Une rencontre tenue à Abidjan, ce mardi 30 juin 2026 au Novotel Marcory, a réuni dermatologues, pharmaciens et acteurs du secteur dermo-cosmétique autour d’un sujet central en consultation : l’hyperpigmentation cutanée.
L’objectif était d’expliquer les mécanismes biologiques à l’origine des taches pigmentaires, d’en identifier les causes, mais aussi de présenter des approches de prise en charge et de prévention adaptées, notamment aux peaux noires.
Intervenant principal, le Professeur Kalogua a rappelé que l’hyperpigmentation correspond à « un assombrissement de la peau lié à une surproduction de mélanine », tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’une pathologie grave. « Ce n’est pas une maladie mortelle, mais son impact psychologique est réel, notamment sur l’estime de soi », a-t-il souligné, insistant sur sa fréquence chez les phototypes élevés.
Le Docteur Bonama a pour sa part mis en lumière le rôle de l’inflammation et de l’acné. « Toute agression de la peau peut déclencher une réaction pigmentaire lors de la cicatrisation », a-t-il expliqué.
Les experts ont identifié plusieurs facteurs aggravants : déséquilibres hormonaux, exposition solaire sans protection, eczéma, acné et usage de produits photosensibilisants. Le Professeur Kalogua a également mis en garde contre certaines pratiques : « Percer ou gratter les boutons favorise l’apparition de taches résiduelles ».
La question de la dépigmentation volontaire a été évoquée, avec des alertes sur les désordres pigmentaires liés à l’usage prolongé de produits non contrôlés.
Dans ce contexte, le rôle du pharmacien est jugé essentiel. « La pharmacie reste souvent le premier point de contact du patient », a indiqué SR Coulibaly Esther, insistant sur l’importance d’un conseil adapté et d’un accompagnement.
La rencontre a aussi permis de présenter des avancées en dermo-cosmétique, axées sur des solutions agissant sur la production de mélanine et l’inflammation, tout en intégrant la protection solaire.
En conclusion, les spécialistes ont insisté sur la prévention. « La protection solaire et l’éducation des patients restent essentielles », a rappelé le Professeur Kalogua.
La session a également été marquée par la présentation d’un sérum anti-taches, Mela B3, développé pour agir sur les mécanismes précoces de la pigmentation. Une innovation qui s’inscrit dans la recherche de solutions mieux adaptées aux peaux noires, face à une problématique encore insuffisamment maîtrisée en Afrique de l’Ouest.
JB

