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Gagnoa : surpris en pleines incantations - Un chef de village battu à sang au cimetière
Publié le jeudi 25 novembre 2010   |  Soir Info




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Un évènement peu ordinaire s'est produit à « Godélilié », village du canton « Guébié », dans la sous-préfecture de Gnagbodougnoa, à environ 20 km de Gagnoa. Kougbo Philippe, le chef d’un autre village dénommé « Sakua », y a été battu et mis nu. Grièvement blessé, il est actuellement interné au Centre hospitalier régional de Gagnoa. Les faits d'une gravité avérée se sont produits le dimanche 14 novembre dernier. Mais comment en est-on arrivé à une telle situation dans laquelle, cet auxiliaire de l'administration a été doublement humilié et a manqué de peu de perdre la vie ? Dans les faits, nous expliquent nos sources, qui se veulent formelles, Kougbo Phillipe, dans le département de Gagnoa, a la réputation d’être investi d’un pouvoir occulte des plus puissants. Un pouvoir qui a la spécificité, par des incantations, d’emballer et d’anéantir l’esprit de vengeance d’un mort voulant désigner son
tueur. En somme, il empêche les morts de « parler », de « dénoncer » et d’emporter avec eux leurs bourreaux. De fait, en pays bété, lorsqu’un individu meurt et que l’on est convaincu de ce que sa mort est loin d’être naturelle, des rituels sont faits lors de son enterrement. Et cela, pour permettre au défunt de venir « chercher » celui ou ceux à la base de sa mort. Et c’est là que des individus qui se reprochent bien de choses dans des cas de décès bizarres louent les services de Kougbo Phillipe. Cela pour qu’il fasse « taire » le mort, l’empêcher de tout déballer et d’emporter avec lui son ou ses tueurs. Vrai ou faux ? En tout cas, un décès est déploré dans le village de « Godélilié ». A l’occasion de la veillée funèbre du 12 novembre, on aperçoit dans le bourg, la silhouette de Kougbo Philippe. Sa présence ne manque pas du tout d’intriguer. Surtout que les funérailles se déroulent à une
localité très éloignée de celle qu’il administre. Et aussi et surtout, pour sa réputation. Le lendemain samedi, l’enterrement se passe très bien. Aucun incident n’est déploré. Le dimanche 14 novembre, le chef du village de « Sakua » décide de rejoindre sa localité. Pour ce faire, tous le voient emprunter un véhicule de transport en commun et quitter « Godélilié ». Mais le véhicule de transport parvenu à quelques encablures du cimetière du village qu’il vient à peine de quitter, Kougbo demande au conducteur de s’arrêter tout de suite. Mettant pied à terre, il explique avoir oublié un important colis à « Godélilié ». Et ce colis là, il faut qu’il aille le récupérer absolument. Pendant que le véhicule redémarre, Kougbo refait le chemin inverse. Et contrairement à ses propos de l’instant, on le voit plutôt s’engouffrer dans le cimetière. Cela, après avoir jeté des coups d’œil d’assurance dans
son environnement immédiat. Mais que va-t-il faire en ces lieux ? Et là, on le voit se tenir sur la nouvelle tombe et se laisser aller à des incantations dont les objectifs sont connus. Malheureusement pour lui, Kougbo Philippe est surpris dans ses ténébreuses démonstrations par des villageois qui, sans qu’il ne le sache, l’avaient suivi. Pris la main dans le sac et interrogé sur place, le chef de « Sakua » soutient être à lla recherche de son téléphone-portable égaré la veille. Foutaises. Des villageois en colère se ruent sur lui. Il est sauvagement battu, mis à poils et laissé dans état d’inconscience. Alors qu’il est décidé de le brûler vif, il est sauvé in-extrémis par son collègue de « Godélilié ». Alertée, la brigade de gendarmerie de Gagnoa s'est rendue précipitamment sur les lieux pour le sortir des griffes de la horde humaine déchaînée avant de l’évacuer à l’hôpital.

Guy NEZO
(Correspondant régional)


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