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Je reviens de San Pedro: Impressions ressenties sur une route dégradée

Publié le jeudi 13 decembre 2018  |  L’intelligent d’Abidjan
Infrastructures
© Transport Hebdo par DR
Infrastructures : la Côte D’Ivoire malade de ses routes


Se rendre à San-Pedro par voie terrestre, via Gagnoa, Yabayo, Soubré et Méagui est un parcours du combattant. Les 566 km à parcourir s’apparentent à un voyage éternel parce que la route est devenue impraticable à plusieurs endroits.
Avec la côtière qui est hors d’usage (à partir de Sassandra), le seul moyen de se rendre dans la cité portuaire par voie terrestre, à partir d’Abidjan, reste le détour par Divo, Gagnoa, Yabayo, Soubré et Méagui. Une route qui devient progressivement impraticable. Sur ce tronçon, il faut entre 9h et 10h de route pour rallier la deuxième ville portuaire du pays. Partant d’Abidjan, le calvaire des usagers commence après Tiassalé. Précisément, au niveau de la localité de Hermankono. C’est à quelques kilomètres de cette localité (en provenance de Tiassalé) que s’arrête le nouveau bitume posé dans le cadre des travaux de reprofilage de la A 2 (la voie partant de l’Autoroute du Nord – à Gagnoa. Ndlr). De cette localité jusqu’à Divo (trajet long de 38 km), le bitume laisse place à une voie à l’allure de piste villageoise mal bitumée et en dégradation. Terre rouge, graviers, voies de déviations, de nids de poules, voici le décor que présente la voie jusque dans la ville de Divo. À cause de l’état de la route sur ce tronçon, les usagers sont contraints de passer 1h à 1h30 pour parcourir les quelques 65 km qui relient Tiassalé et Divo. Après la ville de Divo (entre Divo et Gagnoa), la route redevient bonne.

Le tronçon Gagnoa - Yabayo
Une fois à Gagnoa, la voie la plus courte pour se rendre à San-Pedro, ce sont les 76 km qui donnent sur la ville Yabayo, en passant par les localité de Ahizabré, Galébré, Moussouyaokro et , Yakolidabouo. Le problème est que, c’est le tronçon le plus dégradé de tout l’axe. Le malheur des usagers, sur ce tronçon, commence véritablement à Galébré (39 km après Gagnoa) pour s’amoindrir dans le village de Yakolidabouo (65 km après Gagnoa). Entre ces deux localités, le chemin de croix qui commence devient total aussi-bien pour les véhicules que pour leurs occupants. C’est sur cet axe que les nids de poules rivalisent de largeur et de profondeur. Ici et là, des camions échoués à la suite de grosses pannes occasionnées par les crevasses. Pour s’en sortir, les automobilistes doivent être, à la fois, experts dans la conduite serpentée et dotés d’une grande patience. Des travaux ont été entamés pour le reprofilage du tronçon (Gagnoa – Yabayo). Mais, les travaux qui sont perceptibles au sortir de Gagnoa, n’atteignent pas 10 km.
Après Yabayo, la voie est plus ou moins praticable, malgré quelques nids de poule. Mais, la situation redevient chaotique après Méagui. À plusieurs endroits des 129 km qui séparent cette ville de San-Pedro, la voie menace d’être coupée par des ravins. Pourtant, ce tronçon est vital pour l’économie du pays. C’est par lui que transitent les marchandises et autres produits d’exportation en provenance du grand Ouest, en direction du port de San-Pedro. À plusieurs endroits, la route est menacée d’être coupée par des ravins qui rongent sur le côté. C’est le cas au niveau des villages de Krohon (7 km) et de Touih (14 km après Méagui, en allant à San-Pedro) où le bitume laisse place à des grands creux boueux, longs sur des centaines de mètres. En plus d’être des terrains de chasse pour les coupeurs de routes et autres bandits de grands chemins (à cause du ralentissement), ces étendues de boues sur la route sont surtout des pièges à camions. Ce, en raison des nombreux accidents qui s’y produisent. À cause de la boue épaisse et glissante, bon nombres de camions chargés de marchandises ou de produits agricoles, se retrouvent le plus souvent dans les ravins. Jusqu’à San-Pedro, pas moins de 5 camions bourrés de cacao et en provenance du grand Ouest, ont été aperçus “suffocant“ le long de la route.



J-H Koffo, de retour de San-Pedro
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