Après sept ans à la tête de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde a annoncé, jeudi 29 octobre, son départ en février 2027. Depuis 2019, la femme politique française aura traversé la pandémie du Covid-19, la flambée des prix et plusieurs chocs géopolitiques. Retour sur son action et son bilan, alors qu'en France, l'opposition critique un départ anticipé et une potentielle manœuvre politicienne dans l'intérêt d'Emmanuel Macron.
Au moment de quitter son poste, le 7 février 2027, Christine Lagarde aura passé un peu plus de sept années à la tête de l'une des institutions financières les plus puissantes du monde. Sept années, et presque autant de crises à gérer pour l'ancienne ministre française. Début 2020, alors que Christine Lagarde a pris la tête de la Banque centrale européenne (BCE) depuis seulement quelques mois, elle affronte le Covid-19 et déploie un programme d'achats de dette de 1 850 milliards d'euros, avec un objectif : empêcher la pandémie de provoquer une nouvelle crise de l'euro.
Puis, vient le temps des pénuries : la guerre en Ukraine et le choc énergétique qu'elle provoque en 2022, avant celui lié à la crise actuelle au Moyen-Orient. En octobre 2022, l'inflation dans la zone euro dépasse les 10% ; Christine Lagarde opte alors pour une remontée extrêmement rapide des taux directeurs, ce qui freine les prix mais met aussi un terme à l'argent bon marché. Mais la patronne de la BCE aura aussi fait rentrer davantage la question du climat dans l'analyse des risques.

