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Abidjan.net > Actualités > Reportages > Table ronde ivoirienne > Chronologie --JANVIER 2003-- - 24: Les principaux partis ivoiriens et les mouvements rebelles signent, à l'issue d'une table ronde à Marcoussis, un accord prévoyant le maintien au pouvoir du président Laurent Gbagbo et un gouvernement ouvert à toutes les parties, y compris les rebelles. Le responsable d'une des principales organisations de jeunesse soutenant le régime, Charles Blé Goudé, qualifie les accords de "honte pour les rebelles et la France".
Le président Gbagbo accepte l'accord et annonce la nomination d'un nouveau Premier ministre de consensus, Seydou Diarra. Le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principal mouvement de la rébellion), Guillaume Soro, annonce que son mouvement a obtenu les portefeuilles de la Défense et de l'Intérieur. Manifestations à Abidjan des "jeunes patriotes", partisans du chef de l'Etat, pour protester contre la France.
Le sommet des chefs d'Etat africains approuve à Paris l'accord de paix. Le président Gbagbo se déclare "heureux qu'on ait abouti à l'accord" en admettant qu'il "n'a pas gagné la guerre".
M. Gbagbo, qui a regagné Abidjan la veille, appelle les manifestants à retourner chez eux. Il estime que l'accord contient "des propositions". Les forces armées refusent l'attribution de la Défense et de l'Intérieur aux rebelles.
Manifestation anti-française et pro-américaine à Abidjan. Des milliers de jeunes demandent le soutien des Etats-Unis après la "trahison de la France". Paris fait pression sur le pouvoir pour qu'il engage le processus de réconciliation. Guillaume Soro accuse le président Gbagbo de pratiquer "un double jeu". Il refuse d'envisager une renégociation de la composition du gouvernement d'union. Le ministre ivoirien de l'Intérieur estime que l'accord de Paris est "nul et non avenu". Laurent Gbagbo réaffirme qu'il ne démissionnera pas.
La France se déclare prête à évacuer "à tout moment" ses ressortissants mais précise que leur rapatriement n'est pas "d'actualité". Paris annonce avoir envoyé "des renforts de gendarmerie". Les partis majoritaires au Parlement rejettent l'attribution aux rebelles des ministères de la Défense et de l'Intérieur. Guillaume Soro assure que c'est le président Gbagbo qui a attribué les ministères de la Défense et de l'Intérieur à son mouvement. Un conseiller de Laurent Gbagbo dément.
Les sociétés françaises poursuivent l'évacuation de certains de leurs cadres et de leurs familles vers des pays limitrophes. 264 Français, évacués par des entreprises françaises, étaient arrivés dans la nuit à Paris. Le secrétaire d'Etat français aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, réaffirme que l'évacuation de tous les Français n'est pas à l'ordre du jour. Le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin affirme que la répartition des portefeuilles du gouvernement d'union nationale a été "effectuée avec l'accord" du président Gbagbo. Le Premier ministre désigné, Seydou Diarra, arrivera à Abidjan vendredi pour former un gouvernement d'union nationale, annonce Paris
--JANVIER-- - 24: Signature dans la nuit d'un accord par les protagonistes de la crise, à l'issue d'une table ronde de neuf jours tenue à huis clos à Marcoussis. L'accord prévoit le maintien au pouvoir du président Laurent Gbagbo et un gouvernement ouvert à toutes les parties, y compris les rebelles. Dans l'après-midi, le président français Jacques Chirac reçoit son homologue ivoirien Laurent Gbagbo. Le responsable d'une des principales organisations de jeunesse soutenant le régime, Charles Blé Goudé, qualifie les accords de "honte pour les rebelles et la France".
Le principal opposant Alassane Ouattara salue l'accord comme marquant la fin de l'"ivoirité". Le président Gbagbo accepte l'accord de réconciliation et annonce la nomination d'un nouveau Premier ministre de consensus, Seydou Diarra. Le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principal rébellion), Guillaume Soro annonce que son mouvement a obtenu les portefeuilles de la Défense et de l'Intérieur. Dans la soirée, des manifestations anti-françaises éclatent dans plusieurs quartiers d'Abidjan. Manifestations de joie à Bouaké, bastion rebelle du centre du pays.
Les principaux symboles de la France sont pris d'assaut: l'ambassade, des écoles françaises, les bureaux d'Air France, le camp français du 43ème Bataillon d'Infanterie de Marine (BIMa), le Centre culturel français, des domiciles de Français. Le consulat du Burkina Faso, pays accusé par le régime Gbagbo de soutenir les rebelles, est incendié. Le président Gbagbo appelle depuis Paris "tous les Ivoiriens à rester calmes". Le ministre de la Défense appelle "au calme et à la sérénité". Le sommet des chefs d'Etat africains approuve à Paris l'accord de paix, conclu le 24 janvier. Des sources concordantes à Paris indiquent que les rebelles doivent obtenir les ministères-clés de la Défense et de l'Intérieur. L'Union européenne s'engage à accorder une aide de 400 millions d'euros sur cinq ans. Des militaires français arrivent à Abidjan en renfort des éléments du 43ème BIMa, en provenance de la ligne de front qu'ils étaient chargés de sécuriser. Le président Chirac appelle toutes les parties à "respecter au pied de la lettre" l'accord. Le président Gbagbo se déclare "heureux qu'on ait abouti à l'accord" en admettant qu'il "n'a pas gagné la guerre". L'état-major des forces loyalistes estime que "certains points des accords sont de nature à humilier les forces de sécurité et de défense, l'Etat et le peuple ivoirien". Le président Gbagbo regagne Abidjan. Il est accueilli par les plus hautes personnalités du régime, notamment Charles Blé Goudé, un des organisateurs des manifestations.
M. Gbagbo appelle les manifestants à retourner chez eux et au travail. Le leader du principal mouvement rebelle, Guillaume Soro, estime que le président Gbagbo doit avoir "le courage, la fermeté et l'abnégation" d'appliquer l'accord. Le président burkinabè Blaise Compaoré se félicite de l'accord et estime que le conflit est "sur la voie du réglement".
--SEPTEMBRE 2002-- - 19: Des attaques à Abidjan visent le coeur du pouvoir. La deuxième ville, Bouaké (centre), et la principale ville du nord, Korhogo, sont sous contrôle rebelle. Le général Robert Gueï, ancien chef de la junte (1999-2000), et le ministre de l'Intérieur, Emile Boga Doudou, sont tués. - 22: Arrivée des premiers renforts militaires français pour assurer la sécurité des étrangers, dont quelque 3.000 seront évacués. - 24: Le journal du parti au pouvoir accuse le président burkinabè, Blaise Compaoré, d'être le "seul et unique déstabilisateur de la Côte d'Ivoire". Le Burkina Faso dément toute implication. - 28: Abidjan affirme avoir actionné les accords de défense avec Paris. - 29: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) crée un "groupe de contact" et décide l'envoi d'une force de paix.
- 1er: Les mutins déclarent vouloir renverser le régime et invitent la France à une "stricte neutralité". - 6-7: Combats intenses dans Bouaké, les forces loyalistes repoussées. - 17: Les rebelles signent à Bouaké un accord de cessation des hostilités. Le président Gbagbo l'accepte et demande à la France de contrôler le cessez-le-feu. - 22: La France envoie des renforts pour contrôler le cessez-le-feu. - 23: Le président togolais Gnassingbé Eyadéma est désigné coordinateur de la médiation. - 30: Premières négociations directes à Lomé entre délégations du gouvernement et des rebelles du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), conduite par Guillaume Soro.
- 1er: Le gouvernement accepte le principe d'une amnistie et d'une réintégration des mutins dans l'armée. - 27: Visite du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, marquée par l'exfiltration de Côte d'Ivoire du principal opposant Alassane Ouattara. - 28: Le Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), deux nouveaux groupes, revendiquent la prise de Man et Danané (extrême ouest).
- 1er: Premiers affrontements meurtriers entre militaires français et rebelles à Man. - 3: Rencontre Gbagbo/Compaoré à Bamako. - 19: Amnesty International demande à l'Onu une enquête sur les exactions, après la découverte de charniers. - 28: Arrivée des derniers renforts français, portant à 2.500 hommes les effectifs de l'Opération Licorne. - 31: L'armée bombarde le village de Menakro, au delà de la "ligne de cessez-le-feu" surveillée par les troupes françaises.
- 3-4: Dominique de Villepin obtient d'Abidjan et du MPCI l'engagement d'un respect du cessez-le-feu. - 6: Les rebelles de l'ouest se heurtent aux militaires français aux environs de Duékoué. - 8: Le MPIGO et le MJP concluent un accord de cessez-le-feu avec les troupes françaises. - 9: Des hélicoptères de l'armée bombardent dans la région de Grabo (ouest). - 13: Le gouvernement et les chefs du MPIGO et du MJP signent à Lomé un accord de cessation des hostilités. - 15: Début de la table ronde qui réunit tous les protagonistes de la crise à Marcoussis, près de Paris. - 17-18: Arrivée de contingents de la force ouest-africaine. - 20: Départ abrupt du président de l'Assemblée nationale, Mamadou Coulibaly, qui accuse le coordinateur français Pierre Mazeaud de "faire un coup d'Etat constitutionnel". - 21: Deux soldats français sont blessés, dont un grièvement, dans un accrochage avec une trentaine d'"éléments incontrôlés" au nord de Duékoué. - 22: L'armée affirme subir une attaque d'envergure des rebelles dans l'ouest, entraînant des combats qui ont fait une trentaine de tués. - 23: Abidjan accuse l'armée libérienne de combattre avec les rebelles de l'ouest et demande à Paris l'activation des accords de défense. Arrivée à Paris du président Gbagbo. - 24: Accord à Marcoussis sur le maintien au pouvoir du président Gbagbo et un gouvernement ouvert à toutes les parties, y compris les rebelles.
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