|
|
Abidjan.net
> Actualités
> Reportages > Simone Gbagbo
|
Reportages Vidéo et Audio sur la
visite de Madame Simone Gbagbo en Martinique |
Vous devez télécharger
Windows
Media ou
Real Player pour pouvoir voir et écouter le reportage
|
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 3'25"
|
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 3'13"
|
|
Reportage sur
l'arrivée de Mme Simone Gbagbo en Martinique (11/05/2002) |
|
Reportage sur les
journées du 13/05/2002 et 14/05/2002 (Conseil Régional, préfet de Région et
séance plénière du Conseil Général) |
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 5'53"
|
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 3'33"
|
|
Interview de M.
Claude Lise, président du conseil Général de la Martinique (11/05/2002) |
|
Interview croisée
de M. Serge Larcher, maire du Diamant, et de Mme Simone |
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 4' 27"
|
|
vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 1'53"
|
|
Interview de Mme
Simone Gbagbo dans le journal télévisé de RFO Martinique, par Serge Bilé
(12/05/2002) |
|
Reportage sur la
cérémonie en souvenir des esclaves du dernier bateau négrier qui a fait
naufrage en 1830 sur les côtes du Diamant (16/05/2002) |
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 4'34"
|
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 2'53"
|
|
Reportage sur la
participation de Mme Simone Gbagbo au culte méthodiste (12/05/2002) |
|
Reportage sur la
visite de la ville de Saint-Pierre et la fin du séjour de Mme Simone Gbagbo
(17/05/2002) |
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 3'25"
|
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 6'36"
|
|
Reportage sur la
visite de Mme Simone Gbagbo dans la commune du Lamentin (13/05/2002) |
|
Interview de M.
Michel Cadot, préfet de la Région Martinique, par Toussaint Alain
(17/05/2002) |
|

vidéo
haut débit |
bas débit
audio
real |
windows
Durée : 4'2"
|
|
Reporters
Toussaint ALAIN,
Patrice CHATEAU-DEGAT,
Laurent DONAT,
Gilles BUVAL,
avec les moyens techniques (régie et satellite) de RFO. |
|
Interview de M.
Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil Régional de la Martinique
(13/05/2002) |
|
| |
|
|
Les Martiniquais jugent « très positive » la visite
de Simone Gbagbo
Mme Gbagbo
de retour des Usa et de la Martinique: les Martiniquais offrent 2 tonnes de
médicaments
Mme Gbagbo annonce 2,5 tonnes de médicaments pour
les malades du sida
Simone Gbagbo scelle le rapprochement avec ses « cousins » à la fin de sa visite
en Martinique
Simone Gbagbo achève son séjour en Martinique sur fond de célébration de la
mémoire des esclaves
Simone Gbagbo vante le « Nouveau visage de la Côte
d’Ivoire » aux décideurs martiniquais
La CI honore le poète-écrivain Aimé Césaire à
l’occasion de la visite de Simone Gbagbo en Martinique
La lutte contre le sida et la promotion du
tourisme, thèmes de la rencontre entre Simone Gbagbo et le préfet de la région
Martinique
Simone Gbagbo à l’école martiniquaise de la
décentralisation
Simone Gbagbo reçue dans la commune martiniquaise du Lamentin
Simone Gbagbo rend visite à la Communauté évangélique
de Martinique
Simone Gbagbo préside un concert au profit de la lutte
contre le SIDA
Arrivée de la Première Dame en Martinique
La
Martinique en bref
Simone Gbagbo en Martinique du 11 au
17 mai prochain
| |
|
|
Cliquez sur la photo pour l'agrandir
|
Photos réalisées par Toussaint Alain |
|
[../../../photogallery/photo17620/real.htm] |
|
|
|
|
|
Le parcours d'une femme en politique |
|
 |
Une bio-express de la
Première Dame de Côte d’Ivoire publiée par le journal indépendant
Afrique-Matin, largement diffusée à l’occasion de sa visite, suscite
l’intérêt des habitants et des responsables politiques de ce département
français d’Amérique. Et pour cause…
L’année 1990. La Côte d’Ivoire, pays d’une quinzaine de millions
d’habitants, s’ouvre au multipartisme. Le Front populaire ivoirien (FPI), né
dans la clandestinité en 1982 et dirigé pendant l’exil français de son
leader Laurent Gbagbo par Simone Ehivet jusqu’en 1987, établit sa base à
Yopougon – faubourg d'Abidjan devenu très vite le symbole de la
revendication sociale et politique.
L’ouverture démocratique, qui autorise enfin la « liberté de parole »,
permet ainsi aux ivoiriens de découvrir une femme nommée Simone Ehivet
Gbagbo, chercheur en linguistique, dont le destin croisa celui de Laurent
Gbagbo, un soir de 1969, à la faveur de l’une de ces nombreuses réunions
clandestines, qui jetèrent les bases de ce qui deviendra plus tard le FPI.
Ces opposants n’étaient alors qu’une petite poignée de personnes à se
réunir. Laurent Gbagbo confiera plus tard avoir été subjugué par
l’intelligence et la force de caractère de Simone, en qui il trouvera
l’alliée et la confidente qu’il ne quittera plus jamais.
Fille de gendarme, ancienne championne scolaire de saut en hauteur, Simone
Ehivet a su préparer son corps à toutes les pressions, toutes les épreuves.
Et ce ne sont pas les exactions subies pendant les années d’exil de Laurent
Gbagbo - période durant laquelle elle sera emmenée à s’occuper de la famille
et du parti - encore moins les bastonnades, les intimidations et la prison
qui la feront reculer.
En dépit de la police et des services de renseignements qui veillaient sur
ses faits et gestes, Simone Gbagbo réussit à préparer le terrain à un parti
dont le discours allait rapidement séduire de nombreux laissés pour compte
de la société ivoirienne, faisant du FPI la seule formation capable de
constituer un contrepoids de taille au tout puissant Parti démocratique de
Côte d'Ivoire (PDCI), alors présidé par feu Félix Houphouët-Boigny.
Mais survint le 18 février 1992. Un jour qui reste de triste mémoire pour
l’opposition : nombre de ses dirigeants, dont des militants des droits
humains, sont matés, humiliés et emprisonnés à la suite d’une marche qui se
voulait pacifique pour réclamer la libération des étudiants incarcérés. Le
bilan est accablant : plusieurs manifestants battus à sang par des forces de
l’ordre, des édifices publics saccagés, des opposants embastillés… La Côte
d’Ivoire retient son souffle.
Simone Gbagbo est maltraitée. Elle perdra même connaissance avant d’être
déférée, avec ses camarades de lutte, à la tristement célèbre Maison d’arrêt
et de correction d'Abidjan. Le FPI est décapité. Ses cadres, son chef
historique Laurent GBAGBO en tête, incarcérés six mois durant. Ce séjour en
prison fut mis à profit par le parti pour peaufiner sa stratégie de conquête
du pouvoir.
En effet, Sur le terrain, le FPI organise avec minutie sa base. En 1995,
face au parti au pouvoir PDCI, Simone Gbagbo, chargée de la formation
politique, est élue députée d’Abobo, une banlieue populaire d’Abidjan, sous
la bannière du Front Républicain – en réalité, une coalition FPI-RDR
(Rassemblement des républicains). Elle sera la seule représentante du FPI,
dans l’agglomération d’Abidjan, à entrer dans le très convoité hémicycle
dominé par le PDCI. Le contexte politique est agité en raison d'une élection
présidentielle boudée par l’opposition. Ses électeurs, des « oubliés » du
système pour la plupart, espèrent par son combat un mieux-vivre.
Car Simone sait ce qu'est la souffrance. Orpheline de mère dès sa naissance,
et de père quelques années plus tard, elle a dû batailler pour atteindre le
niveau qui est le sien aujourd’hui. Simone Gbagbo n’est pas la femme des
paillettes. Cette belle africaine au cou strié, grande de taille, à la forme
généreuse et au sourire franc, sait être sensible à la souffrance de son
peuple. Elle a fait de la lutte contre l’injustice son cheval de bataille,
pour l’avènement d’une société plus juste en Côte d'Ivoire.
Ce double engagement politique et humain sera récompensé par l’accession du
FPI au pouvoir en octobre 2000, après un scrutin très controversé. Dans son
pays, la Première Dame est comparée à Hillary Clinton, Sénateur de New York
et ex-Première Dame des Etats-Unis. Elles ont en commun d’avoir suivi de
hautes études et d’être passionnées de politique. Elles jouent un très grand
rôle auprès de leurs époux respectifs et ne lésinent sur aucun moyen pour
faire triompher leurs idées.
Député d’Abobo pour un deuxième mandat consécutif, Simone GBAGBO est une «
professionnelle » de la politique qui sait souffler le chaud et le froid,
une habituée des pugilats politiques.
La tradition veut que, sous les tropiques, les épouses de chefs d'Etat
africains créent des associations caritatives. Simone Gbagbo n’y sacrifiera
pas. Présidente du groupe parlementaire FPI à l'Assemblée nationale, la
Première Dame de Côte d’Ivoire est une militante active de le combat contre
le Sida, action qu’elle mène en bonne intelligence avec le Ministère délégué
chargé de la lutte contre le fléau.
Une telle philosophie ne peut que défier la misogynie qui n’accepte pas
qu’une femme soit brillante, capable d’entreprendre, d’élever le débat et de
défendre ses opinions. Simone n’entend laisser personne lui ravir le fruit
de son engagement. |
|
|
|
|