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 R E P O R T A G E S

Abidjan.net > Actualités > Reportages > Table ronde ivoirienne  > Chronologie

--JANVIER 2003--

- 24: Les principaux partis ivoiriens et les mouvements rebelles signent, à l'issue d'une table ronde à Marcoussis, un accord prévoyant le maintien au pouvoir du président Laurent Gbagbo et un gouvernement ouvert à toutes les parties, y compris les rebelles.

Le responsable d'une des principales organisations de jeunesse soutenant le régime, Charles Blé Goudé, qualifie les accords de "honte pour les rebelles et la France".

 


- 25: Le président français Jacques Chirac ouvre à Paris un sommet de chefs d'Etat africains.

Le président Gbagbo accepte l'accord et annonce la nomination d'un nouveau Premier ministre de consensus, Seydou Diarra. Le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principal mouvement de la rébellion), Guillaume Soro, annonce que son mouvement a obtenu les portefeuilles de la Défense et de l'Intérieur.

Manifestations à Abidjan des "jeunes patriotes", partisans du chef de l'Etat, pour protester contre la France.

 


- 26: Des dizaines de milliers de partisans du président Gbagbo attaquent violemment à Abidjan des symboles de la France. Le président Gbagbo appelle depuis Paris "tous les Ivoiriens à rester calmes".

Le sommet des chefs d'Etat africains approuve à Paris l'accord de paix.

Le président Gbagbo se déclare "heureux qu'on ait abouti à l'accord" en admettant qu'il "n'a pas gagné la guerre".

 


- 27: Plusieurs milliers de jeunes Ivoiriens réinvestissent les rues.

M. Gbagbo, qui a regagné Abidjan la veille, appelle les manifestants à retourner chez eux.

Il estime que l'accord contient "des propositions".

Les forces armées refusent l'attribution de la Défense et de l'Intérieur aux rebelles.

 


- 28: Second jour de violences interethniques à Agboville, située à 80 km au nord d'Abidjan.

Manifestation anti-française et pro-américaine à Abidjan. Des milliers de jeunes demandent le soutien des Etats-Unis après la "trahison de la France".

Paris fait pression sur le pouvoir pour qu'il engage le processus de réconciliation.

Guillaume Soro accuse le président Gbagbo de pratiquer "un double jeu". Il refuse d'envisager une renégociation de la composition du gouvernement d'union.

Le ministre ivoirien de l'Intérieur estime que l'accord de Paris est "nul et non avenu".

Laurent Gbagbo réaffirme qu'il ne démissionnera pas.

 


- 29: Retour au calme à Abidjan.

La France se déclare prête à évacuer "à tout moment" ses ressortissants mais précise que leur rapatriement n'est pas "d'actualité".

Paris annonce avoir envoyé "des renforts de gendarmerie".

Les partis majoritaires au Parlement rejettent l'attribution aux rebelles des ministères de la Défense et de l'Intérieur.

Guillaume Soro assure que c'est le président Gbagbo qui a attribué les ministères de la Défense et de l'Intérieur à son mouvement. Un conseiller de Laurent Gbagbo dément.

 


- 30: La vie reprend son cours normal à Abidjan.

Les sociétés françaises poursuivent l'évacuation de certains de leurs cadres et de leurs familles vers des pays limitrophes. 264 Français, évacués par des entreprises françaises, étaient arrivés dans la nuit à Paris.

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, réaffirme que l'évacuation de tous les Français n'est pas à l'ordre du jour.

Le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin affirme que la répartition des portefeuilles du gouvernement d'union nationale a été "effectuée avec l'accord" du président Gbagbo.

Le Premier ministre désigné, Seydou Diarra, arrivera à Abidjan vendredi pour former un gouvernement d'union nationale, annonce Paris

 

--JANVIER--

- 24: Signature dans la nuit d'un accord par les protagonistes de la crise, à l'issue d'une table ronde de neuf jours tenue à huis clos à Marcoussis. L'accord prévoit le maintien au pouvoir du président Laurent Gbagbo et un gouvernement ouvert à toutes les parties, y compris les rebelles.

Dans l'après-midi, le président français Jacques Chirac reçoit son homologue ivoirien Laurent Gbagbo.

Le responsable d'une des principales organisations de jeunesse soutenant le régime, Charles Blé Goudé, qualifie les accords de "honte pour les rebelles et la France".

 


- 25: Le président Chirac ouvre à Paris un sommet de chefs d'Etat africains, en présence du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. Il appelle les responsables ivoiriens à "traduire dans les faits" l'accord de sortie de guerre.

Le principal opposant Alassane Ouattara salue l'accord comme marquant la fin de l'"ivoirité".

Le président Gbagbo accepte l'accord de réconciliation et annonce la nomination d'un nouveau Premier ministre de consensus, Seydou Diarra. Le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principal rébellion), Guillaume Soro annonce que son mouvement a obtenu les portefeuilles de la Défense et de l'Intérieur.

Dans la soirée, des manifestations anti-françaises éclatent dans plusieurs quartiers d'Abidjan.

Manifestations de joie à Bouaké, bastion rebelle du centre du pays.

 


- 26: Des dizaines de milliers de partisans du président Gbagbo attaquent violemment à Abidjan des symboles de la France. Les manifestants, souvent très jeunes et armés de gourdins et de machettes, paralysent la capitale économique.

Les principaux symboles de la France sont pris d'assaut: l'ambassade, des écoles françaises, les bureaux d'Air France, le camp français du 43ème Bataillon d'Infanterie de Marine (BIMa), le Centre culturel français, des domiciles de Français. Le consulat du Burkina Faso, pays accusé par le régime Gbagbo de soutenir les rebelles, est incendié.

Le président Gbagbo appelle depuis Paris "tous les Ivoiriens à rester calmes". Le ministre de la Défense appelle "au calme et à la sérénité".

Le sommet des chefs d'Etat africains approuve à Paris l'accord de paix, conclu le 24 janvier.

Des sources concordantes à Paris indiquent que les rebelles doivent obtenir les ministères-clés de la Défense et de l'Intérieur.

L'Union européenne s'engage à accorder une aide de 400 millions d'euros sur cinq ans.

Des militaires français arrivent à Abidjan en renfort des éléments du 43ème BIMa, en provenance de la ligne de front qu'ils étaient chargés de sécuriser.

Le président Chirac appelle toutes les parties à "respecter au pied de la lettre" l'accord.

Le président Gbagbo se déclare "heureux qu'on ait abouti à l'accord" en admettant qu'il "n'a pas gagné la guerre".

L'état-major des forces loyalistes estime que "certains points des accords sont de nature à humilier les forces de sécurité et de défense, l'Etat et le peuple ivoirien".

Le président Gbagbo regagne Abidjan. Il est accueilli par les plus hautes personnalités du régime, notamment Charles Blé Goudé, un des organisateurs des manifestations.

 


- 27: Plusieurs milliers de jeunes Ivoiriens réinvestissent les rues. Plus de 2.000 jeunes se rassemblent devant l'ambassade de France à Abidjan. Le camp militaire français du 43ème BIMa est également la cible de quelques dizaines de manifestants.

M. Gbagbo appelle les manifestants à retourner chez eux et au travail.

Le leader du principal mouvement rebelle, Guillaume Soro, estime que le président Gbagbo doit avoir "le courage, la fermeté et l'abnégation" d'appliquer l'accord.

Le président burkinabè Blaise Compaoré se félicite de l'accord et estime que le conflit est "sur la voie du réglement".

 

 

--SEPTEMBRE 2002--

- 19: Des attaques à Abidjan visent le coeur du pouvoir. La deuxième ville, Bouaké (centre), et la principale ville du nord, Korhogo, sont sous contrôle rebelle. Le général Robert Gueï, ancien chef de la junte (1999-2000), et le ministre de l'Intérieur, Emile Boga Doudou, sont tués.

- 22: Arrivée des premiers renforts militaires français pour assurer la sécurité des étrangers, dont quelque 3.000 seront évacués.

- 24: Le journal du parti au pouvoir accuse le président burkinabè, Blaise Compaoré, d'être le "seul et unique déstabilisateur de la Côte d'Ivoire". Le Burkina Faso dément toute implication.

- 28: Abidjan affirme avoir actionné les accords de défense avec Paris.

- 29: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) crée un "groupe de contact" et décide l'envoi d'une force de paix.

 


--OCTOBRE--

- 1er: Les mutins déclarent vouloir renverser le régime et invitent la France à une "stricte neutralité".

- 6-7: Combats intenses dans Bouaké, les forces loyalistes repoussées.

- 17: Les rebelles signent à Bouaké un accord de cessation des hostilités. Le président Gbagbo l'accepte et demande à la France de contrôler le cessez-le-feu.

- 22: La France envoie des renforts pour contrôler le cessez-le-feu.

- 23: Le président togolais Gnassingbé Eyadéma est désigné coordinateur de la médiation.

- 30: Premières négociations directes à Lomé entre délégations du gouvernement et des rebelles du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), conduite par Guillaume Soro.

 


--NOVEMBRE--

- 1er: Le gouvernement accepte le principe d'une amnistie et d'une réintégration des mutins dans l'armée.

- 27: Visite du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, marquée par l'exfiltration de Côte d'Ivoire du principal opposant Alassane Ouattara.

- 28: Le Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), deux nouveaux groupes, revendiquent la prise de Man et Danané (extrême ouest).

 


--DECEMBRE--

- 1er: Premiers affrontements meurtriers entre militaires français et rebelles à Man.

- 3: Rencontre Gbagbo/Compaoré à Bamako.

- 19: Amnesty International demande à l'Onu une enquête sur les exactions, après la découverte de charniers.

- 28: Arrivée des derniers renforts français, portant à 2.500 hommes les effectifs de l'Opération Licorne.

- 31: L'armée bombarde le village de Menakro, au delà de la "ligne de cessez-le-feu" surveillée par les troupes françaises.

 


--JANVIER 2003--

- 3-4: Dominique de Villepin obtient d'Abidjan et du MPCI l'engagement d'un respect du cessez-le-feu.

- 6: Les rebelles de l'ouest se heurtent aux militaires français aux environs de Duékoué.

- 8: Le MPIGO et le MJP concluent un accord de cessez-le-feu avec les troupes françaises.

- 9: Des hélicoptères de l'armée bombardent dans la région de Grabo (ouest).

- 13: Le gouvernement et les chefs du MPIGO et du MJP signent à Lomé un accord de cessation des hostilités.

- 15: Début de la table ronde qui réunit tous les protagonistes de la crise à Marcoussis, près de Paris.

- 17-18: Arrivée de contingents de la force ouest-africaine.

- 20: Départ abrupt du président de l'Assemblée nationale, Mamadou Coulibaly, qui accuse le coordinateur français Pierre Mazeaud de "faire un coup d'Etat constitutionnel".

- 21: Deux soldats français sont blessés, dont un grièvement, dans un accrochage avec une trentaine d'"éléments incontrôlés" au nord de Duékoué.

- 22: L'armée affirme subir une attaque d'envergure des rebelles dans l'ouest, entraînant des combats qui ont fait une trentaine de tués.

- 23: Abidjan accuse l'armée libérienne de combattre avec les rebelles de l'ouest et demande à Paris l'activation des accords de défense.

Arrivée à Paris du président Gbagbo.

- 24: Accord à Marcoussis sur le maintien au pouvoir du président Gbagbo et un gouvernement ouvert à toutes les parties, y compris les rebelles.

 

 


Septembre 2002


19 septembre: Des attaques à Abidjan visent le coeur du pouvoir. La deuxième ville, Bouaké (centre), et la principale ville du nord, Korhogo, passent sous contrôle rebelle. Le général Robert Gueï, ancien chef de la junte (1999-2000), et le ministre de l'Intérieur, Emile Boga Doudou, sont tués.

22 septembre: Arrivée des premiers renforts militaires français pour assurer la sécurité des étrangers, dont quelque 3.000 seront évacués.

24 septembre: Le journal du parti au pouvoir accuse le président burkinabè, Blaise Compaoré, d'être le "seul et unique déstabilisateur de la Côte d'Ivoire". Le Burkina Faso dément toute implication.

28 septembre: Abidjan affirme avoir actionné les accords de défense avec la France.

29 septembre: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) crée un "groupe de contact" et décide l'envoi d'une force de paix.


Octobre 2002


1er octobre: Les mutins déclarent vouloir renverser le régime et invitent la France à une "stricte neutralité".

6-7 octobre: Combats intenses dans Bouaké, les forces loyalistes repoussées.

17 octobre: Les rebelles signent à Bouaké un accord de cessation des hostilités. Le président Gbagbo l'accepte et demande à la France de contrôler le cessez-le-feu.

22 octobre: La France envoie des renforts pour contrôler le cessez-le-feu.

23 octobre: Le président togolais Gnassingbé Eyadéma est désigné coordinateur de la médiation.

30 octobre: Début à Lomé des premières négociations directes entre délégations du gouvernement et des rebelles du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), conduite par Guillaume Soro.


Novembre 2002


1er novembre: Le gouvernement accepte le principe d'une amnistie et d'une réintégration des mutins dans l'armée.

27 novembre: Visite du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, marquée par l'exfiltration de Côte d'Ivoire du principal opposant Alassane Ouattara.

28 novembre: Le Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), deux nouveaux groupes, revendiquent la prise de Man et Danané (extrême ouest).


Décembre 2002


1er décembre: Premiers affrontements meurtriers entre militaires français et rebelles lors d'une évacuation depuis Man: une dizaine de morts chez les rebelles et un blessé français.

3 décembre: Rencontre à Bamako des présidents Gbagbo et Compaoré.

12 décembre: Le MPCI demande "une neutralité totale" et le retrait de la France.

16 décembre: Dominique de Villepin dénonce "les ingérences extérieures".

19 décembre: Amnesty International demande à l'Onu une enquête sur les exactions, après la découverte de charniers.

20 décembre: Les rebelles du MPIGO prennent Bangolo (sud de Man). L'ONU appuie le "gouvernement élu".

28 décembre: Arrivée des derniers renforts français, portant à près de 2.500 hommes les effectifs de l'Opération Licorne.

31 décembre: L'armée bombarde le village de Menakro, en zone rebelle au delà de la "ligne de cessez-le-feu" surveillée par les troupes françaises: 12 civils tués.


Janvier 2003


3 janvier: Arrivée à Abidjan des premiers éléments de la force ouest-africaine.

3-4 janvier: Visite de Dominique de Villepin, qui obtient des autorités d'Abidjan et du MPCI l'engagement d'un respect du cessez-le-feu et de leur participation à une table ronde politique le 15 janvier à Paris, suivie d'un sommet de chefs d'Etat africains le 27.

6 janvier: Les rebelles de l'ouest se heurtent aux militaires français aux environs de Duékoué: 30 morts chez les rebelles et neuf blessés côté français, selon Paris. Le MJP reconnaît que des "éléments égarés" issus de ses rangs sont responsables.

8 janvier: Le MPIGO et le MJP concluent un accord de cessez-le-feu avec les troupes françaises et acceptent de participer à la table ronde.

9 janvier: Des hélicoptères de l'armée bombardent dans la région de Grabo (ouest), faisant, selon les rebelles, 15 morts civils.

10 janvier: Le MPIGO accuse les forces loyalistes d'avoir lancé des attaques sur ses positions dans l'extrême ouest.

13 janvier: Le représentant du gouvernement et les chefs du MPIGO et du MJP signent à Lomé un accord de cessation des hostilités.

15 janvier: La table ronde qui doit débuter ce 15 janvier est présidée par l'ancien ministre français Pierre Mazeaud, et se tient près de Paris, à Marcoussis.
 

 

  

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