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Gbagbo joue "le pourrissement", selon la France
Publié le mercredi 15 décembre 2010   |  AFP




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Le président sortant de Côte d'Ivoire Laurent
Gbagbo joue "le pourrissement" en se maintenant au pouvoir, a estimé mercredi
la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, en se disant
"préoccupée" par la volonté de Guillaume Soro de s'installer à la Primature.
"Gbagbo est en train de jouer le pourrissement de la situation et il se dit
que la communauté internationale finira par s'effriter ou par céder", a jugé
la ministre lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères
de l'Assemblée nationale.
"Il faut que les choses se passent en douceur, que M. Gbagbo parte dans des
conditions qui soient dignes (...), il faut surtout éviter que le sang ne
coule et il faut permettre à la Côte d'Ivoire de repartir le plus vite
possible" sur la voie du rétablissement économique, a-t-elle ajouté.
"Il faut maintenir la pression, voire l'augmenter notamment par le fait que
la seule signature bancaire valable pour l'Etat ivoirien c'est désormais celle
de M. (Alassane) Ouattara", victorieux de l'élection pour la quasi-totalité de
la communauté internationale, a fait valoir la ministre.
Elle a aussi affirmé être "préoccupée par la volonté de M. Soro, Premier
ministre désigné par M. Ouattara de s'installer à la Primature (vendredi) et
demain (jeudi) d'essayer de récupérer une possibilité de communication" en
prenant le contrôle de la télévision d'Etat RTI.
M. Soro "avait déjà dit qu'il voulait aller à la Primature lundi, ce qu'il
n'a pas fait", a-t-elle noté, en appelant à "éviter tout ce qui pourrait être
de nature à créer de la violence".
"En tout cas, il n'est pas question que les forces impartiales
interviennent dans une affaire comme celle ci", a souligné Michèle
Alliot-Marie, en évoquant implicitement les forces militaires de l'ONU et
française déployées dans le pays.
Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, avait déjà dit mercredi
que la France n'avait "aucune intention d'intervenir militairement" en cas de
violences.

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