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Économie Publié le vendredi 23 octobre 2026 | Abidjan.net

Côte d’Ivoire : le Salon de l’épargne mise sur l’action pour encourager l’investissement

Côte d’Ivoire : le Salon de l’épargne mise sur l’action pour encourager l’investissement
© Abidjan.net Par JB
Économie : Abidjan accueille la 2e édition du Salon de l’épargne, de l’investissement et du patrimoine
Abidjan 22 octobre 2026 . La cérémonie d’ouverture de la 2e édition du Salon de l’épargne, de l’investissement et du patrimoine s’est tenue ce jeudi 22 octobre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, en présence du ministre Touré Mamadou. Prévu sur deux jours, l’événement met l’accent sur l’éducation financière, l’accès aux marchés financiers et les stratégies de gestion et de valorisation du patrimoine.

La 9ᵉ édition du Salon de l’épargne, de l’investissement et du patrimoine (SEIP) s’est ouverte ce jeudi 22 octobre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à Cocody, autour du thème « Chaque grand patrimoine commence par un premier pas ». Cette rencontre entend encourager les populations, notamment les jeunes, à adopter de bonnes pratiques financières et à passer de l’intention à l’action en matière d’épargne et d’investissement.


Durant deux jours, en présentiel et en ligne, le salon réunit les banques, les assurances, les sociétés de gestion, les fintechs, les institutions, les entrepreneurs et le grand public. L’objectif est de rendre les solutions financières plus accessibles et de favoriser une meilleure compréhension des mécanismes d’épargne et d’investissement.


À l’ouverture, le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a souligné l’importance de l’éducation financière pour l’avenir des jeunes. « Parler d’épargne et de patrimoine, c’est parler de l’avenir des jeunes », a-t-il déclaré, saluant la mobilisation des acteurs publics et privés autour de cette initiative.


Pour le ministre, l’enjeu ne se limite pas à l’accès aux services financiers. Il s’agit également de permettre aux populations de mieux gérer leurs revenus, de maîtriser leurs dépenses et de prendre des décisions adaptées à leur situation. Il a notamment mis en garde contre les crédits contractés sans une bonne compréhension de leur coût, les paris en ligne et les placements présentés comme des moyens de gagner rapidement de l’argent.


Mamadou Touré a également rappelé les résultats du Programme jeunesse du gouvernement, qui a touché plus de 3,5 millions de jeunes entre 2023 et 2025, dépassant l’objectif initial de 1,5 million. Le nouveau programme adopté en Conseil des ministres ambitionne, quant à lui, d’impacter cinq millions de jeunes à l’horizon 2030, à travers la formation, les stages, l’entrepreneuriat, le service civique et l’engagement citoyen.


Le directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire et directeur régional exécutif UEMOA, Paul-Harry Aithnard, a pour sa part insisté sur la nécessité de faire de l’épargne un levier de financement de l’économie. Selon lui, le défi de l’Afrique ne consiste pas uniquement à créer de la richesse, mais aussi à permettre aux Africains d’en détenir une part plus importante.


Il a ainsi appelé à mieux orienter l’épargne vers le financement des entreprises, des projets économiques et de la création d’emplois. Pour y parvenir, il estime nécessaire de renforcer l’éducation financière et de développer des dispositifs qui encouragent les populations à épargner durablement. Ecobank entend contribuer à cette dynamique en proposant des solutions adaptées aux besoins des particuliers et des entreprises.


Commissaire générale du SEIP, Laetitia N’Cho-Traoré a, de son côté, invité les participants à mesurer les résultats concrets de leurs connaissances financières. Après plusieurs années de sensibilisation, elle estime que la réussite du salon doit désormais se mesurer à la capacité des participants à modifier leurs comportements financiers.


« À quoi sert de savoir qu’il faut épargner si on ne commence jamais ? », a-t-elle interrogé, rappelant que la constitution d’un patrimoine ne dépend pas nécessairement de revenus élevés, mais aussi de la régularité des efforts et de la capacité à prendre des décisions adaptées.


Dans cette perspective, la commissaire générale a annoncé que des travaux sont engagés avec le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation en vue d’intégrer progressivement les fondamentaux de l’éducation financière dans la formation initiale des enseignants. Un premier test a permis de former plus de 2 650 enseignants contractuels en août 2026.


Laetitia N’Cho-Traoré a également exprimé son ambition de faire voyager le salon au-delà d’Abidjan, vers les grandes villes de l’intérieur du pays, puis dans d’autres capitales de la sous-région, notamment Dakar, Cotonou et Lomé.


Cette 9ᵉ édition entend ainsi franchir une nouvelle étape. Au-delà des échanges et des panels, chaque session doit déboucher sur deux engagements à savoir un premier geste concret que le public pourra mettre en pratique dès le lendemain et un engagement des acteurs et décideurs présents. Une démarche destinée à faire de l’éducation financière un outil d’autonomisation des ménages, de préparation de l’avenir et de développement économique.


Cyprien K.

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