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Le gouvernement ivoirien rassure et sort ses griffes
Publié le lundi 27 décembre 2010   |  Le Temps




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«Le Conseil des ministres de l’Uemoa a tenu le jeudi 23 décembre 2010, une session extraordinaire à Bissau, en République de Guinée-Bissau. Sur les implications de la situation politique qui prévalent en Côte d’Ivoire. Au terme du communiqué final de cette session dont copie a été obtenue sur le site de l’Union, le conseil des ministres a dit avoir pris actes des décisions de l’Onu, de l’Union africaine et de la Cedeao, de reconnaître pour chef d’Etat de la Côte d’Ivoire, un autre que celui reconnu par les Institutions ivoiriennes.

De même, le Conseil des ministres de l’Uemoa a décidé que les représentants désignés par le Président non reconnu par les organisations nationales soient les seules à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l’Union et a instruit la Bceao que ceux-ci sont les seuls à effectuer les mouvements sur les comptes ouverts à la Bceao. Ce communiqué de presse appelle de la part du gouvernement les observations suivantes : Premièrement, le gouvernement de Côte d’Ivoire tient à rappeler de façon claire et forte qu’il n’y a en Côte d’Ivoire, qu’un seul et unique Président de la République.

Son Excellence le Président Laurent Gbagbo conformément à la loi électorale de Côte d’Ivoire a été proclamé élu par le Conseil constitutionnel étant donné la loi électorale de la République de Côte d’Ivoire et ayant prêté serment dans les formes prescrites par la Constitution ivoirienne. Deuxièmement, le Président régulièrement investi a formé le gouvernement dirigé par le Pr Aké N’Gbo qui est le seul gouvernement légitime et légal et est le seul habilité à agir au nom de la République de Côte d’Ivoire.

Troisièmement, au regard de ce qui précède et des dispositions pertinentes du traité de l’Uemoa, les décisions arrêtées par le conseil des ministres de l’Union sont illégales et manifestement hors de sa compétence. En effet, il est très clairement établi par les textes en vigueur, que le Conseil des ministres de l’Union ne peut connaître que des questions se rapportant, à la politique économique, monétaire et financière de l’Union. Se faisant, le conseil des ministres à outre- passé ses prérogatives statutaires en s’ingérant dans les affaires intérieures d’un Etat. Le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire rappelle que la crise que vit le pays depuis la fin de ce processus électoral, est essentiellement politique. Qui n’est nullement du ressort de l’Union économique et monétaire ouest- africaine ( Uemoa). Mieux, le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire rappelle que l’espace monétaire commun a connu par le passé, beaucoup de remous, notamment le changement de régimes par la force au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en Gunée-Bissau et au Togo.

Lesquels n’ont nullement impacté les relations de ces Etats avec l’Uemoa. Les mesures préconisées par le Conseil des ministres de l’Union, si elles sont effectives, constitueraient un précédent avec de graves conséquences économiques et financières pour l’Union tout entière. Le gouvernement déduit que le communiqué sanctionnant la session extraordinaire, vise à créer le désordre et perturber la reprise économique bien visible cette semaine. C’est pourquoi, le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire rejette les mesures annoncées par le conseil des ministres et en appelle aux membres de l’espace communautaire, afin qu’ils agissent dans le sens de la promotion de la paix et du respect de l’égalité dans chaque Etat membre; conditions de succès de l’intégration régionale.

En tout état de cause, le gouvernement tient à rassurer le public, que toutes les dispositions sont prises, pour faire face à toutes les situations. Le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire attire l’attention des hautes autorités de l’Union, en l’occurrence la Conférence des chefs de d’Etat et de gouvernements sur l’impérieuse nécessité de maintenir les organes et les Institutions de l’Union notamment la Bceao en dehors des conflits politiques, pour leur permettre d’assurer en toute indépendance, leurs missions. Le gouvernement tient à repréciser que la Côte d’Ivoire, est un Etat souverain et que le choix de son Président relève de la compétence exclusive du peuple de Côte d’Ivoire et du Conseil constitutionnel».
Fait à Abidjan,
le 24 Décembre 2010
Retranscrit par B. Mafoumgbé


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