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Région Publié le lundi 15 septembre 2014 | AIP

Le président d’un comité inter-religieux affirme à Korhogo : "Aucun texte biblique ou coranique n’impose un mariage forcé"

Korhogo - Le président du comité inter-religieux de la région du Poro, Tuo Navigué, a déploré que des religieux ou autorités traditionnelles utilisent le coran pour exiger un mariage forcé alors que cela n’est attesté dans aucun livre religieux.

"Les mariages forcés et précoces encore récurrents dans la région sont malheureusement basés parfois sur la tradition et parfois sur la religion ce qui est faux, car aucun texte biblique aucun texte coranique n’impose un mariage forcé ni un mariage précoce", a fait remarquer M. Tuo Navigué au terme de l’atelier de renforcement des capacités des leaders religieux et des autorités traditionnelles vendredi à Korhogo.

Pour le président inter-religieux, ces mariages sont toujours un danger pour la fille et pour la société ensuite.

Il a donc souhaité que ce genre de comportement soit évité et demandé aux uns et aux autres de revenir à ce que les lois disent sur le mariage, à savoir l’âge requis pour la majorité est de 18 ans pour la jeune fille et 21 ans pour le garçon.

"La femme est libre de choisir son mari, toutes les religions abrahamiques sont unanimes là-dessus", a déclaré l’homme religieux qui a souhaité que de telles rencontres se renouvellent pour renforcer davantage leurs capacités, tout en déplorant toutefois l’absence de femmes et de jeunes filles au cours de l’atelier.

Un autre participant à l’atelier, le représentant du chef de canton de Kouto, Fayan Koné, très satisfait de la formation, a demandé que les sages dans les villages mettent fin aux mariages forcés et souhaité que le mandat du projet PALAJ de 23 mois soit renouvelé, pour renforcer les capacités des populations sur le droit.

Deux thèmes ont été abordés au cours de cet atelier initié par la clinique juridique de Korhogo, à savoir "La problématique des conflits cultivateurs-éleveurs : quelles stratégies de lutte contre ce fléau" et "La santé sexuelle et reproductive des adolescentes, mariages précoces et mariages forcés : Quelles responsabilités sociétales et quelles approches de solutions face aux phénomènes?"

Financé par l’Union européenne, l’UNICEF, le PNUD et l’ONUCI, cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à l’amélioration de l’accès aux droits et à la justice (PALAJ) en Côte d’Ivoire qui vise à renforcer l’offre et la demande de justice dans le pays, en permettant aux groupes vulnérables au sein de la population de connaître leurs droits et de savoir comment les faire valoir en justice.

(AIP)
Apk/kp

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