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La crise électorale en Côte d`Ivoire fait remonter les cours du cacao
Publié le lundi 6 décembre 2010   |  RFI


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La peur du chaos en Côte d'Ivoire s'est propagée aux marchés de la première matière produite par ce pays, le cacao. Jeudi et vendredi dernier, les cours se sont brusquement redressés, de 5% sur deux jours à Londres, de 6% rien qu'en une journée à New York. La tonne de fève est ainsi remontée à 1 960 livres sterling vendredi, alors qu'elle en valait moins de 1 800 au début du mois de novembre.

La tendance jusqu'à l'élection ivoirienne était pourtant à la baisse des prix : la récolte qui a démarré début octobre s'annonçait abondante et pas seulement dans les plantations ivoiriennes, partout en Afrique de l'Ouest et jusqu'au Cameroun. Une production jugée suffisante pour faire face à l'augmentation de la demande en 2010-2011. On devait même revenir à un excédent mondial, d'après l'Organisation internationale du cacao.

Mais la fermeture des frontières ivoiriennes a eu l'effet d'un électrochoc sur les investisseurs. Beaucoup ont d'urgence couvert leur position vendeuse en rachetant leur contrats. Du moins ceux qui le pouvaient, et en premier lieu les spéculateurs. La crainte est aujourd'hui que les expéditions de fèves ivoiriennes ne soient durablement entravées alors que le couvre-feu en place depuis le second tour a déjà pas mal perturbé les embarquements. On est au plus fort de la campagne cacaoyère en Côte d'Ivoire.

Une fois récoltées, les fèves, si elles ne sont pas transformées sur place, ne peuvent pas trop attendre de changer de climat, au risque de s'abîmer. Mais les grands industriels du chocolat ou les négociants ne croient pas à une panne durable des exportations de cacao, qui serait trop nuisible à l'économie ivoirienne. Ils ont néanmoins pris leurs dispositions pour accélérer les commandes avant les élections, il semble aussi qu'une partie du cacao ivoirien ait été écoulé par le Ghana voisin. Et les délais de livraison ont été étendus sur tout le mois de décembre.

En revanche, certains transformateurs intermédiaires, comme les beurriers, sont plus nerveux, du fait qu'ils travaillent maintenant à flux tendu, avec des stocks de plus en plus légers.

Par Claire Fages

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