatif sur l’emploi des Ivoiriens, selon l’OCDE et l’OIT.
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