PUBLICITÉ

Économie Publié le mardi 30 octobre 2012 | AIP

Ouverture d’un colloque national sur la microfinance à Abidjan

© AIP Par DR
9è édition du Marché des Assurances Banques et Etablissements Financiers : la Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire discute directement avec la population pour lui apporter des solutions mesurées
A la 9è édition du Marché des Assurances Banques et Etablissements Financiers, la Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire discute directement avec la population pour lui apporter des solutions mesurées
Abidjan – Un colloque national sur la microfinance réunissant des experts nationaux et internationaux s’est ouvert lundi à Abidjan, en vue de réfléchir sur les grandes orientations stratégiques pour le secteur, afin de faire de la microfinance un véritable outil de développement économique et social de la Côte d’Ivoire.

Durant deux jours, les experts débattront de plusieurs problématiques, notamment l’orientation stratégique et la consolidation du secteur de la microfinance, le renforcement de la surveillance et l’encadrement et enfin le financement du secteur.

« Le colloque, en s’attachant à définir les grandes orientations stratégiques pour le secteur, constitue une étape essentielle sur le chemin d’un développement pérenne du secteur », a indiqué Odile Lapierre, directrice du département entreprises, banques et collectivités locale à l’Agence française de développement (AFD).

Selon elle, « pour que la microfinance puisse pleinement jouer son rôle moteur dans le développement économique et social du pays, la consolidation du secteur représente aujourd’hui une étape préalable incontournable ».

Pour le directeur de Planète Finance, Jacques Attali, la microfinance est un outil important dans la lutte contre la pauvreté car créateur de croissance et d’emploi, notamment pour les jeunes.

Cependant, a-t-il ajouté, « pour que ce secteur joue son rôle, il doit être assaini et professionnalisé ». Il a cité, entre autres, le renforcement de la gouvernance, l’amélioration de la fiabilité des états généraux produits, le renforcement des compétences, l’amélioration de la gestion du crédit et le renforcement de l’articulation banques et institutions de microfinance.

Jacques Attali a également insisté sur l’application des sanctions en cas de non-respect de la réglementation et réussir la restauration de l’UNACOOPEC (Union nationale des Coopératives d`épargne et de crédit).

« Les autorités ivoiriennes veulent donner à chacun les chances d’être à la fois acteur et bénéficiaire du développement de la nouvelle Côte d’Ivoire », a déclaré le directeur général du Trésor, Koné Adama, au nom du ministre de l‘Economie et des Finances, à l’ouverture des travaux. Il s’agit, a-t-il poursuivi, « pour le chef de l’Etat, à travers la promotion de la microfinance, de faciliter l’accès aux services financiers, d’améliorer l’équité social et de favoriser l’égalité ente les Ivoiriens ».

Ce colloque, aux dires du représentant du ministre de l’Economie et des Finances, va réfléchir aux voies et moyens devant permettre aux programmes de micro-crédit et de micro-financement d’avoir une meilleure visibilité dans la stratégie globale du développement.

D’une seule structure en 1996, le secteur de la microfinannce comptait au 31 décembre 2011, un total de 72 institutions cumulant 231 caisses autorisées sur l’ensemble du territoire. Avec plus de 485.000 bénéficiaires en 2002, l`on est passé à 867.000 bénéficiaires en 2011 pour une épargne collectée qui est passée de 31,3 milliards de Fcfa en 2002 à 90,7 milliards en 2011. Le volume de crédits distribués s’est établi à 27,2 milliards de Fcfa en 2011 contre 19 milliards en 2002.
(AIP)
kkf/cmas

(AIP)

Réagir à cet article

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Économie

Toutes les vidéos Économie à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ