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Économie Publié le jeudi 1 octobre 2026 | Abidjan.net

Filière Anacarde/ Identification des exploitants et des exploitations : le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK)

Filière Anacarde/ Identification des exploitants et des exploitations : le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK)
© Abidjan.net Par Conseil Coton Anacarde
Filière Anacarde/ Identification des exploitants et des exploitations : le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK)
Le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) a entamé la 2e phase de ses ateliers régionaux d'information des autorités administratives et de sensibilisation de masse des producteurs sur l’opération d'Identification des Exploitants et Exploitations d'Anacarde (IEEA). 

Après les régions du Poro, de la Bagoué et du Gontougo en août dernier, le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) a entamé la 2e phase de ses ateliers régionaux d'information des autorités administratives et de sensibilisation de masse des producteurs sur l’opération d'Identification des Exploitants et Exploitations d'Anacarde (IEEA). Cette deuxième phase qui concerne les régions du Kabadougou et du Folon a débuté le 29 septembre à la préfecture d’Odienné et se déroulera jusqu’au 2 octobre 2026 . 

Représentant le directeur général du CCAK Mamadou Berté, le directeur des délégations régionales Mamadou Doumbia qui présidait l’atelier régional d’information sur l’opération d’identification a rappelé les progrès accomplis par la filière depuis la réforme de 2013, qui ont permis à la Côte d’Ivoire de devenir le premier producteur mondial de noix de cajou avec plus de 1,5 million de tonnes produites. Face aux nouveaux défis du secteur, a-t-il fait savoir, le CCAK a mis en œuvre ce vaste projet d’identification, de recensement et de géolocalisation des plantations d’anacarde. Cette opération vise à améliorer la qualité des productions, renforcer la traçabilité, sécuriser les transactions commerciales et mieux orienter les politiques publiques. Vu les enjeux, M. Doumbia a appelé les autorités administratives, coutumières et les organisations professionnelles à accompagner activement cette opération, dont la réussite dépend de la mobilisation de tous les acteurs de la filière. « Chaque producteur identifié et chaque exploitation recensée contribueront à une meilleure gouvernance de la filière (…) Ensemble, nous construirons une filière anacarde plus résiliente, plus performante et plus durable », a-t-il exhorté. Préfet de la région du Kabadougou et préfet du département d'Odienné, René Famy Kouamé a salué la tenue de l’atelier régional d’information sur le projet d’identification des producteurs et des exploitations d’anacarde, qu’il considère comme une initiative importante pour l’avenir de la filière. Il a également réaffirmé l’engagement des autorités administratives locales à accompagner le Conseil Coton Anacarde Karité dans la mise en œuvre du projet. « Nous apporterons tout l’accompagnement nécessaire à la mise en œuvre de cette politique », a assuré le préfet de région. Animant l’atelier régional d'information des autorités administratives, M. Gué Simplice, directeur du Système d’informations, des études et de la prospective au CCAK, a expliqué que l’opération permettra de délivrer une carte professionnelle aux producteurs. Cette carte leur donnera accès à plusieurs avantages, comme la prise en charge des cotisations à la Couverture maladie universelle (CMU), l’accès aux programmes d’appui du CCAK, une meilleure répartition des intrants et équipements, ainsi que le développement futur de services financiers et de paiement numérique. M. Gué a sollicité l’appui des préfets, sous-préfets, autorités coutumières et forces de sécurité pour faciliter le travail des équipes de terrain, assurer leur sécurité et sensibiliser les populations. Il a insisté sur la nécessité pour les producteurs de fournir des informations exactes afin de garantir la fiabilité des données collectées. Enfin, il a tenu à rassurer les producteurs en précisant que cette opération n’a pas pour but de créer de nouveaux impôts ou de remettre en cause les droits fonciers. Au contraire, les données recueillies permettront de développer de nouveaux programmes d’appui en matière de sécurisation foncière et d’accès au financement agricole. Notons que le projet couvrira environ 15 860 zones de dénombrement réparties dans toutes les zones de production d’anacarde du pays. Après une phase pilote réalisée dans le Tchologo, le déploiement est désormais engagé progressivement dans les différentes régions productrices. L’objectif est d’achever le recensement sur l’ensemble du territoire avant la fin du premier trimestre 2027.


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