Abidjan, le 30 septembre 2026 – Le directeur de la Gestion nationale des fréquences à l’Agence Ivoirienne de Gestion des Fréquences radioélectriques (AIGF), Aliou Bamba, a présenté les missions de la structure ainsi que les résultats enregistrés dans la gestion des fréquences radioélectriques en Côte d’Ivoire. C’était ce mardi 29 septembre 2026 à Abidjan-Plateau, au cours de la tribune d’échange « Tout Savoir Sur » (TSS) organisée par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG), autour du thème : « La gestion et le contrôle des fréquences radioélectriques en Côte d’Ivoire ».
Indispensables aux appels téléphoniques, à la radio, à la télévision et aux connexions sans fil, les fréquences radioélectriques sont également utilisées dans la navigation aérienne et maritime, ainsi que dans les domaines de la défense et de la sécurité. Ressource rare relevant du domaine public de l’État, sa gestion nécessite une planification et un contrôle.
Créée en 2012, l’AIGF est chargée de planifier, d’attribuer et de contrôler les fréquences radioélectriques au nom de l’État. À en croire le directeur de la gestion nationale des fréquences à l’AIGF, cette mission s’est traduite par des résultats concrets.
Entre 2022 et 2025, le nombre de stations radioélectriques autorisées chaque année est passé de 562 à plus de 2 000, tandis que le nombre de sites est passé de 321 à près de 700. En 2025, plus de 1 500 sites ont été contrôlés. L’AIGF a également traité 54 cas de brouillage, contrôlé 154 navires et plateformes en mer et notifié près de 770 assignations de fréquences à l’Union internationale des télécommunications.
Le contrôle porte également sur les niveaux d’exposition du public aux rayonnements non ionisants. Encadrée par le décret n°2019-328 du 10 avril 2019, cette exposition fait l’objet de mesures régulières sur le terrain. En 2025, plus de 3 400 points de mesure ont été réalisés dans une cinquantaine de localités.
« À ce jour, malgré toutes les recherches, aucun article, aucune agence sanitaire au monde n'a mis en évidence l'effet indésirable des ondes radioélectriques sur la santé », a assuré Aliou Bamba.
La gestion du spectre accompagne par ailleurs l’évolution technologique du pays. Le déploiement de la 5G a été officiellement autorisé le 10 septembre 2026, après la mise à disposition des bandes de fréquences nécessaires par l’AIGF dès mai 2022. Les perspectives liées aux constellations de satellites en orbite basse constituent également de nouveaux enjeux pour la gestion du spectre.
À travers ces différentes actions, l’AIGF entend garantir un spectre sain, protéger les populations, accompagner la transformation numérique du pays à l’horizon 2030.
CICG

