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Politique

SAN-PEDRO / Atmosphère de peur de plus en plus pesante Une ville morte qui ne dit pas son nom
Publié le lundi 20 décembre 2010   |  Le Patriote




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Une ville morte. C’est à cela que ressemble San-Pedro, la petite ville côtière, 2ème port et 2ème poumon économique, à l’extrême Sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Plus de trois semaines après le scrutin présidentiel du 28 novembre dernier, la population n’a fait et ne fait que retenir son souffle.

Toutes sortes de rumeurs ont envahi la ville et continuent de se rependre sur la ville. D’un côté, ce sont les jeunes du RHDP qui s’apprêteraient à attaquer ceux de LMP et de l’autre, la jeunesse de LMP qui projetterait de s’en prendre à leurs camarades du RHDP. Plus grave encore, des miliciens libériens seraient prêts à s’en prendre à la population et prendre la ville pour son port. Les jeunes patriotes qui menacent et demandent à l’ONUCI de quitter la ville sinon, c’est eux qui les chasseraient.

Les FDS, arme au poing et véhicules surmontés d’armes lourdes de combat, patrouillant jour et nuit. Tout cela contribuant à troubler la quiétude de la population. A cela, vient s’ajouter l’actualité. Les violences de jeudi dernier qui ont abouti à des scènes de violences meurtrières et des scènes de guerre à Abidjan, Tiébissou, Yamoussoukro … La population privée d’information n’a que la RTI pour l’intoxiquer.

Diffusion de scènes de violences dont l’objectif est de créer la tension, la division entre les ivoiriens, donc la peur. C’est dans cette lourde atmosphère de peur que vit la population de San-Pedro qui s’endort et se réveille la peur au ventre. L’administration travaille au ralenti. Le marché, bien qu’ouvert, manque de produit de grande consommation. Les véhicules d’approvisionnement ne viennent plus. Ni d’Abidjan, ni de la campagne. Ainsi, les prix des denrées alimentaires encore disponibles ont atteint des sommets inimaginables. Beaucoup de magasins, surtout ceux des libanais, restent fermés. Le transport s’est arrêté.

Aucun car ou mini car n’est visible dans les gares. Personne n’ose et ne peut voyager. Seuls les taxis-ville continuent de desservir les quartiers. Si San-Pedro n’est pas une ville morte, elle y ressemble fort. C’est dans cette lourde atmosphère de peur que la population retient son souffle, attendant… une réponse. SORY BLINTIAKA (Correspondant)

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