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Économie Publié le mercredi 1 juillet 2026 | Abidjan.net

Côte d’Ivoire/ HSE Week 2026 : le ministre Abou Bamba alerte sur les risques de la pollution plastique

 Côte d’Ivoire/ HSE Week 2026 : le ministre Abou Bamba alerte sur les risques de la pollution plastique
© Abidjan.net Par SERGE TAPE
Cérémonie d'ouverture officielle de la semaine HSE Week 2026

La cérémonie officielle de la Semaine Health Safety and Environment (HSE) 2026 d’Eni Côte d’Ivoire s’est tenue mardi 30 juin 2026 au Radisson Blu Hotel d’Abidjan Airport, sous le parrainage du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba qui, dans un message, a alerté sur les risques de la pollution plastique. 

Cette édition 2026 vise à renforcer la culture de la prévention, de la sécurité et de la protection de l’environnement au sein de l’entreprise et de l’ensemble de ses parties prenantes, note-t-on. 


Placée sous le signe de la responsabilité environnementale et de la sécurité, cette semaine fait suite à une opération de Beach Cleaning organisée le week-end dernier, qui a permis de nettoyer deux kilomètres de plage et de collecter plus de sept tonnes de déchets plastiques.


Le ministre Abou Bamba a souligné l’ampleur des défis environnementaux auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, 11 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées chaque année dans les océans. 


La Côte d’Ivoire produit à elle seule plus de 460 000 tonnes de déchets plastiques par an, dont 50 % sont rejetés directement dans la nature, tandis que le taux de recyclage reste très faible, variant entre 3 et 20 % dans les meilleurs des cas. La ville d’Abidjan produit 280 tonnes de ces déchets, dont seulement 10 % sont ramassés et 3 % recyclés.

« Si nous ne changeons pas notre mode de production et de consommation, ce volume pourrait presque doubler d’ici 2040 », a averti le ministre, précisant que cette pollution détruit les écosystèmes marins, menace la biodiversité, fragilise les activités de pêche et de tourisme et favorise la présence de microplastiques jusque dans l’alimentation humaine.


M. Bamba a également alerté sur les conséquences économiques du changement climatique. Selon les modélisations de la Banque mondiale, le PIB réel de la Côte d’Ivoire pourrait sous-performer jusqu’à 13 % d’ici 2050 si les tendances actuelles se poursuivent, principalement en raison des effets thermiques sur la productivité au travail, des perturbations des pluies sur la production agricole, ainsi que des inondations et de l’élévation du niveau de la mer sur le capital physique et naturel. 

« Cela implique que 1,6 million de nos compatriotes pourraient basculer dans la pauvreté d’ici 2050 », a-t-il déclaré.


Le ministre a rappelé le cadre juridique en vigueur, notamment le décret de 2013 interdisant la production, l’importation, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques à usage unique, dont les contrevenants s’exposent à des peines de prison pouvant aller jusqu’à 20 ans et une amende pouvant atteindre 100 millions de francs CFA. 

Le ministre a salué l’engagement d’Eni Côte d’Ivoire et félicité la compagnie pour son rapport local sur le développement durable 2024, ainsi que pour l’organisation de cette semaine HSE et l’opération de Beach Cleaning. 


Il a invité l’ensemble des opérateurs économiques à se conformer au code de l’environnement, à moderniser leurs équipements, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à contribuer à l’objectif national de réduction de 33,07 % des émissions d’ici 2030, dans le cadre de la contribution déterminée au niveau national 3.0.

« La culture HSE ne doit pas être perçue comme une simple exigence réglementaire. Elle constitue un investissement stratégique qui protège les travailleurs, améliore la performance des entreprises, réduit les coûts liés aux accidents de travail et renforce la compétitivité de notre économie », a insisté Abou Bamba, avant de déclarer officiellement ouverte la Semaine HSE 2026.


Le directeur général d’Eni Côte d’Ivoire, Luca Faccenda, a pour sa part souligné que la HSE n’est pas une obligation réglementaire parmi d’autres, mais « une valeur fondamentale qui guide chacune de nos décisions, chacun de nos projets et chacune de nos opérations ». 


Il a réaffirmé l’ambition de l’entreprise de garantir un environnement de travail sûr pour tous, de prévenir les risques, de protéger les personnes et de préserver les ressources naturelles, tout en contribuant positivement au développement des territoires dans lesquels elle opère.

« Les défis auxquels nous sommes confrontés, changement climatique, transition énergétique, protection de la biodiversité et sécurité industrielle, exigent des réponses collectives. Aucun acteur ne peut les relever seul », a déclaré M. Faccenda.


Il a réaffirmé la volonté d’Eni Côte d’Ivoire de poursuivre sa collaboration étroite avec les autorités ivoiriennes, les communautés et l’ensemble des parties prenantes pour construire un modèle de développement conciliant performance énergétique, responsabilité environnementale et progrès social.


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