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Trois chefs d’Etat à Abidjan : La mission de la Cedeao a déjà échoué
Publié le lundi 27 dcembre 2010   |  Nord-Sud




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La communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest tente demain, une dernière médiation pour faire partir, en douceur, Laurent Gbagbo. Mais, si on en juge par les propos des partisans du chef de l`Etat sortant, autant dire que la mission de bons offices a déjà échoué.

La Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Beceao) perd son temps avec Laurent Gbagbo. C`est du reste ce que l`on peut conclure si on en juge la levée de boucliers teintée de menaces contre les ressortissants ouest-africains, suite à la décision de l`organisation sous-régionale de recourir à la force pour déloger le chef de file de La majorité présidentielle. Avant d`être engagée et, en dépit du casting méticuleux réalisé par la Cedeao, l`option diplomatique de la dernière chance envisagée par les chefs ouest-africains, est assurée d`accoucher d`une souris. Car, en dépit des excellentes relations qui unissent le Béninois, Thomas Boni Yayi, le Cap-verdien Pédro Pires et le Sierra-léonais, Ernest Baï Koroma à l`ancien homme fort d`Abidjan, ses partisans ont opposé une fin de non-recevoir à l`appel à quitter le pouvoir d`une manière ou d`une autre. « La Côte d`Ivoire est une terre d`immigration. Tous les pays d`Afrique de l`Ouest ont des ressortissants en Côte d`Ivoire, ils savent que s`ils attaquent la Côte d`Ivoire de l`extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l`intérieur », a clairement menacé, Ahoua Don Mello, l`un des porte-parole du gouvernement formé par Laurent Gbagbo.
Coup de bluff ou chantage ? Pas si sûr puisque le ministre des équipements et de l`assainissement dans le gouvernement-Gbagbo embraye ainsi sur une sortie de Charles Blé Goudé, un des farouches défenseurs du régime de l`ancien chef de l`Etat ivoirien. « Nous ne voulons pas de guerre en Côte d`Ivoire.

Burkinabè et Nigérians dans l`œil du cyclone
Quand on est dans une union comme la Cedeao, qu`un pays-frère est en proie à des difficultés, on ne vient pas faire la guerre à ce pays. On vient pour aider à résoudre la crise ivoirienne. Mais je ne sais pas quel sera l`objectif de cette force-là. Tuer les Ivoiriens ? Ils en auront beaucoup à tuer », avait-il, pour sa part, mis en garde, jeudi dernier. Plus tard, soit samedi dernier, Charles Blé Goudé renchérira en ces termes : « Ah bon, comme la France et les Etats-Unis ne peuvent pas nous attaquer, c`est au Nigeria qu`ils ont confié ce qu`ils ne veulent pas faire. On les attend ! ». Pour qui sait lire entre les lignes, ce sont les ressortissants ouest-africains qui sont désormais dans le viseur des hommes de Laurent Gbagbo au cas où la Cedeao aura recours à la force pour faire plier leur mentor. Ce sont les Burkinabè et les Nigérians qui sont sous la menace des ``patriotes``, appuyés par les mercenaires angolais et libériens. Or, à l`évidence, c`est la seule voie qui reste pour le faire partir du pouvoir. Car, même s`ils se disent ouverts au dialogue, la mise à l`écart de leur champion est totalement écartée. « Cette volonté de recolonisation du continent africain va prendre fin en Côte d`Ivoire, à moins d`exterminer tous les Ivoiriens. Nous sommes toujours ouverts au dialogue mais dans le respect strict des lois et règles de la République de Côte d`Ivoire. Le peuple de Côte d`Ivoire va se mobiliser », promet Ahoua Don Mello. Pour sa part, Laurent Gbagbo, lors de la campagne pour le second tour de la présidentielle, avait juré que c`est sur son corps qu`Alassane Ouattara, (le candidat de l`étranger, selon lui) devra passer pour accéder à la magistrature suprême. Presque dix ans en arrière, la Côte d`Ivoire se retrouve dans la même situation. A la veille du scrutin présidentiel qui a vu les candidatures d`Henri Konan Bédié (Pdci-Rda) et d`Alassane Ouattara (Rdr), rejetées, la médiation de la Cedeao avait buté contre le même ostracisme de Robert Guéï, visiblement poussé dans le dos par le même Laurent Gbagbo. L`histoire se répète donc pour la Côte d`Ivoire.
Pour rappel, au terme de la réunion de la Cedeao, vendredi dernier, à Abuja, sur la crise post-électorale ivoirienne, les chefs d`Etat ouest-africains sont convenus d`envoyer trois de leurs pairs en Côte d`Ivoire pour conseiller à Laurent Gbagbo de s`en aller tranquillement, par respect au verdict des urnes qui ont donné Alassane Ouattara, vainqueur. « En cas de rejet de cette demande non-négociable, la Communauté n`aura d`autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l`usage de la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien », ont toutefois prévenu les dirigeants ouest-africains. Immédiatement, les chefs d`états-majors de la sous-région devraient se mettre en branle.

Marc Dossa


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