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Politique Publié le mercredi 5 septembre 2012 | AFP

Côte d`Ivoire: des militaires pro-Gbagbo jugés à partir du 18 septembre

© AFP Par Didier A.
Cérémonie de remise de don: Deux mois avant l`ouverture du procès des militaires, l`ONUCI et une ONG équipent le Tribunal militaire d`Abidjan
01 juin 2012. Abidjan. Tribunal militaire . la Division de l`état de droit de l`ONUCI et l`Ong Prisonniers sans frontières équipent la salle d`audience en materiel informatique et de sonorisation. Photo: Ange Kessi, commissaire du gouvernement
ABIDJAN - Le procès d`une quarantaine de militaires fidèles à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, inculpés pour des crimes commis durant la crise post-électorale de 2010-11, va débuter le 18 septembre, a annoncé à l`AFP le procureur militaire Ange Kessi.

"L`audience commence le mardi 18 septembre par le procès du général Brunot Dogbo Blé", ex-commandant de la redoutée Garde républicaine, a affirmé Ange Kessi, précisant que le procès concerne "une quarantaine de militaires pro-Gbagbo".

Le général Brunot Dogbo Blé, un pilier de l`appareil sécuritaire de l`ancien régime, avait été arrêté le 15 avril 2011, quatre jours après Laurent Gbagbo. Il avait été inculpé en juillet de génocide.

Les autres militaires, incarcérés à Abidjan et Korhogo (nord), sont notamment accusés de séquestration suivie de meurtre, recel de cadavre, viol, vol, détention arbitraire, détournement de fonds, formation de miliciens, selon lui.

Par ailleurs le procès de 19 militaires détenus et inculpés notamment pour "attentat contre la sûreté de l`Etat" à la suite des attaques menées en août contre l`armée ivoirienne, prévu pour débuter jeudi, va se poursuivre dans la foulée des audiences du 18 septembre, a souligné le procureur militaire.

Les Forces républicaines (FRCI) ont été l`objet d`une vague d`attaques en août dans lesquelles elles ont perdu une dizaine d`hommes à Abidjan, dans ses environs et dans l`ouest du pays, marquant le plus grave regain de tension en Côte d`Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Le gouvernement du président Alassane Ouattara et l`armée accusent des partisans de Laurent Gbagbo - des civils et des militaires, policiers ou gendarmes - d`être derrière ces attaques, ce que dément le parti de l`ex-chef de l`Etat, le Front populaire ivoirien (FPI).

Ces violences ont été suivies de l`arrestation de plusieurs hauts responsables du camp Gbagbo, dont le secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, qui a été comdamné à six mois pour trouble à l`ordre public.

ck/thm/de

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