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Société Publié le lundi 18 janvier 2010 | Nord-Sud

Enseignement Privé : Les enseignants menacent de paralyser les établissements

Deux semaines après le début de l’année 2010, les enseignants du privé laïc brandissent leurs revendications à l’Etat.

Ça sent le roussi dans l’enseignement privé. Deux semaines après le début de la nouvelle année, l’intersyndical exige le payement intégral de leurs arriérés de salaire estimé à 722 millions de Fcfa. Ce sont 252. 118. 853 Fcfa qui sont le paiement du reliquat du stabex 99, 219 541 890 Fcfa, le remboursement de la ponction de 15%, 250 644 461 Fcfa « qui sont le remboursement de la somme retournée à l’Union européenne ». A cela, les enseignants du privé demandent le paiement des frais d’écolage dus par l’Etat en tant parent d’élève. Ces précisions ont été faites hier au cours d’une conférence de presse animée par l’intersyndical à Adjamé Liberté. « Le chef de l’Etat, à la rencontre avec les syndicats du secteur éducation-formation le samedi 27 juin 2009 a donné des instructions fermes pour le règlement immédiat de ces passifs. Jusqu’à ce jour, ces passifs ne sont pas encore réglés », indique Camara Oumar, secrétaire général du syndicat national des enseignants du privé laïc de Côte d’Ivoire (Syneplaci) qui a parlé au nom des quatre syndicats de l’intersyndical : le Syneplaci, le Syndicat des employés du préscolaire et du primaire privé laïc de Côte d’Ivoire (Seplci), le Syndicat national des employés des établissements du privé secondaire de Côte d’Ivoire (Syneepseci) et du Syndicat national des enseignants du privé primaire et secondaire de Côte d’Ivoire (Syneppsci). Si leurs revendications ne sont pas satisfaites, les enseignants, selon Camara Oumar, vont paralyser les établissements privés, à partir du 26 janvier. Ils comptent aussi assiéger plusieurs ministères : la Primature, le ministère de l’Economie et des finances, le ministère de l’Education nationale, la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique. Les préfectures et les sous-préfectures ne seront pas épargnées, selon le porte-parole des enseignants. Cependant, Camara est conscient que l’amélioration de leur situation passe aussi par l’apurement des arriérés des frais de scolarité que l’Etat doit aux fondateurs.

Raphaël Tanoh
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