Pays invité d’honneur du Salon International de l’Agriculture (SIA) 2026, organisé du 21 février au 1er mars à Paris-Porte de Versailles, la Côte d’Ivoire referme une séquence diplomatique, économique et institutionnelle. Au-delà de la vitrine culturelle et agricole offerte au grand public européen, la participation ivoirienne s’est imposée comme un levier stratégique de positionnement international, de mobilisation d’investissements et de consolidation de partenariats structurants.
Conduite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, la délégation comprenait également le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, ainsi que le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré. Cette forte présence gouvernementale a témoigné du caractère transversal de l’agriculture dans la stratégie de développement ivoirienne.
A l’occasion de la cérémonie d’ouverture le samedi 21 février 2026, les ministres Bruno Koné, Sidi Touré, Assahoré Konan Jacques et Comoé kimi, ont ouvert les stands ivoiriens installés au Parc des expositions. Cette présence ministérielle renforcée témoigne de l’importance stratégique accordée à l’événement par Abidjan. « C’est une fierté d’être le pays à l’honneur cette année », a soutenu le chef de la délégation. La Côte d’Ivoire, première puissance agricole d’Afrique de l’Ouest, s’est présentée à Paris forte de ses performances : premier producteur mondial de cacao, leader de la noix de cajou, acteur clé dans l’hévéa, le palmier à huile, le riz, la banane et les cultures vivrières.
Cette mise en lumière a permis de rappeler que l’agriculture demeure le pilier central de l’économie ivoirienne, premier pourvoyeur d’emplois et moteur de stabilité sociale. À travers conférences, expositions et dégustations, le pays a valorisé non seulement ses productions, mais aussi sa vision : moderniser les chaînes de valeur, renforcer la transformation locale et garantir des revenus décents aux producteurs.
La rencontre officielle entre Bruno Koné et son homologue française, Annie Genevard, a consolidé une coopération historique entre Abidjan et Paris. Les deux parties ont affiché leur volonté d’intensifier les échanges autour de l’innovation technologique, de la transition agroécologique et du développement durable.
Le bilan du SIA 2026 pour la Côte d’Ivoire est également marqué par la signature de partenariats stratégiques. Deux conventions majeures ont été conclues avec AGRIMUNDI et MAS Seeds. Le premier Mémorandum qui sera signé dans quelques instants vise à soutenir une initiative de recherche appliquée agricole couvrant plusieurs filières végétales.
Le second porte sur la réalisation d’études de faisabilité pour la production industrielle de semences de maïs hybrides tropicaux en Côte d’Ivoire.
En parallèle, l’ANADER et le CIRAD ont officialisé une convention-cadre destinée à intensifier le transfert des innovations scientifiques vers les producteurs. Cette coopération, vieille de près de vingt ans, entre désormais dans une phase plus structurée, avec pour objectif d’améliorer durablement les rendements, de lutter contre les parasites et de promouvoir des pratiques agricoles résilientes face aux changements climatiques.
Au-delà de la visibilité institutionnelle, la délégation ivoirienne a mené une véritable offensive économique. Les échanges avec le MEDEF International ont porté sur le financement de projets agricoles et forestiers, l’identification de niches d’opportunités et le renforcement des exigences de durabilité des produits ivoiriens destinés aux marchés internationaux.
Au siège de l’Agence Française de Développement (AFD), Bruno Koné a décliné les cinq piliers de sa vision pour une agriculture plus souveraine et compétitive. L’AFD, dont le portefeuille agricole et rural en Côte d’Ivoire est estimé à 200 milliards FCFA, a réaffirmé son engagement dans les domaines de l’agroécologie, de la gestion durable des ressources naturelles et du développement territorial inclusif.
Les discussions avec Business France ont, quant à elles, ouvert la voie à un renforcement des partenariats B2B, notamment dans l’agri-tech, la mécanisation, l’irrigation et les serres agricoles. Le forum France–Côte d’Ivoire prévu en mars s’inscrit dans cette dynamique.
Le bilan est également positif du côté des structures sous tutelle. Le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco, présidé par Félix Anoblé, a présenté une stratégie innovante d’intégration du cocotier dans les plantations de cacao, dans une logique d’agroforesterie permettant de diversifier les revenus sans réduire les rendements.
Cette approche illustre la volonté ivoirienne d’orienter son agriculture vers des modèles plus durables et résilients, conciliant productivité, diversification et préservation environnementale.
Au terme du SIA 2026, la Côte d’Ivoire peut se prévaloir d’un bilan largement positif. Mieux, pour sa toute première activité à l'international depuis sa nomination, le nouveau ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, Bruno Nabagné Koné, peut se réjouir également d'un bilan positif tant sur le rayonnement de la Côte d’Ivoire qui a été pays à l’honneur à cette édition après 30 ans , mais surtout les retombées enregistrées augurent de bonnes perspectives pour la suite de sa mission.
En se présentant comme un hub agricole stratégique en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire confirme son ambition : faire de l’agriculture non seulement un pilier historique de son économie, mais aussi un moteur de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de transformation structurelle durable.
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