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Société Publié le vendredi 21 août 2026 | Le Nouveau Réveil

Face au corps préfectoral, les représentants du Parlement et des collectivités territoriales : Le ministre Koffi N’guessan donne les remèdes du redressement de l’école ivoirienne

Face au corps préfectoral, les représentants du Parlement et des collectivités territoriales : Le ministre Koffi N’guessan donne les remèdes du redressement de l’école ivoirienne
© Le Nouveau Réveil Par DR
Le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Koffi N’Guessan

Vos enfants sont bons. C’est le système qu’ensemble nous allons changer. » Par cette phrase, le ministre de l’Éducation nationale, Koffi N’guessan, a donné le ton. Dans un exercice grand oral, à Yamoussoukro, devant le corps préfectoral, les représentants du Parlement et des collectivités territoriales…, le mercredi 19 août dernier, il a livré une vision ambitieuse : « Faire de l’école ivoirienne un espace de confiance, d’excellence et de rêve ». Pour lui, les talents existent, mais c’est l’environnement et l’organisation qu’il faut transformer.



L’ENVIRONNEMENT COMME PREMIER LEVIER


« L’école doit inspirer confiance par son cadre. » Le ministre, rappelant son passage à la tête de l’INPHB de Yamoussoukro, a fait mention de son surnom de « Koffi Gazon », hérité de son combat pour des établissements propres, verdoyants et accueillants. De cette expérience qui a valu à l’INPHB plusieurs accords de partenariat, il a invité les premiers responsables des établissements scolaires, à travailler à assainir leur environnement scolaire. À ses yeux, la discipline et la solidarité naissent d’abord d’un environnement respectueux, où les enfants se sentent considérés. « Si vous n’aimez pas les enfants des autres, vous ne pouvez pas faire ce métier. »



 LA CONFIANCE DES LE PRIMAIRE


« Tout commence au CP1. » Pour Koffi N’guessan, la reconstruction passe par la formation des instituteurs. Le CAFOP doit redevenir un lieu de préparation solide, avec des manuels uniques et adaptés aux réalités locales. L’objectif : redonner assurance aux enseignants et des bases solides aux élèves, notamment en calcul et en français. « Le centre de développement des curricula existe à Bouaké. Nous allons en construire un autre, ici, à Yamoussoukro pour l'école primaire. Et ici, les ouvrages qui seront utilisés dans notre système, seront faits par nous-mêmes, le contenu sera fait par vous-même, par les enseignants, ici, à Yamoussoukro. Et de la 6e jusqu'à la terminale, on va créer le centre à Bouaké, de sorte que du CP1 à la terminale, le contenu des ouvrages en mathématiques, en physique, sera fait par vous et en fonction de nos réalités. »



METTRE UN ACCENT SUR LES FILIERES TECHNIQUES ET MULTIPLIER LES ECOLES POLYTECHNIQUES


« Ce n’est pas la base qu’il faut construire, c’est le sommet. » Le ministre plaide pour un retour en force des Bacs techniques (E, F1, F2, F3) et la création de classes préparatoires aux grandes écoles. À terme, il veut multiplier les écoles d’ingénieurs afin de répondre aux besoins du pays et d’offrir aux jeunes des perspectives claires : « Je vais rencontrer le Président de la République. Les Universités, c'est bien, mais ce n'est pas ça qui a permis à l'Asie du Sud-Est d'être là aujourd'hui comme premier partenaire. Voici ce qui a permis à la Corée du Sud aujourd'hui et à la Chine de nous dominer. Le Bac E, le Bac F1 et le Bac F2.


Le Bac E, ce sont les mathématiques et les techniques. Le Bac F1, c'est la construction mécanique. Le Bac F2, c'est électronique. Et le Bac F3, c'est électricité. Si vous associez F2, F3, ça donne la mécatronique. Voilà ce qui a changé la Corée du Sud et la Chine… Ce n’est pas la multiplication des écoles primaires qui garantit l’avenir, mais la construction d’écoles d’ingénieurs et de filières supérieures attractives. »



AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIE DES ENSEIGNANTS


« Comment voulez-vous qu’un instituteur enseigne sans logement décent, sans eau potable, sans électricité ? » A ces interrogations, le ministre insiste sur la création des cantines scolaires, des centres médico-scolaires dans les zones reculées et l’équipement desdites zones reculées en énergie solaire « Les enseignants doivent être mis en confiance par des conditions de vie dignes, afin de mieux transmettre leur savoir… », a-t-il fait noter avec insistance sur la pratique du sport. Pour lui, le sport est un outil de brassage et de confiance. Des championnats scolaires doivent être instaurés pour développer l’esprit d’équipe et éloigner les élèves des pratiques de superstition. Le sport devient ainsi un vecteur de discipline et de rêve collectif. « Si les enfants ont quelque chose à perdre, ils resteront tranquilles. »


La vision du ministre repose sur une conviction forte : l’école ivoirienne peut redevenir un moteur de développement et de fierté nationale. En misant sur la confiance, l’environnement, la diversification des filières et l’amélioration des conditions de vie. Il appelle chaque acteur, enseignants, parents, élèves, autorités, à contribuer à la renaissance de l’éducation.


JEAN PAUL LOUKOU

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