Une vingtaine de journalistes ivoiriens et étrangers ont pris part, ce lundi 13 Avril 2026 à Port-Bouët Aéroport, à une session de formation consacrée aux droits numériques, dans le cadre d’une table ronde sur les droits numériques et l’inclusion (DRIF26), organisé par Paradigm Initiative.
Organisée dans un contexte de transformation digitale accélérée, cette rencontre visait à renforcer les capacités des professionnels des médias sur les enjeux liés à l’environnement numérique.
Dès l’ouverture des travaux, Moussa Sene, Programme Officer francophone Africa à Paradigm Initiative, a planté le décor en définissant les droits numériques comme les droits humains exercés et protégés dans l’environnement numérique ''.
Dans son exposé, il a mis en lumière les principales caractéristiques de ces droits, notamment leur caractère universel, transversal, évolutif et interconnecté.
''Les droits numériques évoluent par nature, en raison de la transformation constante des technologies et de leur impact sur tous les aspects de la vie '', a-t-il expliqué, citant entre autres la santé, l’économie, la culture et la vie quotidienne.
La formation a permis de passer en revue plusieurs droits fondamentaux liés à la pratique journalistique. Parmi eux, le droit d’accès à Internet, considéré comme essentiel pour la participation économique, l’expression démocratique et l’accès aux services de base.
À cela s’ajoute la liberté d’expression en ligne, définie comme le droit de recevoir et de diffuser des informations sans ingérence ni considération de frontières.
Les participants ont également été outillés sur le droit à la vie privée et à la protection des données, qui impose le consentement préalable pour toute collecte d’informations personnelles.
D’autres droits, tels que la liberté d’association et de réunion en ligne, ainsi que l’accès à l’information, ont été abordés. Sur ce point, Moussa Sene a insisté sur les différentes actions.
'' L’accès à l’information est la base de la démocratie. Il permet aux citoyens de prendre des décisions éclairées et de demander des comptes aux gouvernants'', a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs encouragé les journalistes à se référer aux institutions pour l’obtention d’informations publiques fiables, tout en plaidant pour le respect du droit à l’anonymat et à la sécurité numérique. Pour lui, les professionnels des médias ont un rôle clé à jouer dans l’éveil des consciences et peuvent influencer les politiques publiques à travers leurs productions.
Poursuivant les échanges, Joshua Oye, Senior Officer IT Development, a axé son intervention sur l’hygiène numérique. Il a sensibilisé les participants aux risques d’attaques, notamment physiques et informatiques, tout en recommandant des mesures simples mais efficaces.
Parmi celles-ci, la mise à jour régulière des téléphones et des systèmes de sécurité, ainsi que l’utilisation de mots de passe robustes et diversifiés.
Il a également insisté sur l’importance des outils de protection comme les VPN, tout en rappelant que la surveillance numérique est souvent ciblée.
''Il faut apprendre à gérer nos outils pour éviter de nous retrouver en difficulté '', a-t-il conseillé.
Au terme de cette session, les journalistes présents sont repartis mieux outillés pour exercer leur métier dans un environnement numérique de plus en plus complexe, où la maîtrise des droits et des outils de sécurité devient indispensable.
EA

