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Côte d’Ivoire/ Adesina dévoile les perspectives de la BAD à court et moyens termes
Publié le mercredi 7 fevrier 2018  |  AIP
BAD:
© APA par DR
BAD: cérémonie du déjeuner des ambassadeurs
mardi 6 février 2018. Abidjan, Cocody. Lors du traditionnel déjeuner annuel du Nouvel an qu’il offrait aux Ambassadeurs et représentants des institutions internationales accrédités en Côte d’Ivoire, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina (Photo), a donné la primeur des chiffres pour l’année écoulée.
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Abidjan – Les projections de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’année 2018 et au-delà ont été dévoilées mardi par Akinwumi Adesina qui est à la tête de l’institution panafricaine depuis deux ans.

Face aux Ambassadeurs et représentants des institutions internationales accrédités en Côte d’Ivoire, à l’occasion du déjeuner annuel du Nouvel an qu’il leur a offert au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, M. Adesina a fait savoir qu’après une croissance du PIB réel estimée à 3,6 % en 2017 en Afrique, les projections sont beaucoup plus prometteuses pour les années à venir.

« Notre récente publication, Perspectives économiques en Afrique, prévoit une accélération de la croissance du PIB de l’Afrique à 4,1 % en 2018 et 2019 », a révélé le président de la première institution de financement en Afrique.

Selon ce rapport qui présente une analyse et des données détaillées sur la performance des économies africaines, en Côte d’Ivoire, la croissance du PIB est estimée à 8 % en 2018.

« Nous sommes déterminés à marquer beaucoup plus de buts dans le domaine du développement pour l’Afrique. Or, pour ce faire, nous devons renforcer l’alignement, la performance et la responsabilité axés sur les résultats », professe Adesina. Pour lui, grâce aux réformes demandées par les actionnaires, la BAD sera mieux outillée pour remplir sa mission et accélérer l’obtention de résultats.

Par exemple, dans le domaine des énergies renouvelables, la BAD espère fournir l’électricité à un nombre sans précédent de 29,3 millions d’Africains, entre 2018 et 2020, en accédant à davantage de financement.

« Et maintenant, la Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative Du désert à l’électricité, qui vise à exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. Notre objectif est de fournir l’appui nécessaire pour permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau », souligne M. Adesina.

Estimant que l’Afrique doit promouvoir la croissance verte, il a annoncé que la BAD va tripler son financement climatique pour le porter à 40 % de son portefeuille d’ici à 2020.

Concernant l’initiative Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT), lancée en 2017 et dotée d’un milliard de dollars, l’ancien ministre nigérian de l’Agriculture ambitionne d’introduire et de mettre en œuvre à grande échelle dans les zones agroécologiques, des technologies performantes, contrairement à l’ancienne approche axée sur les pays.

"Ainsi, en tant que Banque, nous réformons, nous changeons, nous produisons des résultats et nous sommes chef de file. (…) Et c’est encore avec un plus grand enthousiasme que j’envisage les années à venir, au cours desquelles la Banque fournira tout l’appui voulu à l’Afrique pour qu’elle réalise les High 5, et atteigne ainsi près de 90 % de ses Objectifs de développement durable (ODD) et de l’Agenda 2063, selon les analyses des Nations Unies", annonce Adesina.

Concernant les cinq priorités de l’Afrique (High 5) déclinées par la BAD, avec des ressources suffisantes entre 2018-2020, la Banque prévoit de fournir à 29,2 millions d’Africains l’accès à l’électricité. Les activités relatives à la priorité Nourrir l’Afrique permettront à 45,8 millions de personnes de bénéficier d’un meilleur accès aux technologies agricoles. Au titre de la priorité Intégrer l’Afrique, 50 millions d’Africains auront un meilleur accès aux transports.

Dans le cadre de la priorité stratégique Industrialiser l’Afrique, sept millions de personnes bénéficieront de projets d’investissement, et pour l’amélioration de la qualité de la vie, 36,8 millions de personnes auront un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.

(AIP)

cmas
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