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Société Publié le mardi 19 juillet 2022 | APA

Côte d'Ivoire: des "insuffisances" dans la gestion des fonds Covid-19 (rapport)

© APA Par DR
Lutte contre le Covid-19 : ouverture officielle du centre de dépistage de Treichville
Le Ministre de la Santé et de l`Hygiène publique, Aka Aouèlé a procédé, le jeudi 30 avril 2020, à l`ouverture officielle du centre de dépistage du Covid-19 de la commune de Treichville, en présence de François Albert Amichia et Siandou Fofana, respectivement Ministre de la Ville, Maire de la commune, et Ministre du Tourisme et de Loisirs.

APA - La gestion des fonds de soutien Covid-19, destinés à appuyer les entreprises, le secteur informel et les personnes vulnérables en Côte d'Ivoire, ressort des "insuffisances" dans son exécution, selon le rapport annuel 2020 de la Cour des comptes. 


La Cour a auditionné la conformité de la gestion de quatre fonds Covid-19, à savoir le Fonds de soutien aux grandes entreprises (FSGE), le Fonds de soutien aux PME (FSPME), le Fonds d'appui aux acteurs du secteur informel (FASI) et le Fonds spécial de solidarité Covid-19 (FSS Covid-19).


Le Fonds de soutien aux grandes entreprises (FSGE), doté d'un budget de 38 milliards Fcfa en vue de préserver l'outil de production et les emplois, a été exécuté à hauteur de 23,62 milliards Fcfa soit 62,16% de taux d'exécution dont 17,51% pour le fonctionnement, 87,09% de prêts directs et 4,97% pour les garanties.


La Cour des comptes, à l'issue de l'audit, a relevé des "insuffisances" qui ont fait l'objet de recommandations. Elle a invité le ministère en charge de l'exécution à se conformer aux dispositions réglementaires. 


L'institution judiciaire, chargée du contrôle financier, a dénoncé le "non-respect des critères de sélection des bénéficiaires du fonds" et "l'absence de dispositif permettant de suivre le respect des engagements et des restrictions". 


Le rapport public annuel 2020 de la Cour mentionne "l'absence de texte régissant l'organisation et le fonctionnement du secrétariat exécutif du FSGE (Fonds de soutien aux grandes entreprises)". 


Le Fonds de soutien aux PME (FSPME), lui, a été doté d'un budget de 40 milliards de Fcfa pour soutenir l'activité économique des PME. Le budget 2020 du FSPME a été exécuté à hauteur de 30,31 milliards Fcfa soit un taux d'exécution de 75,79%.


Les "insuffisances" dans la gestion du Fonds de soutien aux PME montrent le "non-respect des engagements des bénéficiaires" et la non-formalisation par des contrats de la rémunération du personnel d'appui.


La Cour note en outre un "manque de flexibilité dans les remboursements anticipés", recommandant de "supprimer des conventions, la clause de préavis irrévocable concernant le remboursement anticipé des prêts". Elle déplore "l'inexistence de dispositif automatisé de contrôle de cumul".


Pour le Fonds d'appui aux acteurs du secteur informel (FASI), il est doté d'un budget de 20 milliards Fcfa. Le budget a été exécuté à hauteur de 19,075 milliards Fcfa soit un taux de réalisation de 95,37%.


En outre, l'audit du FASI révèle "l'absence de texte régissant l'organisation et le fonctionnement du secrétariat exécutif du FASI" et le "non-enregistrement des bénéficiaires à la CMU (Couverture maladie universelle)".


L'audit de la Cour des comptes fait état de "faiblesses des rapports de paiement des sociétés de téléphonie mobile". La Cour note, par ailleurs, avoir pris acte de la réponse sur "la différence de 4,10 milliards de Fcfa". 


Concernant le Fonds spécial de solidarité (FSS ), destiné à l'urgence humanitaire, il est doté d'un budget de 50 milliards Fcfa et constitue le volet social d'un ensemble de mesures prises face à la pandémie de Covid-19.


Ces ressources mises à la disposition du FSS ont été exécutées à hauteur de 75,62% au 31 décembre 2020, dont 40,49% pour le financement des "autres vulnérabilités" et 34,79% de transferts monétaires destinés aux personnes vulnérables impactées par la Covid-19. 


A l'issue de l'audit de la gestion du FSS, la Cour a relevé comme "insuffisances" l'absence de nomination des membres des organes de gestion, un "défaut de convention" qui devrait permettre d'encadrer par un contrat formel les relations avec les opérateurs avant d'engager les dépenses.


 


AP/ls/APA

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