Le Centre Ivoirien Antipollution a servi de cadre, ce vendredi 15 mai 2026, à un atelier de sensibilisation sur la gestion des déchets plastiques, à l’initiative de l’ONG Cœur Glorieux.
Cette rencontre a été marquée par des interventions fortes appelant à un changement de comportements, notamment au sein des ménages.
Prenant la parole à l’ouverture, le directeur du CIAPOL, Bernard Yacou, a salué cette initiative citoyenne tout en rappelant la mission de son institution « Le CIAPOL ne produit pas la pollution, mais lutte contre elle », a-t-il indiqué, exhortant les participants à mieux comprendre les enjeux liés à la dégradation de l’environnement.
Insistant sur la dangerosité du plastique, il a souligné sa longévité dans la nature « Lorsqu’un déchet plastique est abandonné dans l’environnement, il peut mettre jusqu’à 400 ans à se dégrader », a-t-il averti.
Au-delà de sa persistance, il a mis en lumière les risques sanitaires liés aux microparticules plastiques, désormais présentes dans la chaîne alimentaire « Ces particules pénètrent l’organisme humain, atteignent le sang, le cerveau et peuvent même impacter les générations futures », a-t-il ajouté, évoquant une corrélation avec certaines pathologies graves.
Dans la même dynamique, la présidente de l’ONG Cœur Glorieux, Liliane Kpazara, a exprimé sa reconnaissance au Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique ainsi qu’au CIAPOL pour leur accompagnement.
Elle a rappelé que la gestion des déchets plastiques constitue un défi majeur en Côte d’Ivoire, où « plusieurs milliers de tonnes sont produites chaque année, avec un faible taux de recyclage ».
Elle a également mis en avant le rôle stratégique des femmes dans cette lutte.
« Les femmes occupent une place centrale dans les ménages et les communautés. Leur implication est essentielle pour impulser des comportements écoresponsables », a-t-elle soutenu.
Par ailleurs, en sa qualité de présidente-fondatrice, elle a insisté sur l’approche genre adoptée par son organisation. Selon elle, les femmes, en tant qu’actrices clés de la gestion domestique, doivent être au cœur des solutions « Il est important de renforcer leurs capacités et de susciter une prise de conscience afin qu’elles deviennent de véritables agentes du changement », a-t-elle expliqué.
Elle a, en outre, encouragé l’adoption de pratiques liées à l’économie circulaire, notamment le tri et le recyclage des déchets « En changeant nos habitudes et en éduquant nos enfants, nous pouvons contribuer durablement à la protection de notre environnement », a-t-elle conclu.
Pour l’ONG Cœur Glorieux, cet atelier permet de renforcer la sensibilisation et favoriser l’émergence d’une citoyenneté écologique active, avec les femmes comme piliers de cette transformation.
JB

