Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a réagi, ce jeudi 7 mai 2026 à Abidjan, à l’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), décidée en Conseil des ministres le mercredi 6 mai 2026.
Dans une déclaration lue par son porte-parole, Me Serge Ouraga, le parti de Charles Blé Goudé a indiqué « saluer cette décision » prise par le gouvernement ivoirien et dit en prendre acte.
Selon le COJEP, cette dissolution constitue « une reconnaissance implicite de la crise de confiance qui entourait la CEI depuis plusieurs années ». Le parti y voit également « une étape majeure » devant conduire à la création d’un organe électoral « véritablement indépendant », longtemps réclamé par plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile.
Le mouvement politique rappelle que son président, Charles Blé Goudé, a régulièrement alerté sur « l’impérieuse nécessité » de doter la Côte d’Ivoire d’une institution électorale impartiale et crédible, capable de rassurer l’ensemble des acteurs politiques afin de garantir des élections « transparentes, inclusives et porteuses de paix durable ».
Dans sa déclaration, le COJEP estime que « l’enjeu véritable » réside désormais dans la nature, la composition et le fonctionnement du futur mécanisme électoral appelé à remplacer la CEI.
Le parti espère que ce nouvel organe « ne constituera ni un moyen détourné de contrôle du système électoral par le parti au pouvoir, ni un recul démocratique », mais qu’il saura plutôt corriger les insuffisances reprochées à l’ancienne CEI.
Pour le COJEP, toute réforme crédible du système électoral ivoirien devra s’appuyer sur la mise en place d’un organe électoral réellement indépendant, sur une composition excluant l’influence des partis politiques aussi bien du pouvoir que de l’opposition, sur la désignation de personnalités reconnues pour leur compétence, leur intégrité et leur neutralité, ainsi que sur un fonctionnement transparent et conforme aux exigences démocratiques.
Le parti insiste également sur la nécessité d’un processus consensuel issu d’un dialogue politique « sincère, inclusif et constructif ».
Le COJEP souligne enfin que la crédibilité d’un système électoral « ne repose pas uniquement sur l’existence formelle d’une institution », mais surtout sur la confiance qu’elle inspire aux citoyens et aux acteurs politiques. « Cette confiance ne saurait naître sans inclusivité, sans équité, sans neutralité institutionnelle et sans respect effectif des droits politiques de tous », a déclaré Me Serge Ouraga au nom du parti.
Cyprien K.

