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Bangolo : 2 semaines après le meurtre de Yoro Taha, retour au calme, le message d’Amos Benaho au gouvernement

Publié le jeudi 12 juillet 2018  |  Pôle Afrique


La jeune Yoro Taha Melaine peut aller tranquillement dans sa dernière demeure. Après son meurtre lâchement perpétré par un allogène Burkinabé à l’aide d’une machette, ses parents ont décidé d’enterrer la hache de guerre. C’était le mercredi 11 juillet dans la salle de réunion d’une radio de proximité de Bangolo.

La tension était vive ce mercredi dans la salle de réunion de la radio Boya où se tenait la rencontre (burkinabé, guéré et autorités préfectorales) présidée par le préfet du département de Bangolo, Chérif Brahima. En ville, par peur de représailles, tous les commerces avaient fermé et les rues désertes.

« Nous avons été tous choqués de la mort atroce de notre fille et sœur Yoro Taha tuée par un jeune Burkinabé du nom de Guira Daouda. Cette mort a provoqué une grande colère chez la population. Pour cela, les femmes avaient organisé une marche pour exprimer leur mécontentement, leur indignation et désapprobation. Aujourd’hui nous avons décidé de nous parler franchement en mettant les balises pour ne plus que ce genre d’actes ne se reproduisent plus. Il faut que chacun de nous comprenne que la quiétude et la paix sont le socle d’un développement durable. Sans paix rien de possible », a déclaré le préfet de Bangolo dès l’entame de la rencontre. Poursuivant, le représentant de l’exécutif a invité les jeunes à mettre balle à terre, car tout ce qui est entrepris est fait dans leur plus grand intérêt.

Au nom de la communauté burkinabé, dont est issu le mis en cause, Soura Drissa, porte-parole, a exprimé sa compassion à la famille de Taha Mélaine avant de leur demander pardon. « Nous sommes pères de famille, nous avons aussi des filles, nous ne saurions tolérer ce genre de barbarie. L’un de nos frères a commis cet acte ignoble et inqualifiable. Nous en sommes tous meurtris. Nous n’avons pas les mots pour justifier un tel acte. Nous vivons pour la plupart ici depuis plus de 30 ans en paix avec nos frères guéré. Cette situation est venue créer des foyers de tension entre nous. C’est pourquoi au nom de la communauté et au nom du consul burkinabé, je demande pardon à la famille de notre défunte fille », a-t-il supplié.
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