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Politique Publié le mercredi 21 octobre 2015 | L’intelligent d’Abidjan

Cissé Habout Dramane DDC de Ouattara (Abobo 2) : Banny et Affi ne sont pas de gros calibres, mais de gros tchatcheurs

Les militants du RHDP de la commune d’Abobo, s’activent pour la réélection du candidat Alassane Ouattara. Cissé Habout Dramane Directeur Départemental de Campagne d’Abobo 2, coaché par le doyen Siaka Koné, s’est confié à l’Intelligent d’Abidjan.
Quel est le bilan à mi-parcours après une semaine de campagne ?
Le bilan est positif parce que la campagne se passe comme nous l’avons souhaité. Mais, nous avons un constat amer au niveau de toute la zone d’Abobo. Le taux de retrait des cartes d’électeurs est très faible. C’est pour cela que j’ai eu un entretien avec les directeurs locaux de campagne pour qu’ils aillent inciter les populations à aller faire le retrait afin de porter le taux à 100%. C’est le constat désolant que nous avons fait. Sans retrait des cartes, il ne peut y avoir d’élection. Aussi, nous leur avons montré les astuces de vote. Nous leur avons demandé d’aller instruire les populations sur les différents aspects du vote.

Que dites-vous de la prorogation de la date de retrait des cartes d’électeurs par la CEI ?
C’est une décision qui nous sied, parce que le samedi 17 octobre, nous étions à 25% au niveau d’Abobo. Mais, deux jours après, nous sommes passés à 40%, cela veut dire que le taux s’améliore. C’est pourquoi, nous voulons mettre à profit ce temps pour mobiliser. Il faut aussi savoir que le taux de retrait est différent du taux de participation, c’est pourquoi, nous allons faire un travail de sensibilisation de sorte que ceux qui ont les cartes sortent massivement pour voter notre candidat, Alassane Ouattara.

Que répondez-vous à ceux qui disent que ce report profiterait à Ouattara ?
Le report du retrait des cartes ne s’est pas fait au détriment de quelqu’un. C’est à l’issue d’une décision commune de tous les candidats que la CEI a prorogé cette date. Il faudrait aussi noter que la CEI a eu quelques dysfonctionnements, parce que les dates annoncées pour le début de l’opération de retrait n’ont pas été respectées. Je crois que c’est à juste raison que les responsables de cette institution ont prorogé de quelques jours cette opération.

Abobo est réputée zone ADO, alors qu’au 2ème tour de la présidentielle de 2010, Adjamé et Treichville vous ont fait mordre la poussière. Comment comptez-vous refaire votre retard ?
C’est à cela que nous travaillons. Abobo a été scindée en trois zones Rhdp pour être plus efficace et plus proche des électeurs. Nous croyons qu’avec ce système, nous allons pouvoir corriger cet état de fait. Egalement, il ne faut pas ignorer que les grands partis sont représentés à Abobo. Donc, notre chance aujourd’hui est que nous allons en Rhdp. Ce sont donc 5 partis qui vont contre les autres. Attendons le soir du 25 octobre pour faire le décompte des voix.

Plusieurs militants se plaignent du mode de distribution des gadgets de campagne, que comptez-vous faire pour les contenter ?
En la matière, les gens ne sont jamais satisfaits. Partout dans le monde, les gadgets n’ont jamais suffi aux électeurs. Vous allez beau faire des gadgets, les gens ne seront pas satisfaits. Mais, nous déplorons la rétention faite au niveau des responsables. Il aurait fallu commencer la distribution plus tôt. Parce qu’officiellement, nous avons deux semaines et il faut tout faire durant ce temps. En matière d’élection, les choses vont lentement parce qu’il faut toujours s’accorder sur certains points. Nous travaillons avec nos militants et nos sympathisants. Surtout, nous mettons l’accent sur ceux qui disent n’appartenir à aucun parti politique. Nous n’avons pas fait de statistiques pour connaître le taux d’indécis. Mais, si nos électeurs sortent pour aller voter normalement, nous n’avons pas de crainte pour atteindre le taux maximal pour la réélection du docteur Alassane Ouattara.

Y a-t-il une harmonie entre les trois DDC ?
Bien sûr, puisque tout est coordonné par le directeur régional de campagne Adama Toungara. C’est d’ailleurs lui qui nous a fait le point sur le taux de retrait des cartes d’électeurs. Nous sommes à la tâche. Lors de l’Assemblée générale que nous avons tenue, j’ai remodelé mon programme de la semaine pour travailler sur ce sujet important. Nous allons diminuer les meetings pour faire place aux opérations de proximité. Les jeunes gens iront partout dans les cours, marchés et autres endroits pour inciter les populations à aller prendre leur carte. Cela représente une innovation majeure puisque par le passé, nous ne faisions pas de statistique. Mais, là, nous l’avons fait et avons su que le taux de retrait des cartes était très faible. Donc, nous allons nous atteler à corriger cet état de fait. Après le dernier jour, nous nous retrouverons pour faire le point.

Pour vous, la politique de proximité a été payante ?
Il serait un peu trop tôt de dire qu’elle a été payante. Même si de 25% nous sommes passés à 40%. Une amélioration que nous devons mettre à l’actif de tous nos agents qui, sans grand moyen, font l’effort de maintenir le cap sur le terrain. Sans optimisme béat, nous pensons qu’au soir du 21 octobre qui est la date-limite, nous pourrons atteindre 80%. Nous visons évidemment 100%, mais nous pensons pouvoir atteindre au moins 80%. Cependant, le moment venu, nous pourrons juger la politique qui a été utilisée.

Alassane Ouattara n’est pas seul sur le terrain. Il a en face des dinosaures tels qu’Affi et Banny qui décrient sa gestion.
Je ne sais pas quelle a été la gestion de Banny en matière publique ? Il a été Premier ministre et on connaît le résultat. Il a été président de la CDVR, on connaît le résultat. On a dû créer une autre structure avec une autre dénomination qui fait le même travail et les choses avancent. Les indemnisations des victimes ont commencé. Mais, nous avons attendu longtemps son rapport pour que cela se fasse, ça n’a pas été le cas. Quant à Affi qui a dit sur les antennes de la RTI qu’il y avait les croquis et les financements du pont HKB et de Jacqueville, on se demande bien s’il aime les Ivoiriens. Vous ne pouvez pas avoir les schémas techniques et le financement sans avoir commencé le travail. Les gens sont concrets, les Ivoiriens sont pragmatiques. Ils voient ce qui a été réalisé. Partout en Côte d’Ivoire, on voit le bilan d’Alassane Ouattara. On ne peut pas dire que Banny et Affi représentent de gros calibre face à Alassane Ouattara, mais de gros tchatcheurs. Banny et Affi ont été Premiers ministres, qu’ont-ils fait ? Rien du tout !

Un appel à vos militants ?
Je demande à nos militants d’être des citoyens sérieux. En Côte d’Ivoire, le vote n’est pas obligatoire. Mais, quand on est sur la liste électorale, il faut pouvoir aller retirer sa carte d’électeur. C’est le premier point. Le second point est d’accomplir l’acte citoyen qui est de participer au vote de son Président. Aux militants et sympathisant du Rhdp, je demande de n’avoir pour seule activité, le 25 octobre que d’aller voter leur candidat. Nous sommes confiants pour le ‘’takokélé’’. Car, le second nom d’Abobo est Ado-Land (terre d’Ado). Entre Abobo et Ado, c’est une affaire de cœur. Et toute la Côte d’Ivoire le sait. Nous n’envisageons pas un second tour, car nous savons qu’au niveau d’Abobo, il n’y a pas match.

Propos recueillis par Dosso Villard

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