Le cabinet ivoirien Divam a procédé vendredi 24 Avril 2026 à Marcory au lancement officiel de Divam Ubuntu IA, une plateforme et programme certifiant dédié à la démocratisation de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, avec l’ambition de former une nouvelle génération de talents capables d’intégrer ces technologies aux réalités du continent.
Présentée comme une initiative innovante et inclusive, cette plateforme s’inscrit dans un contexte où l’intelligence artificielle transforme profondément les modèles économiques, les métiers et les sociétés.
À travers ce programme selon les initiateurs, Divam entend rendre l’IA accessible, concrète et responsable pour les professionnels, étudiants et organisations africaines.
Ce lancement prolonge le déploiement de Divam Ubuntu IA Corporate, lancé fin 2025 pour accompagner les entreprises, institutions et écosystèmes dans la conception et la mise en œuvre de projets d’intelligence artificielle à fort impact.
Selon les initiateurs, la plateforme se veut un programme certifiant intensif de quatre semaines, articulé autour d’un format hybride combinant capsules vidéo, sessions interactives en direct, études de cas et projet final, avec des cohortes allant de 100 à 500 participants.
L’objectif est de permettre aux apprenants de maîtriser les fondamentaux de l’IA, d’en explorer les usages concrets en Afrique et d’en comprendre les enjeux éthiques.
Au cours de ce lancement plusieurs cas d’usage ont été mis en avant, notamment dans les entreprises à travers l’automatisation et le service client, dans les services publics via l’e-gouvernance et la lutte contre la fraude, mais aussi dans les secteurs de la santé, de l’agriculture et du commerce.
Les participants ont, à cette occasion, été invités à analyser des situations réelles et à proposer des recommandations concrètes.
Intervenant au nom du ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Leila Dosso a salué une initiative porteuse d’opportunités pour les jeunes africains.
Elle a estimé que ce programme permet de renforcer les compétences, tout en favorisant leur mise en pratique dans un domaine en pleine expansion.
Elle a également relevé la richesse des échanges enregistrés lors de cette activité et formulé le vœu d’une dynamique durable autour du projet.
Pour sa part, Mohamed Diaby, dirigeant du cabinet Divam, a indiqué que l’ambition de l’initiative est de sensibiliser plus de 6.000 personnes par an sur les usages et les thématiques liées à l’intelligence artificielle.
Il a insisté sur la nécessité de contextualiser les modèles d’IA aux réalités africaines, soulignant que la majorité des données utilisées par les systèmes actuels proviennent d’environnements occidentaux, avec des référentiels parfois éloignés des contextes africains.
'' L’ambition derrière ce programme est d’initier un changement afin de contextualiser l’IA et de répondre à nos cadres d’usage'', a-t-il expliqué.
Le fondateur de Divam a en outre mis en avant l’impact transformateur de l’intelligence artificielle sur les méthodes de travail et l’accès au savoir, appelant les jeunes et les professionnels à comprendre ces mutations et à développer un regard critique face aux réponses produites par ces outils.
'' Il faut être à mesure de challenger ce que l’IA nous dit'', a-t-il recommandé.
EA

