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Politique

Vent de capitulation au FPI, les barons se font établir des passeports biométriques
Publié le vendredi 31 décembre 2010   |  Le Patriote




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La scène était quasiment surréaliste hier matin au centre d’établissement de passeports biométriques du Boulevard Latrille des deux plateaux. Les épouses de Bohoun Bouabré, Assoa Adou et de Yao Paul N’dré, du Conseil Constitutionnel, accompagnées de leurs enfants, y étaient pour se faire établir des passeports biométriques. Entourées de soldats puissamment armés, les compagnes de l’ancien ministre du plan et du développement, de l’ancien ministre de la construction et de l’actuel président du Conseil constitutionnel, qui a une grande responsabilité dans la crise postélectorale, ont rempli les formalités d’usage, avant de repartir comme elles sont venues, sous forte escorte sécuritaire. Au centre d’enrôlement du carrefour « Duncan », le temps était hier à toutes sortes de commentaires et d’interrogations. Pourquoi les barons de l’ancien régime s’empressent-ils, maintenant, à se faire des passeports ? Y a-t-il péril en la demeure ? Les tenants de la refondation ont-ils finalement compris que leur sort est définitivement scellé ? Pour un témoin de la scène, il n’est pas à exclure que les collaborateurs de Laurent Gbagbo veulent se mettre à l’abri d’une prochaine invalidation de leur passeport diplomatique par le nouveau pouvoir, incarné par le Président Alassane Ouattara. Ce n’est un secret pour personne, qu’au plan diplomatique, Ouattara a pris les choses en main et a même rappelé 25 ambassadeurs nommés par Laurent Gbagbo pendant sa gouvernance. Par ailleurs, certaines sources établissent un lien étroit entre la course aux passeports biométriques et la décision de la CEDEAO de faire partir Gbagbo et les siens qui s’activent à confisquer les rênes du pouvoir. En prélude à cette donne, les adjuvants et courtisans de Gbagbo ont choisi de prendre des précautions. Ainsi donc, pendant que des pauvres hères comme Blé Goudé soufflent le chaud et le froid, les plus lucides parmi les refondateurs, s’apprêtent à faire leurs valises, pour sortir d’un chemin sans issue pour eux.

Bakary Nimaga


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