Le Ministère des ressources animales et halieutiques (Mirah) a rassemblé les acteurs de la filière d’Agboville, dans un hôtel de la place, mardi 16 juin 2026, dans le cadre d’un atelier de formation.
Cette initiative de la Direction de la formation, de la vulgarisation et de la valorisation des produits (Df2vp) se justifie par le fait que l’économie ivoirienne est essentiellement basée sur l’agriculture. Ce secteur emploie 2/3 de la population active, contribuant ainsi à 34% du Produit intérieur brut (Pib), avec 2% imparti à l’élevage et 1% dévolu à l’aquaculture.
A l’entame, les émissaires du ministère ont noté que ces deux derniers segments occupent plus de 700 mille exploitants directs et offrent plus de 400 000 emplois indirects, selon les chiffres du Recensement des exploitants et exploitations agricoles (Reea) 2015-2016.
Ils représentent donc des piliers essentiels au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, avec 60% des apports en protéines animales. Toujours selon les intervenants, malgré les efforts consentis par les gouvernants, des difficultés majeures subsistent. D’où, toute l’importance de l’atelier qui vise à vulgariser les techniques modernes de conservation, de transformation et de commercialisation auprès des acteurs.
Le but de ces dispositions est de permettre de réduire les pertes, d’améliorer la qualité sanitaire des produits et de renforcer la compétitivité des acteurs sur les marchés nationaux et internationaux.
Pour y arriver, Dago Aline, sous-directrice de la vulgarisation et recherche du développement, et son équipe ont sensibilisé les participants à l’issue de trois sessions, sur les dispositions législatives, réglementaires et normatives en vigueur en matière de bonnes pratiques d’hygiène d’une part, et d’autre part sur les informations techniques et pratiques relatives aux méthodes de conservation, de transformation et de commercialisation.
Par ailleurs, l’accent a été mis sur le renforcement des compétences des acteurs en matière d’hygiène afin de prévenir les risques de contamination et de garantir la qualité des produits. Les pratiques durables et respectueuses de l’environnement, dans le but de préserver les ressources animales et halieutiques ; la nécessité de disposer d’une plateforme d’échanges et de partage d’expériences ; et la mise en place d’une organisation professionnelle commune, forte et dynamique n’ont pas échappé aux modules de formation des acteurs.
Pour Mme Dago, la vision du ministre de tutelle, Sidi Touré, à travers la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (Ponadepa) 2022-2026, tend à permettre à la Côte d’Ivoire de sortir de la dépendance des viandes foraines. « Les dangers sont énormes dans la filière. Il nous faut réduire considérablement la perte de vos produits.
C’est pourquoi le ministre vous invite à suivre les recommandations issues du présent atelier pour améliorer vos revenus et préserver la santé de vos concitoyens. À terme, nous devons acquérir notre indépendance dans le domaine, grâce à votre changement d’approche », a-t-elle conseillé.
Pour sa part, Ketremindié Louis, Directeur régional du Mirah de l’AgnébyTiassa, représentant le ministre Sidi Touré, a invité les participants à s’impliquer dans les différents modules à travers des échanges riches, à s’approprier les enseignements qui émaneront de l’atelier en vue de tourner définitivement le dos aux mauvaises pratiques. « Il est plus que nécessaire pour nous de changer nos pratiques et nous adapter à celles qui seront présentées par les instructeurs, afin de tirer bénéfice de vos activités et de préserver la santé des populations », a recommandé le représentant du ministre.
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