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Économie Publié le mardi 29 septembre 2026 | Abidjan.net

Côte d'Ivoire/Mobilité: Go Cab accélère sa transition vers l’électrique et vise 3 000 véhicules en 2027

Côte d'Ivoire/Mobilité: Go Cab accélère sa transition vers l’électrique et vise 3 000 véhicules en 2027
© Abidjan.net Par CK
Go Cab célèbre ses deux années d’activité à Abidjan
Jeudi 24 septembre 2026. Abidjan. Go Cab a célébré ses deux années d’activité à Abidjan, en présence de ses cofondateurs, Azamat Sultan et Hendrick Ketchemen, des membres du gouvernement, de ses dirigeants, des responsables de ses huit marchés, ainsi que de partenaires et de chauffeurs.

À l’occasion de ses deux ans d’activité, Go Cab entend renforcer sa présence sur le marché ivoirien du transport avec chauffeur (VTC) et accélérer sa transition vers la mobilité électrique. L’entreprise, qui revendique une flotte de 1 500 véhicules en circulation en Côte d’Ivoire, ambitionne d’atteindre 2 000 véhicules d’ici à la fin de l’année 2026, puis 3 000 en 2027, dont la moitié sera électrique.


L’annonce a été faite le jeudi 24 septembre 2026 lors de la célébration des deux années d’activité de l’entreprise à Abidjan, en présence de ses cofondateurs, Azamat Sultan et Hendrick Ketchemen, de ses dirigeants, des responsables de ses huit marchés, ainsi que de partenaires et de chauffeurs. Un représentant du ministère des Transports et des Affaires maritimes et l’ambassadeur du Royaume-Uni en Côte d’Ivoire ont également pris part à cette rencontre.


Lancée officiellement en août 2024 en Côte d’Ivoire, son premier marché, Go Cab est aujourd’hui présente dans huit pays : la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, le Maroc, le Chili, l’Angola, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Selon Moulaye Tabouré, Country Manager de Go Cab Côte d’Ivoire, l’entreprise a levé 45 millions de dollars et réalisé plus de 20 millions de dollars de chiffre d’affaires. « Go Cab est une mobility fintech, donc une startup qui permet aux chauffeurs VTC de travailler avec un véhicule qui leur appartiendra au bout de trois ans, simplement en faisant leur travail quotidien et en ayant la discipline financière nécessaire », a expliqué Moulaye Tabouré.


Ce modèle constitue l’un des piliers de la stratégie de l’entreprise. Il permet aux chauffeurs partenaires de devenir propriétaires de leur véhicule au terme de trois années d’activité, sous réserve du respect des conditions prévues. Pour les responsables de Go Cab, cette formule contribue à favoriser l’autonomisation économique des conducteurs et à leur permettre de construire progressivement leur propre activité.


Selon Moulaye Tabouré, Go Cab Côte d’Ivoire emploie directement plus de 130 personnes, sans compter les emplois générés par les chauffeurs, les garages et les autres activités liées à son fonctionnement.


Sur le plan environnemental, Go Cab revendique actuellement 200 véhicules électriques en circulation en Côte d’Ivoire. L’entreprise présente cette flotte comme la plus importante du secteur des VTC électriques dans le pays et en Afrique de l’Ouest.


Pour accélérer cette évolution, elle a décidé de ne plus investir dans de nouveaux véhicules thermiques à partir de 2026. L’objectif affiché est de porter sa flotte à 3 000 véhicules en 2027, dont 50 % de véhicules électriques. À plus long terme, l’entreprise ambitionne de disposer d’une flotte composée d’au moins 70 % de véhicules électriques dans deux ans.


Cette orientation répond également à un enjeu économique pour les chauffeurs, confrontés aux dépenses liées au carburant. Ali Ouattara, directeur de l’innovation chez Go Cab, a souligné les économies que pourrait générer l’utilisation des véhicules électriques.


Selon lui, un chauffeur VTC utilisant un véhicule thermique peut dépenser entre 50 000 et 80 000 FCFA par jour en carburant. À l’inverse, les véhicules électriques exploités par l’entreprise permettraient de réduire considérablement cette charge. « Avec les voitures électriques qu’on a mises aujourd’hui en circulation, il faut à peine environ 2 500 francs pour faire le plein dans cette logique-là. Et avec 100 % de charge, je peux faire 400 kilomètres », a-t-il indiqué, estimant les dépenses énergétiques à environ 30 % de celles d’un véhicule thermique.


Au-delà des économies réalisées par les conducteurs, Go Cab met en avant les bénéfices environnementaux de cette transition, notamment la réduction des émissions de carbone et des nuisances sonores.


La généralisation des véhicules électriques en Côte d’Ivoire reste toutefois liée au développement des infrastructures de recharge et à la disponibilité de l’énergie. Un enjeu relevé par Philippe Kouhon, conseiller du ministre des Transports et des Affaires maritimes.


Il a rappelé que le transport électrique est déjà encadré par des textes en Côte d’Ivoire, tout en soulignant la nécessité d’adapter les infrastructures et le cadre réglementaire à l’évolution du secteur. « Le véhicule électrique va demander beaucoup d’infrastructures. Quand je parle de bornes de recharge, il faut de l’électricité. Est-ce que la Côte d’Ivoire produit assez d’électricité pour alimenter tous ces véhicules qui vont venir ? », a-t-il interrogé.


Selon lui, plusieurs départements ministériels, notamment ceux chargés des Transports, de l’Énergie, du Commerce, de la Construction et de l’Environnement, sont concernés par cette transformation. Une coordination entre ces administrations est nécessaire pour accompagner le développement de la mobilité électrique.


Le représentant du ministère a également évoqué la volonté des pouvoirs publics de faire évoluer progressivement le parc automobile de l’État vers l’électrique, avec un objectif initial de 15 % de véhicules électriques.


En parallèle de l’expansion de sa flotte, Go Cab entend diversifier ses activités et développer de nouvelles sources de revenus. Ali Ouattara a indiqué que l’entreprise travaillait notamment sur des solutions mobiles destinées aux consommateurs, ainsi que sur une offre publicitaire intégrée directement dans ses véhicules.


Le directeur de l’innovation a également évoqué les perspectives liées aux véhicules autonomes. Selon lui, leur déploiement en Afrique dépendra notamment de l’évolution des infrastructures routières, du cadre réglementaire et des partenariats avec les pouvoirs publics. Il estime que les premières applications pourraient apparaître dans un horizon de trois à cinq ans.


Pour les chauffeurs partenaires, le modèle de Go Cab représente avant tout une perspective d’accès à la propriété. Kouakou Angaté Alexis, chauffeur partenaire, a témoigné des efforts consentis depuis le lancement du programme. « Ce qui nous réconfortait, c’était l’objectif. C’était de comprendre qu’après ces trois ans, nous allions nous retrouver en possession de nos véhicules », a-t-il confié.


Cyprien K.

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