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Les axes de la politique de lutte contre la désertification présentés aux acteurs

Publié le jeudi 1 mars 2018  |  AIP
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Abidjan - Le directeur de cabinet du ministre des Eaux et Forêts, Gbogou Didier Lohoury, a présenté jeudi, à Abidjan, aux acteurs de la foresterie, les axes de la nouvelle politique de lutte contre la désertification, mise en place par le gouvernement.

Le représentant du ministre Alain Richard Donwahi a évoqué la détermination de son département de compléter à très court terme le dispositif législatif et réglementaire de protection des arbres et massifs forestiers en introduisant dans le Code Forestier le nouveau statut de l’Agro-Forêt Classée, de protéger de façon stricte les forêts classées conservées à plus de 75% et surclasser en aires protégées celles qui s’y prêteraient.

Gbogou a émis le vœu de faire respecter strictement la logique des forêts classées et les textes applicables dans les forêts classées peu dégradées (moins de 25% ; entre 25 et 75%), de reclasser les forêts classées dégradées à plus de 75%, en totalité ou en partie, en Agro-Forêts Classées, d’appliquer le régime d’agro forêt-classée à tous les massifs forestiers résiduels du domaine rural qui s’y prêtent, et d’identifier et mettre à disposition par contrats, notamment à proximité des agglomérations consommatrices de bois énergie, des espaces propices à la plantation de « forêts utiles » sur le plan économique (bois d’œuvre, bois énergie)

« Les défis, à voir de près, sont immenses. Les perspectives de lutte avec les six grands axes de la déclaration de nouvelle politique forestière tracent une voie crédible et concrète contre l’avancée du désert en Côte d’Ivoire. Les initiatives comme celles d’aujourd’hui sont à saluer et à multiplier afin de conjuguer ensemble nos efforts », s’est réjoui le directeur de cabinet.

De 16 millions d’hectares aux premières heures de l’indépendance, la Côte d’Ivoire ne regorge en ce moment que d’environ trois millions d’hectares. Cette disparition rapide du couvert forestier est à mettre à l’actif des facteurs socio-économiques et politiques, la pression démographique et le commerce international, comme les pratiques d’utilisation des sols ou encore certains processus liés au climat.

Ce qui a eu pour conséquences l’abandon et surexploitation des terres, la diminution du couvert végétal, l’exposition accrue à l'érosion, la libération du carbone, la diminution de la disponibilité en eau, la perte de biodiversité, la dégradation de la sécurité alimentaire Comme méthodes de prévention, M. Gbogou a préconisé la prévention, la restauration du sol, la reforestation et le brise vent.

Cette intervention de Didier Gbogou se situait dans le cadre de la tribune d’informations et d’échanges, « Abidjan Green Conferences » de l’Ong « My dream for Africa » présidée par Andy Costa.

Cette 2è édition qui avait pour thème : « Désertification en Afrique, défis et perspectives pour les forêts ivoiriennes » avait pour objectif principal de faire prendre conscience aux parties prenantes, les enjeux sociaux, économiques et environnementaux de la forêt ivoirienne et les impacts que pourrait engendrer la désertification.

fmo
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