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Art et Culture Publié le lundi 28 avril 2014 |

N’CHO Léticia, Miss Aboisso 1998, Miss CI 1998 : “Le statut de Miss CI, c’est pas une fonction”

© Par DR
N`cho leticia, Miss Aboisso 1998, Miss CI 1998
Toujours entre deux avions, nous eu du mal à obtenir l’interview de Léticia N’CHO, Miss CI 1998. Celle qui reste une égérie dans la région du Sud-Como s’est finalement prêté à nos questions à son retour de Belgique où elle a reçu un prix dédié aux femmes leaders…

Que deviens-tu?

Après des études en expertise comptabilité et un master en sciences politiques obtenus en France, j’ai travaillé dans divers cabinets comptables en France, avant de retrouver ma véritable passion pour la communication et les relations publiques. J’ai donc lancé ma première entreprise en France en 2004. J’ai, par la suite, privilégié l’expérience du terrain en travaillant dans diverses structures de communication et de production parallèlement à mes différentes activités, histoire de maitriser ce nouvel environnement professionnel. Je suis aujourd’hui Directrice Générale de COTE OUEST, premier distributeur de programmes télévisés en Afrique, en charge du business sur 18 pays en Afrique de l’ouest et Centrale, et j’ai également 3 structures dans la conciergerie de luxe, la communication et la restauration. Mon plus grand projet de vie reste mon ONG, au travers des enfants que nous aidons. Je suis basée, désormais, à Abidjan.

Comment t’est venue l’idée de te présenter au concours Miss CI?

Disons que c’est ma mère qui est arrivée un jour à la maison en plein début des présélections Miss côte d’ivoire 98 et qui m’avait dit: "Devine quoi, cette année à Miss Côte d’Ivoire, il y a une maison à gagner. Tu n’as pas envie d’y participer ?" J’étais, au départ, réticente. Et elle a laissé tomber.
C’est après que l’idée a commencé à germer et je me suis dit finalement pourquoi pas. Malheureusement, ma mère ne voulait plus en entendre parler sous prétexte que cela aurait perturbé la préparation à mes examens (le BAC). Je lui ai fait un peu de chantage en lui disant que si je ne me présentais pas, je n’aurais pas mon bac. Elle a donc accepté et m’avait fait promettre que si je n’avais pas mon bac, je m’engageais à reprendre mon année. C’était la condition sine qua non. Le pari étant pris, je me suis présentée à la dernière présélection, à Aboisso où elle travaillait à l’époque.
Qu’est-ce que le concours Miss CI a apporté à ta vie?

Cela a d’abord été une expérience enrichissante à tous les niveaux. Je retiens de belles rencontres, de bonnes opportunités, une excellente aventure humaine. Cette expérience a accru en moi cette volonté de toujours réussir en faisant les choses bien, de façon intègre et honnête tout en restant moi-même. Représenter son pays est une lourde responsabilité qu’il faut savoir assumer avec beaucoup d’humilité. Mais il y a aussi le revers de la médaille dont je ne me plains pas mais que j’ai toujours réussi à gérer grâce à un environnement familial solide.

Raconte-nous ton élection à Aboisso et ton sacre national?

Aboisso était la dernière ville pour les présélections et vu les tractations avec ma mère, j’y suis donc allée de justesse et j’ai été élue 1ère dauphine avec la possibilité de participer à la finale. Je n’avais donc que 3 semaines entre cette élection et la finale pour me préparer. J’ai bénéficié du soutien de personnes formidables (Louise Koné et ses amies) qui on géré cette préparation avec beaucoup d’entrain. Cette élection pour moi n’était rien de plus qu’un jeu, et comme me l’avait demandé ma mère, je devais m’amuser à chacune des étapes. Ce que j’ai fait. Et j’ai été élue. J’étais évidemment très heureuse, ne réalisant pas vraiment que j’avais gagné. Le regard des autres sur moi plus tard m’a fait réaliser que j’étais miss CI.

Et si c’était à recommencer?

Je recommencerai avec plaisir et sans hésitation avec toujours plus de fun.

Quels conseils peux-tu donner aux jeunes candidates actuelles?

Miss CI est une aventure formidable qu’il serait dommage de vivre de la pire des façons. Il faut qu’elles s’amusent, qu’elles prennent du plaisir…Garder la tête sur les épaules n’est plus une recommandation mais une obligation. Je ne connais aucune fonction « Miss CI », il faut donc en tant que jeunes filles, qu’elles se concentrent sur leurs études, pour se réaliser en tant que femme. C’est le plus important.

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