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Politique Publié le dimanche 18 octobre 2026 | Abidjan.net

Côte d’Ivoire/convocation de ses cadres : Le PDCI-RDA rejette toute assimilation à une organisation "criminelle ou terroriste"

Côte d’Ivoire/convocation de ses cadres : Le PDCI-RDA rejette toute assimilation à une organisation
© Abidjan.net Par DR
Côte d’Ivoire/convocation de ses cadres : Le PDCI-RDA rejette toute assimilation à une organisation "criminelle ou terroriste"
Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a rejeté toute association entre ses activités politiques et une quelconque organisation "criminelle ou terroriste" dans une déclaration publiée le samedi 17 octobre 2026.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a rejeté toute association entre ses activités politiques et une quelconque organisation "criminelle ou terroriste" dans une déclaration publiée le samedi 17 octobre 2026, par le parti d’opposition à l'issue de la convocation de six de ses responsables devant le doyen des juges d’instruction du 8e cabinet du Tribunal de première instance d’Abidjan, le jeudi 15 octobre dernier.

« Le PDCI-RDA, Parti de dialogue et de Paix, profondément attaché aux valeurs qui ont fondé la Côte d’Ivoire, rejette avec force toute association ou assimilation à une quelconque organisation criminelle ou terroriste », a affirmé le vieux parti dans la note consultée par Abidjan.net. 

Le parti affirme que l’expression d’un désaccord relève de la vie démocratique et ne saurait constituer une menace contre la République et ses institutions.

Selon la déclaration, les convocations de Georges Philippe Ezaley, Alain Cocauthrey, Mandodja Mbia Roger, Yohou Dia Houphouët Augustin, Fian Hervé et Kouakou Guillaume s’échelonnent du 15 au 23 octobre, plusieurs faisant référence à la section antiterroriste du tribunal.

Le parti dirigé par Tidjane Thiam établit un lien entre ces convocations et celles visant cinq responsables du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), annoncées à la même date. Il estime que cette succession de procédures judiciaires visant des responsables de deux grandes formations de l’opposition constitue un « signal politique grave ».

Le PDCI-RDA dénonce ce qu’il considère comme une pression exercée sur les acteurs politiques qui défendent une voix différente et réclament des garanties démocratiques. « De même, l’expression d’un désaccord doit appartenir à la vie démocratique et ne pourrait constituer une menace contre la République et les institutions qui l’incarnent », souligne la déclaration.

Il estime également que la crise électorale d’octobre 2025 ne doit pas servir de prétexte à la répression de l’opposition. « Le PDCI-RDA refuse que la crise électorale d’octobre 2025 devienne le prétexte permanent à la mise sous pression et la répression de l’opposition. Il refuse que la procédure judiciaire se transforme en sanction politique avant tout jugement », précise le document.

Tout en rejetant fermement son assimilation à une organisation criminelle ou terroriste, le PDCI-RDA réaffirme son attachement à une justice "indépendante et impartiale". Il condamne la violence et soutient la recherche de la vérité sur tout acte répréhensible, quel qu’en soit l’auteur.

Le parti s’oppose toutefois à "toute instrumentalisation politique de la justice et demande l’abandon des poursuites qui ne reposeraient pas sur des faits précis, personnellement imputables et étayés par des éléments probants".

Il exige également le respect des droits des personnes convoquées, notamment la présomption d’innocence, l’assistance effective de leurs avocats, l’information sur les faits qui leur sont reprochés et les garanties d’une procédure équitable.

Dans sa déclaration, le PDCI-RDA appelle à des mesures d’apaisement, à la libération des personnes détenues pour le seul exercice pacifique de leurs droits politiques et à la création de conditions permettant le retour sécurisé des exilés.

Enfin, le parti renouvelle sa demande d’un dialogue national inclusif portant sur les libertés publiques, la confiance entre les acteurs politiques, les garanties électorales et les conditions d’une paix durable. Il appelle ses militants et sympathisants à rester unis, vigilants et mobilisés, sans céder aux provocations.

Par ailleurs, certains cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI convoqués devant la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan ont participé à la mise en place du Front commun, l’alliance créée en 2025 pour porter les revendications de l’opposition avant la présidentielle.




R-SEKONGO 

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