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Économie Publié le jeudi 9 juillet 2026 | Abidjan.net

PND 2026-2030 : Sidi Tiémoko Touré dévoile une stratégie de 2 875 milliards FCFA pour accélérer la souveraineté alimentaire de la Côte d'Ivoire

PND 2026-2030 : Sidi Tiémoko Touré dévoile une stratégie de 2 875 milliards FCFA pour accélérer la souveraineté alimentaire de la Côte d'Ivoire
© Abidjan.net Par DR
PND 2026-2030 : Sidi Tiémoko Touré dévoile une stratégie de 2 875 milliards FCFA pour accélérer la souveraineté alimentaire de la Côte d'Ivoire
09 Juillet 2026

Abidjan, 9 juillet 2026 – La Côte d'Ivoire entend faire de son secteur des ressources animales et halieutiques un puissant levier de croissance économique, de création d'emplois et de souveraineté alimentaire. À l'occasion de la deuxième journée du Groupe consultatif du Plan national de développement (PND 2026-2030), tenue jeudi au Sofitel Hôtel Ivoire d'Abidjan, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a présenté une feuille de route ambitieuse reposant sur des réformes structurelles, un vaste programme d'investissements et un partenariat renforcé avec le secteur privé.




Un secteur stratégique encore fortement dépendant des importations


Devant les partenaires techniques et financiers, les investisseurs ainsi que les acteurs du développement, le ministre a dressé un état des lieux contrasté du secteur. Bien qu'il représente plus de 2,8 millions d'emplois directs et indirects, principalement occupés par les jeunes et les femmes, le pays demeure largement dépendant des importations pour satisfaire ses besoins en protéines animales.



En 2024, les taux de couverture des besoins nationaux étaient de 49 % pour les viandes et abats, 15 % pour le lait et les produits laitiers, et seulement 12 % pour les produits halieutiques. Cette situation entraîne une facture annuelle estimée à 782 milliards de FCFA, un poids important sur la balance commerciale ivoirienne.



Pour Sidi Tiémoko Touré, cette dépendance contraste avec les immenses atouts du pays, notamment ses 566 kilomètres de façade maritime, sa Zone économique exclusive de 200 000 km², près de 11 millions d'hectares de pâturages exploitables et une population jeune représentant près de 75 % des habitants.




Des réformes destinées à attirer les investisseurs


Pour renforcer l'attractivité du secteur, le ministre a annoncé plusieurs réformes majeures.


Parmi elles figurent l'opérationnalisation du Fonds de promotion des productions animales et halieutiques (FPPAH), la mise en service des 14 Zones de développement de l'économie animale et de l'économie bleue (ZODECAB), l'ouverture d'un guichet unique dédié aux investissements, ainsi que le déploiement d'un système numérique national d'identification et de traçabilité du bétail.


Le gouvernement prévoit également de consolider les 11 Centres d'application et de spécialisation (CAS) afin de renforcer la formation, la recherche, l'innovation et l'encadrement des producteurs.



Selon Sidi Tiémoko Touré, ces dispositifs offriront aux investisseurs un environnement plus sécurisé, des avantages fiscaux et un meilleur accès aux infrastructures et aux financements.


Des opportunités dans toutes les filières




Le ministre a mis en avant plusieurs segments jugés particulièrement porteurs.


L'aviculture demeure le marché le plus dynamique, tandis que l'aquaculture est appelée à connaître la plus forte croissance grâce au développement de la production intensive de tilapia, de silure et d'espèces marines.



La modernisation de la pêche, la construction de débarcadères modernes, le développement d'unités de transformation, la fabrication d'aliments pour bétail ainsi que la valorisation des sous-produits agro-industriels figurent également parmi les créneaux offrant les meilleures perspectives de rentabilité.




Au-delà du marché ivoirien de 32 millions d'habitants, le ministre a souligné que les investisseurs pourront accéder à un marché sous-régional de plus de 141 millions de consommateurs, ainsi qu'à un marché régional estimé à 424 millions d'habitants.




L'objectif : réduire les importations et créer 1,5 million d'emplois




À l'horizon 2030, les ambitions affichées par le gouvernement sont élevées.




Il prévoit notamment de porter le taux de couverture des besoins nationaux en protéines animales de 36 % à 75 %, de créer 1,5 million d'emplois supplémentaires, de doubler la contribution du secteur au PIB agricole, en la faisant passer de 8,3 % à 16 %, tout en réduisant sensiblement la facture des importations.




En conclusion de son intervention, Sidi Tiémoko Touré a lancé un appel aux investisseurs nationaux et internationaux, estimant que le développement de l'économie animale et de l'économie bleue constitue désormais l'un des principaux moteurs de la transformation économique de la Côte d'Ivoire.




Le gouvernement entend faire du secteur un pilier de la souveraineté alimentaire, de la compétitivité économique et de la création de richesses, conformément aux ambitions du Plan national de développement 2026-2030.


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