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Société Publié le lundi 19 octobre 2026 | CICG-Côte d’Ivoire

Amélioration de l’accès à l’eau potable en zone rurale : Les femmes confirment une belle avancée

Amélioration de l’accès à l’eau potable en zone rurale : Les femmes confirment une belle avancée
© CICG-Côte d’Ivoire Par DR
Amélioration de l’accès à l’eau potable en zone rurale : Les femmes confirment une belle avancée

Les efforts importants faits par le gouvernement pour améliorer l’accès des populations à l’eau potable dans les zones rurales, libèrent les femmes d’une corvée quotidienne. Facilitant la création d’activités génératrices de revenus. Les témoignages recueillis dans différentes régions soulignent une grande amélioration.


Au moment où la communauté internationale, célèbre la femme rurale, le 15 octobre, l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les villages est une avancée qui mérite d’être soulignée. La disponibilité de l’eau libère les femmes des longues heures consacrées à la quête du précieux liquide. Favorisant ainsi les activités génératrices de revenus.

Cosrouly, gros campement à 39 kilomètres de Dabou, a bénéficié d’une pompe à motricité humaine autour de laquelle s’alignent les bidons et les bassines.

« Avant, pour avoir de l’eau nous allions au « chantier » ou à Camaradougou. C’est loin. Certains jours, quand les populations de là-bas nous voyaient venir, elles coupaient l’eau », raconte Rachel Gonkanou.


A Souleymanekaha, village situé sur l’axe Katiola-Dabakala, les femmes n’ont pas de mot pour dire leur joie.

« Nous pouvions rester à la pompe de 20 heures à 4 heures du matin sans avoir de l’eau. Et lorsqu’il faisait trop froid, nous allumions un feu pour nous réchauffer à la pompe. Et même quand les femmes travaillaient dans les champs, elles redoutaient la corvée de l’eau », raconte la présidente des femmes de Souleymanekaha, Korotoum Coulibaly. Désormais, les femmes peuvent cultiver les champs, le cœur léger.


Avant, il fallait au moins 30 minutes pour remplir une cuvette. Les efforts physiques et la rareté du liquide mettaient les nerfs à vif.

Depuis l’installation d’un forage équipé de pompes à motricité solaire, l’eau coule à flot, et Souleymanekaha est devenu un village où il fait bon vivre. La disponibilité de l’eau a amélioré les conditions et la qualité de vie des populations.

« Avant, je me levais à 4 heures du matin pour aller puiser de l’eau. Je devais aller de l’autre côté du village pour avoir de l’eau. Maintenant, la réparation de la pompe me facilite mon travail. », indique Agnès Nado une productrice d’attiéké à Pauly Brousse, dans la région de Sassandra.


Selon cette mère de famille, avec l’eau de la pompe, elle obtient une meilleure qualité d’attiéké. Elle arrive donc à écouler rapidement sa production. « Je vends mon attiéké en ville. Et les grossistes viennent aussi en acheter », souligne-t-elle fièrement. Avec cette activité Agnès Nado peut aider son époux à assurer la scolarité de leurs enfants.

À Gbonguiné 1, dans la région de Man, l’accès à l’eau potable a également changé le quotidien des populations, particulièrement celui des femmes. Sa disponibilité dans les ménages laisse du temps aux femmes pour mener leurs activités.


« Après nos activités, nous rentrons chez nous sans stress car à n’importe quelle heure du jour, nous savons que nous allons avoir de l’eau », se réjouit la présidente des femmes, Yvonne Glou Zra. Depuis que l’eau coule dans les robinets, les femmes du village se sont investies dans divers commerces.

Ainsi, l’accès à l’eau potable dans les villages impacte les conditions de vie. C’est un facteur important qui favorise l’autonomisation des femmes.


En milieu rural, les efforts ont permis la réhabilitation de plus de 21 000 Pompes à Motricité Humaine (PMH) sur tout le territoire (17,7 milliards de FCFA) et la création de nombreux forages et systèmes solaires dans les zones Café-Cacao et Coton-Anacarde. Plus de 300 localités ont été équipées en systèmes HVA et PMH grâce à des financements conjoints (État, BID, UEMOA, autres partenaires techniques).


Le gouvernement prévoit encore des investissements importants pour atteindre l'accès universel à l'eau potable. Les besoins de l'ensemble des Ivoiriens, aussi bien en milieu urbain qu'en zone rurale, vont être couverts à l'horizon 2030. Et pour paraphraser le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, « dans nos villes comme dans nos villages, l’eau potable continue de gagner du terrain. Ce n’est plus un privilège, mais un droit qui se consolide chaque jour ».


CICG

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