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Économie Publié le mardi 22 septembre 2026 | Abidjan.net

Côte d'Ivoire: BNI consacre sa 3e Journée des risques au secteur minier

Côte d'Ivoire: BNI consacre sa 3e Journée des risques au secteur minier
© Abidjan.net Par Franck N'Guessan
Cérémonie d’ouverture de la 3ème édition de la journée risques à la BNI
La 3ème édition de la journée risques s’est ouverte ce mardi 22 septembre 2026 au Centre intégré de la BNI à Cocody autour du thème central : Le secteur minier comme moteur de croissance : enjeux, opportunités et maîtrise des risques pour la BNI.

La Banque nationale d’investissement (BNI) de Côte d’Ivoire veut renforcer sa capacité à accompagner le développement du secteur minier tout en maîtrisant les risques liés à son financement. Cet enjeu était au cœur de la troisième édition de la Journée des risques de la banque, organisée ce mardi 22 septembre 2026 autour du thème : « Le secteur minier comme moteur de croissance : enjeux, opportunités et maîtrise des risques pour la BNI ».


À cette occasion, le directeur général de la BNI, Youssouf Fadiga, a souligné la nécessité pour l’institution de concilier financement de la croissance et préservation de sa solidité financière. « Toute opportunité de croissance s’accompagne de responsabilité », a-t-il relevé, estimant que l’enjeu pour la BNI n’est pas seulement d’identifier les projets à financer, mais également de savoir comment accompagner la transformation économique « avec ambition, discernement et rigueur ».

Selon lui, le secteur minier présente d’importantes perspectives en matière d’investissement, de création de valeur et de développement des activités connexes. Son financement nécessite toutefois une connaissance approfondie des acteurs, des cycles d’exploitation, des modèles économiques et des risques propres à cette industrie.


Pour la BNI, l'objectif consiste à accompagner les acteurs stratégiques du secteur tout en préservant la qualité de ses engagements.

Le sous-thème consacré à la construction d’un « portefeuille de crédits performants, résilients et créateurs de valeur » traduit cette orientation. Youssouf Fadiga a insisté sur plusieurs conditions nécessaires à cet objectif : la qualité de l’analyse, la pertinence de la structuration des financements, la fiabilité de l’information et la rigueur dans le suivi des engagements.


Le directeur général a également défendu une approche collective de la gestion des risques. « La maîtrise des risques est une responsabilité collective », a-t-il affirmé, rappelant que chaque direction, chaque fonction et chaque collaborateur concerné contribue à la qualité du portefeuille de la banque.


Dans cette perspective, la culture du risque ne doit pas être considérée comme une contrainte, mais comme un dispositif permettant de sécuriser les ambitions de la banque, d'améliorer la qualité des décisions et de soutenir sa performance dans la durée.


La transformation technologique constitue également un axe important des réflexions de cette troisième édition.

Youssouf Fadiga a notamment évoqué les possibilités offertes par l’intelligence artificielle et la data pour enrichir les analyses, anticiper les signaux de risque et améliorer le pilotage du portefeuille.

Ces outils, a-t-il toutefois souligné, doivent rester au service d’une « gouvernance rigoureuse » et d’une « décision humaine éclairée ».


Les travaux de la Journée des risques ont ainsi permis d'aborder les opportunités liées au secteur minier, les enjeux du risque de crédit ainsi que les nouvelles perspectives offertes par les technologies dans le pilotage et l'anticipation des risques.


Dans son intervention, le directeur de la gestion des risques, Bernardin Tabé, a pour sa part insisté sur la nécessité de faire de la maîtrise des risques une responsabilité partagée au sein de la BNI.

Il a rappelé que cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des précédentes rencontres, dont l’une avait notamment porté sur le secteur immobilier.

Pour la direction de la gestion des risques, l’enjeu est de permettre à la banque de mieux appréhender les mutations de l’économie ivoirienne et d'adapter ses mécanismes d'analyse et de surveillance aux nouveaux secteurs de financement. « La culture du risque ne relève pas uniquement de la responsabilité de la Direction de la gestion des risques. Elle est l’affaire de tous », a-t-il insisté.


La rencontre a réuni plusieurs partenaires, intervenants, panélistes et collaborateurs de la BNI, certains ayant également suivi les travaux à distance.


En clôturant la cérémonie, Youssouf Fadiga a appelé les équipes de la banque à faire de la maîtrise des risques « un véritable avantage stratégique », estimant qu’elle doit être perçue non comme un frein à la croissance, mais comme « la condition de sa solidité ».


« Non pas une simple obligation mais une culture, non pas la responsabilité de quelques-uns mais l’engagement de tous », a-t-il déclaré.


Le DG de la BNI a ensuite déclaré ouverte la troisième édition de la Journée des risques, appelant à des échanges concrets et orientés vers l’action afin de transformer les enseignements de la rencontre en engagements durables.


Cyprien K.

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