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Économie Publié le vendredi 27 février 2026 | AIP

Les acteurs de la filière karité de Korhogo formulent des recommandations pour améliorer la qualité des amandes

Les acteurs de la filière karité ont formulé d’importantes recommandations en vue d’améliorer durablement la qualité des amandes en Côte d’Ivoire, à l’issue d’un atelier organisé du 25 au 26 février 2026 à Korhogo par la Fédération nationale du karité de Côte d’Ivoire (FENKACI).


Les travaux ont été menés en trois commissions thématiques chargées de formuler des recommandations ciblées sur la qualité des amandes et les contraintes de la chaîne de valeur. Il s’est agi de dresser un état des lieux de la qualité des amandes de karité et d’identifier les difficultés liées à la production et à la distribution en Côte d’Ivoire.


La première commission a recommandé une action coordonnée sur l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la collecte des fruits jusqu’à la commercialisation. Parmi les mesures proposées figurent l’interdiction de la cueillette des fruits sur l’arbre, le renforcement de la sensibilisation au ramassage sélectif des fruits mûrs, la systématisation du tri dès le dépulpage, ainsi que l’encadrement technique de la cuisson et du séchage des noix, avec des indications claires sur le barème température/durée. Elle a également préconisé l’utilisation d’aires de séchage appropriées afin de limiter l’humidité et les moisissures.


La commission a en outre suggéré la réalisation d’études sur la qualité des amandes selon les zones de production, en vue de mettre en place un système harmonisé de classification et de « grading », ainsi que l’établissement d’un label ivoirien.


La deuxième commission s’est penchée sur le processus de normalisation des amandes de karité en Côte d’Ivoire, en insistant sur la nécessité d’un cadre réglementaire harmonisé afin de garantir des standards de qualité reconnus aux niveaux national et international.


Quant à la troisième commission, elle a analysé le rôle et l’impact des institutions de recherche, des organisations nationales, des ONG et des programmes d’appui sur les productrices. Pour pérenniser la filière et sécuriser les revenus, elle a recommandé l’accompagnement des groupes informels vers de véritables sociétés coopératives structurées, l’ouverture du financement de la recherche aux grands groupes cosmétiques, la création d’un corps de métier intermédiaire (pépiniéristes agréés) pour faciliter le transfert des innovations scientifiques, ainsi que l’amélioration des équipements, notamment une version tout-terrain améliorée du « She-roller ».


La commission a également proposé le port obligatoire d’équipements de protection individuelle renforcés, l’intégration de modules de salubrité et de gestion financière dans les programmes d’accompagnement, ainsi que la formation des coopératives au montage de projets bancables pour faciliter l’accès aux crédits d’équipement.


En marge de l’atelier, chaque coopérative participante a reçu un appui composé d’un tricycle motorisé, de bottes, de gants, d’un sac de sucre, d’un sac de riz ainsi que de deux équipements « She-roller », destinés à améliorer les conditions de travail des productrices.


La présidente de la FENKACI, Koné Minafoun Awa épouse Kouadio, a indiqué que les conclusions issues de ces travaux serviront de base à l’élaboration d’un plan d’action stratégique visant à renforcer la structuration durable de la filière et à améliorer la compétitivité des amandes de karité ivoiriennes sur les marchés national et international.


La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du secrétaire général de la préfecture, Serge Sylvain Nadjé, qui a salué la dynamique engagée pour professionnaliser davantage la filière karité, pilier économique majeur pour des milliers de femmes dans le nord du pays.



ss/fmo

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