Le Plan National de Développement 2026-2030, adopté à l'unanimité par le Parlement ivoirien en avril dernier, est bien plus qu'un document de planification. C'est une feuille de route ambitieuse qui trace le chemin vers une Côte d'Ivoire grande, inclusive et prospère. En citoyen engagé et acteur de terrain, je voudrais partager quelques réflexions sur ce que ce plan représente concrètement pour nos populations.
Une ambition à la hauteur de notre destin commun
114 838 milliards de francs CFA. Ce chiffre vertigineux, que le Président de la République Alassane Ouattara a engagé pour transformer notre pays d'ici 2030, mérite qu'on s'y arrête. Non pas pour l'admirer de loin, mais pour comprendre ce qu'il signifie dans la vie quotidienne d'une famille ivoirienne, d'un jeune diplômé qui cherche sa voie, d'un paysan de l'Indenié- Djuablin qui rêve de valoriser son cacao à juste prix.
Le Chef de l'État a eu l'intelligence de bâtir ce plan sur six piliers fondamentaux qui reflètent exactement les aspirations profondes de notre peuple : la sécurité et la stabilité, la modernisation de l'agriculture, le capital humain, les infrastructures, la bonne gouvernance et l'investissement privé. Ce n'est pas le fruit du hasard. C'est le résultat d'une écoute attentive des réalités vécues sur le terrain, dans chaque région, chaque village, chaque famille.
Le capital humain : la promesse qui change tout
Ce qui me touche particulièrement dans ce PND 2026-2030, c'est la place centrale accordée au développement du capital humain. Le gouvernement s'est fixé un objectif remarquable : faire passer l'indice du capital humain de 0,38 en 2019 à 0,70 en 2030. Autrement dit, doubler la valeur de ce que chaque Ivoirien représente en termes de santé, d'éducation et de capacité productive. C'est une révolution silencieuse mais profonde que le Président engage pour notre jeunesse.
Sur le terrain, cette ambition résonne avec une urgence que nous connaissons bien. Nos jeunes sont brillants, créatifs, courageux. Mais ils ont besoin que la formation qu'ils reçoivent soit connectée aux réalités économiques de leur région. Le PND l'a compris en mettant l'accent sur
l'adéquation formation-emploi. C'est cette connexion entre l'école et le monde du travail qui transforme un diplôme en opportunité réelle, et un jeune diplômé en entrepreneur accompli.
L'agriculture moderne : valoriser ce que nous avons déjà
La Côte d'Ivoire est une puissance agricole mondiale. Premier producteur de cacao, premier producteur d'anacarde, premier producteur africain de caoutchouc naturel. Et pourtant, combien de nos paysans vivent encore dans la précarité ? Le PND 2026-2030 apporte une réponse claire à cette question en plaçant la modernisation de l'agriculture au cœur de sa stratégie.
Ce que le Président a compris, et que nous devons tous nous approprier, c'est que la richesse de notre sol ne suffit pas. Il faut la transformer. Il faut que le cacao de nos planteurs de l'Indenié- Djuablin parte non plus sous forme brute vers les ports étrangers, mais sous forme de chocolat ivoirien, fabriqué ici, créant des emplois ici, enrichissant des familles ici. C'est le sens profond de la transformation structurelle voulue par le Chef de l'État.
Le numérique comme accélérateur de l'inclusion
Avec 40,7% de taux de pénétration internet et 185% de pénétration mobile en 2025, la Côte d'Ivoire a accompli une révolution numérique remarquable. Mais 60% de nos concitoyens restent encore hors ligne — et la grande majorité se trouve dans nos zones rurales. Le PND 2026-2030, en mettant l'accent sur l'innovation technologique et la connectivité, ouvre la voie à une inclusion numérique qui peut changer radicalement la vie de nos communautés rurales.
Imaginez un jeune agriculteur de Bettié ou de Yakassé-Attobrou qui peut, depuis son smartphone, connaître le prix du cacao en temps réel, accéder à des formations agricoles en ligne, vendre sa production directement aux transformateurs sans intermédiaires. Ce n'est plus une utopie — c'est la direction que le gouvernement a choisie, et nous devons tout faire pour accélérer cette réalité dans chacun de nos villages.
Notre responsabilité collective : transformer les mots en actes
Un plan, aussi ambitieux soit-il, ne vaut que par la mobilisation collective qu'il génère. Le PND 2026-2030 prévoit que 70,2% des investissements viendront du secteur privé. C'est un message fort du Président à chacun d'entre nous : l'État trace la route, mais c'est le dynamisme des entrepreneurs, des jeunes, des communautés qui la parcourent. Nous ne sommes pas des spectateurs du développement de notre pays — nous en sommes les acteurs.
« L'emploi et l'insertion socioprofessionnelle des jeunes constituent une priorité centrale du PND 2026-2030. La population en emploi doit passer de 11,5 millions à 14 millions d'ici 2030. » — PND 2026-2030, Gouvernement de Côte d'Ivoire
Dans ma région de l'Indenié-Djuablin, comme partout en Côte d'Ivoire, les populations attendent que cette vision nationale se traduise en réalités concrètes : une école bien équipée dans chaque village, un jeune qui trouve un emploi décent, un agriculteur qui voit sa récolte valorisée à juste prix, une famille connectée au reste du monde depuis sa maison. C'est cela, le PND 2026-2030 au quotidien. Et c'est notre responsabilité collective — élus, cadres, entrepreneurs, citoyens — de faire en sorte que cette vision présidentielle devienne la réalité de chacun.
La Côte d'Ivoire a rendez-vous avec son destin. Sous la conduite éclairée du Président Alassane Ouattara, nous avons tous les atouts pour bâtir cette grande nation stable, ambitieuse et solidaire que nous appelons de nos voeux. Le chemin est tracé. Marchons ensemble.
Hervé Patrick Amon
Chef d'Entreprise Conseiller Régional de l'Indenié-Djuablin Président de la Commission des Relations Extérieures et de la Coopération du Conseil Régional de l'Indenié-Djuablin Cadre du RHDP

