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Politique

Après l’élection présidentielle - Les relations de voisinage sont dégradées
Publié le mercredi 15 dcembre 2010   |  L'expression




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Depuis la campagne présidentielle, les relations de fraternités et de voisinage se sont dégradées, conduisant certains voisins à ne plus s’adresser la parole.

A Yopougon quartiers Bel air, les concessions des familles Fofana et Zahui sont voisines. Les pères sont amis et les mères sont quasiment des sœurs. Les dimanches, Mme Zahui et Mme Fofana vont quasiment ensemble au marché. «Pour qu’on puisse le faire, elle va à la messe de 6h30. Ainsi au plus tard à 8h, elle est rentrée. Elle passe ainsi chez moi et nous nous rendons ensemble au marché», explique Mme Fofana. A Défaut de faire les mêmes repas ce jours là, ‘’ces deux sœurs’’ se partagent mutuellement les mets qu’elles ont confectionnées pour leur famille. Leurs enfants sont quasiment tous amis. Fatou, Karim et Amy, les enfants du couple fofana ont pour amis Stéphanie, Claude et Loraine. «Il arrivait que les enfants ‘’de ma sœur’’ passent la nuit ici, et vice versa », soutient Mme Fofana. Ces deux familles cohabitent ainsi depuis plus de 20 ans. Mais malheureusement cette belle relation a pris un coup avec cette élection présidentielle. Les parents Zahui soutinnent fortement le candidat de Lmp Laurent Gbagbo, pendant que Mr et Mme Fofana sont des partisans d’Alassane Ouattara, candidat du Rhdp. Avec la période de la campagne présidentielle, chacune des deux familles a affiché devant son entrée les posters de son candidat. «Nous nous sommes réveillé un matin, et nous avons découvert que l’affiche d’Alassane avait été déchirée dans la nuit. Et nos amis nous ont fait savoir que c’était ce qu’avait décidé le parlement de Yopougon. Mais vu qu’il n’y avait pas de preuve nous n’en avons pas fait une histoire. Et malheureusement deux jours plus tard, c’était l’affiche des voisins qui était déchirée. Une situation que n’ont pu digérer les enfants de la famille Zahui qui sont aussitôt devenus méconnaissables», soutient Mme Fofana.
Des agressions verbales………..
Selon les enfants Fofana, sans les citer nommément, leurs amis se sont mis à insulter tous les partisans du candidat Ouattara. «Sachant que nous sommes minoritaires dans la zone, nous n’en avons pas fait un problème, mais avons décidé de revoir nos liens de fraternité avec ces voisins», soutient Fatou, sage femme au Chu de Treichville. Et cette crise va connaître une montée de tension avec le second tour du scrutin présidentiel opposant le candidat de Lmp Laurent Gbagbo à celui du Rhdp Alassane Ouattara. «Pensant que leur candidat allait faire le poids, les voisins avaient installés leur télévision dehors, afin d’attirer le maximum de sympathisants. Si ce dernier défis a été relevé, le premier celui de voir le candidat Gbagbo prendre le déçu sur son adversaire ne l’a pas été. C’est donc tout honteux que les voisins ont faire rentrer tout le matériel qui avait été sortis de la maison. Et pour cacher leur honte, ils s’en sont encore pris aux partisans du camp Alassane en leur jetant des invectives», précise Karim. Mais tout allait se dégrader le 3 décembre lorsque la journaliste de ‘’France 24’’ a annoncé que selon les sites internet Euronews et celui de la primature, Alassane avait été déclaré président. «Nous n’avons pas pu cacher notre joie, tout comme de nombreuses familles du quartier. Et cette fois, c’est le père de famille qui quelques instants plus tard, s’est mis à insulter les dioula, avouant même que si jamais le conseil constitutionnel annonçait le contraire, le sang allait couler dans le quartier», précise Fatou. Cette victoire ‘’anticipée’’ a effectivement ouvert de nombreux fronts dans bon nombre de famille. Au sous quartier ‘’Mosquée Blancle’’ d’Abobodoumé (commune de yopougon), la guerre froide entre les familles Cissoko et Gandon a été provoquée par un enfant.


………….aux tentatives de meurtres
«Nous étions en pleine joie lorsque mon fils de 13ans qui montait les escaliers à été accosté par son ami, de la famille Gandon. Et c’est alors que le jeune homme lui a dit que si jamais Alassane gagnait ses élections, ils nous trouveraient à la maison avec des machettes. Mon époux a rencontre le chef de la famille Gandon, et pendant qu’ils s’entretenaient, tout a dégénéré. Les jeunes gens de l’autre famille s’en sont pris à mes enfants, faisant un blessé de part et d’autre. Il a fallut que le propriétaire de la cour intervienne pour que l’affaire n’arrive pas au commissariat», soutient Mme Cissoko. Et depuis ce jour, bien qu’étant dans la même cour, il n’existe plus de relation entre ces deux familles. Dans le sous quartier vridi cité, les familles Sidibé et Timoté qui vivaient en parfaite harmonie depuis une trentaine d’année ne s’adresse quasiment plus la parole aujourd’hui. Le jour des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, un jeune homme de la cour voisine a osé lancer cette phrase : « Les étrangers, on est fatigué. Allez chez vous» reprend avec regret Y S. «Vous comprenez un peu ce qui se passe aujourd’hui. Un jeune répétiteur partisan du Lmp qui enseignait les enfants dans une famille Rhdp, a préféré se retirer ‘’en attendant que la fièvre tombe’’ »,a-t-elle poursuivi. C’est cela malheureusement la réalité aujourd’hui dans de nombreux quartiers. Le comble et le cas de certains foyers qui battent de l’aile. Des voisins qui naguère cohabitaient sont aujourd’hui devenus des ennemis. Pourquoi cette situation ? Il est tant que les familles comprennent que les liens de ‘’voisinage, de fraternité, …’’ doivent résister à cette ‘’folie politique’’ et ne pas tomber dans la violence, comme le conseillent les hommes de Dieu.
Touré Yelly


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