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Économie Publié le lundi 27 mai 2019 | APA

La start-up française Heetch lance «les moto-taxis à la demande» à Abidjan

© APA Par Saliou AMAH
Patrick Pedersen, le directeur général Afrique de la start-up française Heetch
La start-up française, Heetch, a développé depuis le début de l’année une application de moto-taxis à la demande pour les usagers de la capitale économique ivoirienne pour «désenclaver », selon Patrick Pedersen, le directeur général Afrique, certaines communes du District d’Abidjan.

Opérant à Paris depuis plus de six ans dans le transport entre particuliers, l’application Heetch permet à un passager de « commander un taxi-moto qui va le chercher pour l’amener là où il veut », a confié dans un entretien avec APA, Patrick Pederson, présent à Abidjan pour « finaliser avec les autorités ivoiriennes la faisabilité » de l’opération.

Présente au Maroc où Heetch s’est développé avec les taxis au point d’être le « No1 aujourd’hui dans ce pays où nous avons plus de 5000 taxis qui travaillent pour nous », explique-t-il, la start-up française s’est déployée aux bords de la lagune Ebrié « avec des taxi-motos ».

« C’est une application de mise en relation qui d’un côté, dépose le concept de la sécurité et de l’autre, fait la communication pour amener les passagers », poursuit M. Pedersen selon qui « les chauffeurs sont sélectionnés à partir de critères bien définis » dont « la possession d’un permis de conduire, d’une carte ».

Car avant d’engager un chauffeur, « nos équipes vérifient l’état de la moto (amortisseurs, freins, lumière, pneus. Et nous refusons systématiquement les motos cercueils », assure-t-il, soulignant que le chauffeur n’est opérationnel qu’à l’issue « d’une formation à l’issue de laquelle un diplôme lui est décerné ».

« Heetch ne fournit pas de moto aux individus. Chaque postulant vient avec son engin pour se soumettre aux conditions définis avant que nous ne l’engagions. En ce moment, nous travaillons avec 25 chauffeurs sur près de 500 qui ont postulé et qui ont été recalés par les critères », fait remarquer Patrick Pedersen soulignant que « nous équipons le chauffeur et le passager d’un casque de sécurité ».

Heetch fait son apparition dans le paysage du transport urbain au moment où l’Etat ivoirien « va en guerre » contre les moto-taxis dans le transport en commun.

Sur la question, Patrick Pedersen tout en marquant son accord avec les autorités ivoiriennes pour « réglementer le secteur » a, cependant, fait observer que « la législation ivoirienne selon nos avocats, n’interdit pas les moto-taxis. Ce n’est pas illégal, ce n’est pas légal ».

« Nous sommes d’accord avec le ministre qui parle de désordre dans ce secteur. Ce n’est pas ce que nous voulons. Nous souhaitons plutôt une profession organisée à travers une ou plusieurs applications de sorte qu’il ait une traçabilité. En ce moment, on sait qui est le chauffeur, qui est le passager. Je veux bien qu’il ait plusieurs applications mais à condition qu’elles remplissent les mêmes conditions de sécurité : permis, assurance, motos en bon état…. », insiste-t-il.

En attendant l’avis du ministère des transports, les responsables de la start-up se disent optimistes surtout que « les autorités du District d’Abidjan et des communes ont apprécié le projet », se convainc M. Pedersen indiquant que « Heetch a généré plusieurs milliers d’emplois en France et au Maroc. Ici à Abidjan, selon nos estimations, dans deux ans, on devrait générer 4000 emplois. Ce sont des gens qui seront déclarés, qui vont conduire des motos et sortir de l’informel ». Le coût du trajet, selon lui, est à 100 FCFA pour la prise en charge et 40 FCFA le kilomètre.

HS/ls/APA
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