Arrivé à la tête du District Autonome d'Abidjan en janvier 2024, le ministre-gouverneur Ibrahima Cissé Bacongo a engagé une série de chantiers de réhabilitation et d'aménagement, avec une méthode revendiquant la présence quotidienne sur le terrain.
Ancien maire de Koumassi, présenté comme "bâtisseur" par son entourage, M. Bacongo a fait de la restauration de l'ordre urbain et de la réhabilitation de sites stratégiques les axes majeurs de son action, selon un bilan diffusé par la direction de la communication du District Autonome d'Abidjan (DAA).
Parmi les chantiers cités figure la réhabilitation de la Maison de la Presse, à Abidjan-Plateau. Sollicité un mercredi par des journalistes ivoiriens pour la remise en état du bâtiment, le ministre-gouverneur fait déployer des engins dès le lendemain. Les travaux sont toujours en cours.
A Treichville, le quartier de Gbattanikro, longtemps confronté au défaut d'éclairage public, à l'absence d'assainissement et à la dégradation des voies, a bénéficié d'une opération de requalification, selon la Dircom. Des habitants interrogés évoquent une "métamorphose" du quartier.
Autre site emblématique: la baie du Banco, à l'entrée nord d'Abidjan. Marquée par l'insalubrité et les occupations anarchiques, cette zone a fait l'objet d'opérations de dégagement des emprises et d'aménagement de ses abords.
A Adjamé, le District met en avant plusieurs interventions: le programme des 220 Logements, axé sur la reprise des voiries et réseaux, la construction de gares multimodales destinées à mieux organiser les flux de transport dans ce carrefour majeur de la mobilité abidjanaise, et la mise à disposition de magasins pour les commerçantes. La mosquée Salam d'Adjamé a également été réhabilitée.
Sur le plan institutionnel, l'Hôtel du District fait l'objet d'une réhabilitation complète. Son ouverture officielle est annoncée, sauf changement, pour janvier prochain. A Treichville, des travaux sont en cours au Canal aux Bois pour l'assainissement du site.
Au-delà des infrastructures, le District a engagé une action sur la restauration de l'ordre urbain. Cela s'est traduit par des opérations contre la mendicité sur les grands axes, le dégagement des espaces situés sous les ponts et échangeurs, et la lutte contre l'usage des "wottro", charrettes à bras utilisées pour le transport et le dépôt de marchandises et de déchets.
Pour pérenniser cette politique, le District Autonome d'Abidjan a créé une Brigade de lutte contre le désordre urbain, chargée d'assurer une présence régulière sur le terrain et de veiller au respect des règles d'occupation du domaine public.
"Transformer Abidjan ne consiste pas seulement à construire ou à réhabiliter. Il faut aussi restaurer le respect de la ville et faire de son entretien une responsabilité partagée", souligne la DIRCOM du DAA dans son bilan.
L'enjeu pour l'institution reste désormais de maintenir le rythme des réalisations et d'inscrire les acquis dans la durée, dans une capitale économique de plus de six millions d'habitants confrontée à une urbanisation rapide.
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