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Économie Publié le mardi 2 octobre 2012 | LG Infos

Exposition / 8e édition de Bicici, Amis des arts : Le Pr Yacouba Konaté dresse un bilan de 50 ans des arts

La Bicici a célébré, le vendredi 28 septembre 2012 dernier, au Plateau, sa traditionnelle Bicici, Amis des arts, à l’occasion des 50 ans d’existence de cette structure. Profitant de cette lucarne, le Professeur Yacouba Konaté a dressé les 50 ans de bilan des arts en Côte d’Ivoire. Selon lui, l’histoire, des arts dans cette période, peut se résumer en quatre moments. A savoir du début des années 1960 à 1970, qui correspond aux temps des ainés. Les années 1980 qui correspondent à la montée de l’esthétique Vohou–Vohou, le courant de l’art naïf et les courants post vohou–vohou. Pour ce qui est de la première période citée, le Professeur a relevé que celle-ci manque de référence historique. «On trouvera difficilement des références historiques des années Houphouët-Boigny», explique-t-il. Par exemple, selon lui, chez Michel Kodjo, Gensin ou même chez Monné Bou, Stenka et James Houra, il y a absence des vestiges de l’essor de l’économique et social dit «miracle ivoirien». Toutefois, a reconnu Konaté la présence des artistes ivoiriens a été une fierté pour l’élite ivoirienne. Mais s’il a révélé ce fait, il a cependant déploré cette absence dans les années 1950, où seuls les Occidents détenaient ce métier, pendant que les photographes tels que Ben Ouané à Treichville, Petrus Dagri à Gagnoa, Cornelus Zaglo à Korhogo s’activaient dans les studios. Quant aux années 1980, elles partent dominées par un courant dénommé le Vohou-vohou qui marquent l’expression abstraite, appelé l’Ecole d’Abidjan. Ainsi les peintres vohou –vohou comme Théodore Koudougnon, N’Guessan Kra, Youssouf Bath, Samir Stenka, dans la quête du parfait questionne la technique de la perspective. Dans cette dynamique, il y a les Bilokos de Monique Lehouelleur qui font corps avec cette exigence de renouvellement. Les années 1980 et le début des années 1990 sont marqués par trois événements. Notamment la sculpture monumentale de Koffi Donkor, la sculpture de récupération dite «esthétique de vautour» de Sery Puig, la rencontre watts-Jean Michel Basquiat en 1988, la révélation de Frédéric Bruly Bouabré comme magicien de la terre. Les artistes du Daro Daro qui succèdent au vohou –vohou tels Matilde Moro, Mensah, Yacouba Touré et autres accordent une grande attention aux problèmes sociaux et à la forme pure des couleurs. Quant aux naïfs, ils résolvent la question de l’urbanité en des termes flamboyants. Ces artistes, ajoute le professeur Konaté, extériorisent dans les couleurs les plus chaudes pour juxtaposer campagne et ville, forêts tropicales scènes de marché, tels qu’Idrissa Diarra, Camille Kouakou et les rondeurs sensuelles et activismes socio économique des femmes avec Augustin Kassy. Enfin pour le professeur Yacouba Konaté, du début de l’histoire des arts visuels à aujourd’hui, il y a évolution avec de nouvelles générations. Ainsi, dira-t –il, «la chaine de transmission n’a pas tourné à vide. Au nombre des maîtres des vohou –vohou, il y a eu l’Ecole negro-caraibe dont Mathieu Gensin est l’un des membres. Pascal Konan qui prolonge James Houra et Abou Dia, Issa Kouyaté d’Achi Aristide dit Anapa. C’est pourquoi, au cours de cette cérémonie, il a souligné que la Bicici, à travers cette exposition, aide à la créativité et la libre expression au cœur du processus de développement. L’objectif de cette cérémonie est de réaffirmer la position de cette entreprise comme «Amis des arts», promouvoir l’art africain et plus particulièrement l’art ivoirien.
Renaud Djatchi

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