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Société Publié le lundi 6 juillet 2026 | Présidence

La Première Dame, Madame Dominique Ouattara, lors du Global Leadership by Women Summit 2026: « La réussite n'a de sens que si elle est mise au service des autres »

La Première Dame, Madame Dominique Ouattara, lors du Global Leadership by Women Summit 2026: « La réussite n'a de sens que si elle est mise au service des autres »
© Présidence Par David Zamblé
2 édition du Global Leadership by Women Summit à Marseille-France
Lundi 6 juillet 2026. Marseille-France. La Première Dame, Madame Dominique Ouattara lance un appel pour un monde plus juste lors de la 2 édition du Global Leadership by Women Summit

La Première Dame, Madame Dominique Ouattara a parrainé la 2e édition du Global by Women Summit 2026, ce lundi 6 juillet 2026, à Marseille. Nous vous proposons l’intégralité de son discours lors de ce sommet.


Mesdames et Messieurs,




Je suis heureuse d’être avec vous ce matin, pour cette seconde édition du Global Leadership by Women Summit.




Je voudrais avant tout propos, saluer chaleureusement Mesdames les Ministres Sabrina Roubache, représentant Monsieur le Président de la République française, et Elisath Moreno, que je retrouve avec grand plaisir. Merci pour votre présence à cette session.




Je souhaiterais saluer également, Madame Tanya Saadé, Présidente de la Fondation CMA CGM, dont le parcours et l’engagement humanitaire sont remarquables.




Mes salutations et remerciements vont aussi à Madame Chiara Corazza, conseillère spéciale de ce sommet ; ainsi qu’à Monsieur Jean-Christophe Tortora, Directeur Général Délégué de CMA Média, que je remercie pour son propos introductif.




Je salue enfin, toutes les personnalités du monde entier, qui prennent part à cette importante conférence dédiée au leadership féminin.


Mesdames et Messieurs,




Lorsque j’ai été conviée à partager mon expérience sur « la générosité et la vision au bénéfice des futures générations », je n’ai pas hésité à accepter ; car ce sujet est depuis plusieurs années, au cœur de mes préoccupations.




Avant de me consacrer pleinement à cette mission, j’ai eu l’heureuse expérience de mener une carrière bien remplie dans le secteur privé. J’ai commencé dans l’immobilier au début des années 80, avec la création du Groupe AICI International que j’ai présidé, et qui s’est progressivement imposé comme une référence en Côte d’Ivoire, en Afrique et en France.




Plus tard, j’ai acquis et développé le Groupe Jacques Dessange aux Etats-Unis, spécialisé dans les produits et services de beauté. Je suis devenue PDG de la compagnie French Beauty Services qui regroupait les franchises, les écoles de coiffure et les instituts de beauté de la marque à New-York et Washington, ainsi que partout aux Etats-Unis. Ces expériences m’ont beaucoup apporté, notamment la rigueur, l’autonomie et le sens des responsabilités.




Elles ont surtout forgé en moi, la conviction que la réussite n’a de sens que si elle est mise au service des autres.




C’est dans ce contexte, qu’au cours des années 90, j’ai commencé à m’investir dans des actions sociales en faveur des enfants vulnérables en Afirque et, progressivement, des femmes en détresse. En 1998, j’ai créé la Fondation Children of Africa à partir de Washington, pour structurer et amplifier cet engagement.


En 2011, suite à l’accession de mon Époux, le Président Alassane Ouattara, à la Magistrature Suprême de Côte d’Ivoire, j’ai renoncé à toutes mes activités professionnelles pour me consacrer au bien-être des populations vulnérables de mon pays, particulièrement les femmes et les enfants.




Mesdames et Messieurs,




En créant la Fondation Children of Africa, j’avais la ferme volonté de venir en aide aux jeunes enfants oubliés dans les rues.


A cette époque, j’étais déjà convaincue que pour s’épanouir, notre jeunesse n’avait besoin que d’un cadre adéquat.




Ce cadre, nous l’avons mis en place progressivement, sur la base d’une conviction simple : un enfant correctement instruit, soigné et protégé, deviendra plus tard un jeune adulte épanoui, accompli et utile à son pays. C’est ainsi qu’à travers la Fondation Children of Africa, nous avons fait de l’accès à l’éducation, à la santé et au bien-être social, le cœur de notre engagement.


Mesdames et Messieurs,




La Fondation œuvre dans le secteur de l’éducation, en construisant et en équipant des écoles primaires et secondaires, afin de maintenir nos enfants à l’école et leur assurer une instruction adaptée et de bonnes conditions d’apprentissage. Nous souhaitons ainsi, leur permettre d’acquérir des connaissances solides pour l’avenir.




Ainsi, dès les années 2000, nous avons construit un lycée de jeunes filles à Kong, dans le nord de la Côte d’Ivoire, afin de leur donner de meilleures chances de réussite. Il est devenu ensuite, un lycée mixte d’excellence, comptant plus de 2 000 élèves.




Depuis lors, nous avons réalisé plusieurs autres infrastructures scolaires à travers la Côte d’Ivoire, ainsi que des cantines et des salles multimédias, afin de maintenir les enfants à l’école. C’est de cette façon qu’en octobre 2020, nous avons construit le Groupe scolaire d’excellence Children of Africa, dont les 700 élèves sont entièrement pris en charge par la Fondation.




Cet établissement a été construit à Abobo, un quartier populaire d’Abidjan ; pour porter cette même ambition d’offrir une éducation de qualité à nos enfants quelle que soit leur classe sociale. Et cette école remporte chaque année, les meilleurs résultats de Côte d’Ivoire, pour notre plus grande fierté.




À cela s’ajoutent nos dix bibliobus, qui sillonnent le pays, pour rendre la lecture accessible à ceux qui en sont le plus éloignés. Les bibliobus sont équipés également d’ordinateurs, de films et d’une connexion internet, pour permettre aux enfants de naviguer, faire des recherches et découvrir le monde.


Et parce que nous croyons fermement qu’un enfant qui apprend, peut davantage se projeter dans l’avenir, nous distribuons chaque année, des milliers de kits scolaires aux enfants démunis à travers la Côte d’Ivoire. Cette initiative permet de soutenir les familles vulnérables dans la scolarisation de leurs enfants.







Mesdames et Messieurs,


L’éducation, si essentielle soit-elle, ne pourrait suffire si l’enfant n’est pas en bonne santé physique.


C’est pour cette raison que nous sommes également engagés dans le secteur de la santé.




En 2018, nous avons construit et équipé l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, qui est un établissement de dernière génération, spécialisé dans les soins de la mère et de l’enfant. Dans cet hôpital à but non lucratif, 25% des patients sont pris en charge gratuitement. Par ailleurs, l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville prend en charge gratuitement, 99% des cas de cancers pédiatriques reçus.


Avec nos partenaires, nous intervenons également sur des pathologies plus rares, comme les cas de sténoses caustiques ; ou encore la pose d’implants cochléaires pour les enfants malentendants. 




En 2024, afin d’assister les familles des enfants hospitalisés, nous avons ouvert une Maison de Vie, en partenariat avec la Fondation Lalla Salma du Maroc. Cet espace annexé à l’hôpital, est destiné à héberger gratuitement les familles dont les enfants suivent de longs traitements.




Par ailleurs, une nouvelle aile de cardiologie pédiatrique est aujourd’hui en fin de construction et d’équipement à l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville. Cette nouvelle unité permettra de procéder à des chirurgies cardiaques à cœur ouvert sur des enfants malades, afin de sauver davantage de vies.




Mesdames et Messieurs,


Un enfant en bonne santé et correctement instruit, doit encore être protégé de tout ce qui pourrait affecter son intégrité physique et morale.


C’est pour aider à protéger nos enfants, que nous nous engageons également dans le secteur de la protection sociale.




A ce titre, je préside depuis 2011, le Comité National de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants, en partenariat avec les organisations du système des Nations Unies, ainsi que les ONG nationales engagées pour la protection des enfants.


Cette action commune, suivie de près par le Bureau du Travail Américain, permet de soustraire nos enfants de la traite et de l’exploitation dans nos plantations notamment. Il faut rappeler ici que la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao.




C’est pourquoi il nous appartient, collectivement, de veiller à ce que ce cacao ne soit pas cultivé au détriment de nos enfants. Grâce à ces efforts conjugués, notre pays s’engage résolument vers une filière cacaoyère plus responsable : un cacao durable, cultivé sans travail des enfants et que les consommateurs, les industriels et les distributeurs du monde entier peuvent acquérir en toute conscience.




Dans ce cadre, nous avons construit plusieurs centres d’accueil à Abidjan et à l’intérieur du pays, afin de venir en aide aux enfants en difficulté, de les recueillir et de leur offrir le cadre de vie dont ils ont besoin pour s’épanouir.




La Case des Enfants est le premier orphélinat que nous avons créé en 1998 et qui a été réhabilité l’an dernier, pour pouvoir accueillir plus d’enfants dans un environnement plus convivial et agréable.




Aujourd’hui, la Fondation s’apprête à construire une Maison de la Jeunesse, afin d’accueillir nos jeunes et leur offrir un cadre d’épanouissement socio-culturel répondant à leurs centres d’intérêts.


En effet, comme vous devez le savoir, les Nations Unies annoncent que d’ici 2050, quatre jeunes sur dix dans le monde seront africains. Et selon les projections de l’Union Africaine, d’ici 2030, les moins de trente-cinq ans représenteront jusqu’à 75 % de la population de l’Afrique. Ces chiffres sont venus appuyer nos réflexions, car cette jeunesse est une force vive, qu’il convient d’accompagner avec la plus grande attention. Il nous faut prendre les préoccupations des nouvelles générations à bras-le-corps, afin de leur offrir de meilleures perspectives.


Mesdames et Messieurs,




Aucun enfant ne peut véritablement s’épanouir si sa mère, elle-même, demeure vulnérable. C’est pourquoi nous avons voulu agir en parallèle auprès des mamans, afin d’aider au maintien de l’équilibre familial des enfants.




C’est ainsi qu’en 2012, pour faciliter l’inclusion financière des femmes de Côte d’Ivoire, nous avons créé un fonds de microcrédit appelé le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire, avec l’aide du Président de la République.


Ce fonds a permis, depuis sa mise en œuvre, à plus de deux millions de personnes de sortir de la pauvreté, partout dans le pays.




Dans la même optique, et afin d’assurer une meilleure protection aux femmes et aux enfants victimes de violence, nous avons inauguré en 2025, à Adiaké, la Maison des femmes « Safe Home ». Cette maison a pour objectif de recueillir, prendre soin et aider les femmes et les jeunes filles victimes de violences à se reconstruire.


Toutes ces actions n’auraient pas pu être réalisées, sans l’importante contribution de nos donateurs, que je tiens à remercier chaleureusement.




Mesdames et Messieurs,




J’aimerais pour terminer, remercier les organisateurs de ce bel évènement, de m’avoir conviée à partager mon expérience à cette tribune.




J’espère sincèrement que vous serez convaincus du fait que la générosité, lorsqu’elle est portée par une vision forte, peut transformer des vies et impacter durablement des communautés, partout à travers le monde.




Aux décideurs présents ici aujourd’hui, j’aimerais vous encourager à consacrer autant que possible, une part de votre réussite au bien-être de ceux qui n’ont pas encore la latitude de se construire seuls. Car il n’y a pas de petits gestes d’avenir, il n’y a que de grandes actions humaines à conduire.


Je vous remercie.

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